C'est pourquoi, les directeurs généraux des douanes de la Confédération de l'AES ont pris mardi dernier à Niamey au Niger, une décision portant sur le libre choix de signer un protocole d’accord et une instruction-cadre pour l’interconnexion des systèmes douaniers de ses pays membres avec le Togo.
Selon l'Agence d’information du Burkina (AIB), les directeurs généraux des douanes du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont retrouvés dans la capitale nigérienne pour adopter des décisions en matière de sécurisation du transit à travers une interconnexion entre les différents pays de l’AES et le Togo. «Les patrons des Douanes ont instruit leurs équipes techniques à tout mettre en œuvre pour faire de l’AES un espace douanier interconnecté», a énoncé l'AIB.
Au cours de la même rencontre où le Tchad et le Togo étaient invités d’honneur, des dispositions réglementaires seront prises avec d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, a annoncé la source burkinabé. Des experts ont également échangé sur les implications douanières de la sortie de leurs pays respectifs de la CEDEAO avant que les directeurs généraux des douanes des pays de l’AES envisagent les perspectives et les mesures alternatives pour faire face à cette situation.
Selon l'AIB, la réunion a porté sur le thème : « Renforcement de l’interconnexion informatique et promotion socioéconomique à travers la libre circulation des personnes et des biens et services ». À ce titre, faut-il signaler que dans son communiqué final sanctionnant la session inaugurale des chefs d'État de la Confédération de l'AES tenue le 06 juillet dernier à Niamey, le sommet a instruit les ministres compétents d'élaborer urgemment des protocoles additionnels. Cela, en vue de faire face aux implications liées au retrait des pays membres de l'AES de la CEDEAO.
Souleymane SIDIBE
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