#Mali :Création d’emplois et auto-emplois verts : Go Green pour renforcer les méthodes

Le gouvernement malien veut renforcer les méthodes de création d’emplois et d’auto-emplois verts dans les domaines agricole, alimentaire, des énergies renouvelables, de l’eau, de la sylviculture et de la finance.

Publié mardi 12 mars 2024 à 08:19
#Mali :Création d’emplois et auto-emplois verts : Go Green pour renforcer les méthodes

Les administrateurs ont formulé des suggestions et recommandations en vue de l’atteinte des objectifs

Réunis à cet effet, les administrateurs du Projet emploi et entreprenariat verts par et pour les jeunes au Mali «Go Green» ont procédé à la revue annuelle de ce programme afin de s’assurer de son bon déroulement et sa progression vers l’atteinte des objectifs. C’était à la faveur de la 1ère session de son Comité de pilotage tenue jeudi dernier. La ministre de l’Entreprenariat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré a présidé les travaux, en présence de la représentante du Projet Go Green, Mme Saye Aukje De Jager.

Pour ce faire, ils ont évalué l’exécution des activités de mars 2023 à janvier 2024, apprécié les résultats atteints par le Projet, identifié les éventuelles difficultés et obstacles. Avant de faire des suggestions et recommandations en vue de l’atteinte des objectifs. «Le Projet Go Green contribuera à augmenter les revenus des jeunes dans l’économie verte grâce à des opportunités via l’entrepreneuriat décent et inclusif dans les secteurs porteurs des systèmes agricole-alimentaire, de l’énergie et de l’eau», a expliqué la ministre chargée de la Formation professionnelle. Leur insertion se fera, a précisé Mme Bagayoko Aminata Traoré, à travers une mise en œuvre qui favorisera l’insertion professionnelle dans les divers secteurs inscrits dans les schémas directeurs de la formation professionnelle des Régions de Mopti, Ségou, Sikasso et le District de Bamako.

Selon elle, le Projet Go Green, d’une durée initiale de 2 ans dans sa phase pilote, permettra de garantir la participation des femmes et des hommes, indépendamment de leur origine ethnique, leur niveau d’alphabétisation ou tout autre déterminant social dans la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie. La ministre chargée de l’Emploi a souligné qu’il permettra à son département de mettre le curseur sur les opportunités offertes par l’emploi et l’entrepreneuriat verts au profit des jeunes hommes et des femmes.

La représentante du Projet «Go Green» a, pour y arriver, sollicité le soutien et l’accompagnement des jeunes. «Nous souhaitons que dans l’exécution, le maximum de jeunes puissent nous appuyer. Nous travaillons avec des jeunes qui peuvent appuyer d’autres jeunes afin de les préparer à trouver un emploi ou à créer une entreprise», a expliqué Mme Saye Aukje De Jager. L’objectif, selon elle, est l’augmentation des revenus pour les jeunes travaillant dans ce secteur grâce à des opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat, dans les secteurs porteurs des systèmes agricole, alimentaire, de l’énergie et de l’eau.

Mis en œuvre par l’Organisation néerlandaise de développement (SNV), ce Projet a été lancé le 27 septembre dernier sur financement de l’ambassade des Pays-Bas. Il vise à sélectionner via un processus compétitif, 2.400 jeunes en individuel ou en groupe pour une intégration professionnelle sous forme de stage, d’emploi, de mentorat, de tutorat ou d’entrepreneuriat dans le secteur de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique.

 
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Modernisation de l’administration : Focus sur le rôle des informaticiennes

 

Le Syndicat national des informaticiens de l’administration publique au Mali (Syniap) a commémoré, samedi dernier au mémorial Modibo Keïta, la Journée internationale des droits des femmes. La conférence-débat initiée à cet effet avait pour thème : «Implication des femmes dans la modernisation de l’administration publique au Mali : le rôle crucial des femmes informaticiennes dans le développement des Technologies de l’information et de la communication (Tic)». Elle a été présidée par la représentante du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Zahara Walet Hahmed Idda, en présence du secrétaire général adjoint du Syniap, Amadou Bamadio.

Cette rencontre visait à rassembler l’ensemble des experts pour discuter des défis et opportunités liés à l’implication des femmes dans la modernisation de l’administration publique et partager les meilleures pratiques en matière. Force est de reconnaître qu’aujourd’hui, les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans ce processus de la modernisation à travers les Tic. Elles apportent leurs compétences et expertises dans ce secteur vital pour relever les défis complexes, a déclaré Zahara Walet Hahmed Idda. Selon elle, notre pays a fait d’énormes progrès dans le domaine des nouvelles technologies, ces dernières années, avec la création de la direction de l’économie numérique et d’autres initiatives visant à promouvoir l’utilisation des Tic dans divers secteurs.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire dans le cadre de la modernisation de l’administration publique pour assurer une participation équitable des femmes. «Les obstacles sont nombreux et variés, allant des stéréotypes de genre aux inégalités d’accès à l’éducation et aux opportunités professionnelles» qu’il faut surmonter», a fait savoir la représentante du ministre chargé de l’Économie numérique. Avant d’inviter les uns et les autres à travailler pour créer un avenir meilleur où les femmes seront pleinement intégrées dans ce secteur clé des Tic et reconnues à leur juste valeur.

Le secrétaire général adjoint du Syniap a expliqué que l’administration publique est le moteur qui alimente le fonctionnement de nos sociétés, jouant ainsi un rôle crucial dans la prestation de services essentiels, la réglementation des activités économiques et sociales et dans la promotion du bien-être des citoyens. C’est pourquoi, a signalé Amadou Bamadio, il est important d’encourager la participation des femmes à tous les niveaux. «Les femmes possèdent un ensemble de compétences comme la résolution des problèmes, la communication efficace et le travail d’équipe qui sont essentiels dans la modernisation de l’administration publique», a-t-il noté.

Pour sa part, la 5è vice-présidente du Conseil national de transition (CNT) et paneliste a remercié le Syniap pour avoir initié cette conférence. Pour Mme Diarra Raky Talla, cela prouve que le syndicalisme est tourné vers le développement et que les syndicats contribuent à la stabilité sociale mais aussi à la réussite des actions dans l’administration publique et privée. «Désormais, nous les femmes devons suivre la marche des nouvelles technologies et les combiner avec les objectifs de nos administrations que sont, entre autres, servir et effectuer des prestations de façon transparente, rendre des services rapides et lutter contre la corruption», a exhorté la 5è vice-présidente du CNT.

Fatoumata Mory SIDIBE

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