D’un coût total de 88,23 milliards de Fcfa, ce projet bénéficie de l’appui de la Banque mondiale
L’ordre du jour de cette rencontre portait sur l’approbation du Programme d’activités et budget annuels (PTBA) 2025 de ce projet.
D’un coût total de 88,23 milliards de Fcfa, ce projet vise à améliorer l’accès aux services de base répondant aux priorités communautaires. Il cible les zones nouvellement sécurisées du Nord (Tombouctou, Kidal et Taoudéni) ainsi que celles à risque dans le Sud (Kayes, Nioro et Nara) où l’accès à ces services permettrait de prévenir les conflits. Le projet concerne environ 57 communes et plus de 700 villages, selon les responsables du comité d’orientation et de pilotage.
Le Projet Malidenko qui durera quatre ans, bénéficie de l’appui de la Banque mondiale. Il utilisera l’approche de développement communautaire qui s’est avérée efficace pour fournir rapidement les services de base nécessaires dans des environnements incertains et fragiles, contribuant ainsi à rétablir le lien entre l’État et les citoyens, soulignent les documents remis à la presse. Il s’agit d’une approche qui met l’accent sur la participation active de la communauté aux décisions de planification, à la gestion des ressources d’investissement et à la mise en œuvre des sous-projets.
«Cette initiative portée par mon département s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement en matière d’amélioration du cadre de vie des populations, tout en prenant en compte les plus vulnérables», a indiqué le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Pour le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, ce projet est conçu pour permettre de répondre aux besoins des communautés et réduire les coûts liés à sa gestion à travers «la méthode 80-20». Selon lui, l’objectif est que 80% du budget du projet aille directement aux communautés et que les coûts de gestion n’excèdent pas 20%.
«L’approche inclusive et participative adoptée par Malidenko constitue une rupture salutaire avec les méthodes directives qui ont souvent montré leurs limites», a indiqué le ministre, qui dira qu’à travers cette rencontre, les membres du comité de pilotage auront une fois de plus l’occasion d’apporter leur pierre à l’édifice du développement communautaire en statuant sur le projet du PTBA et en formulant des recommandations.
Tout en espérant que ce document reflète à la fois la vision stratégique du projet et les besoins réels du terrain, le ministre Wagué a exhorté les membres du comité de pilotage à des échanges francs, constructifs et orientés vers des résultats concrets. Et de réitérer l’engagement des autorités à faire de ce programme un modèle de réussite.
Pour sa part, le coordinateur du Projet Malidenko a indiqué qu’il s’agit d’aller vers les communautés pour renforcer leurs capacités afin qu’elles soient à la base de la panification de leur développement. Amadou Traoré a rassuré que les fonds seront mis à disposition des entités qui seront créées par les communautés elles-mêmes.
Bembablin DOUMBIA
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