Les participants avec des formateurs après la clôture de la rencontre
s médias en matière de journalisme spécialisé avec un accent sur les domaines cités plus haut afin d’améliorer la qualité de la production médiatique dans l’espace public. La formation a été assurée par l’ancien directeur général de l’ORTM, Salif Sanogo, le directeur de publication du journal «Mali-Tribune», Alexis Kalambry et le directeur exécutif de Tuwindi, Tidiane Togola.
Durant cinq jours, les participants ont appris les règles d’éthique et de déontologie. L’éthique renvoie à la morale et à la conscience du journaliste et la seconde à la conduite à tenir notamment, la nécessité de vérifier ou de recouper l’information. «Quelle qu’en soit la source qui vous donne l’information, cherchez à vérifier», a conseillé Salif Sanogo.
Le communicant a ensuite recommandé aux journalistes de ne pas publier une information dans laquelle ils sont acteurs. Sans oublier le respect de la vie privée. À ce propos, il a signalé que les médias ne peuvent pas tout dire ou publier car le droit d’information s’arrête, notamment au mur de la vie privée.
Selon les experts en communication, les journalistes relaient toutes les opinions, même celles qu’ils ne partagent pas sans pour autant les cautionner. «Respectez les faits observés et les témoignages sans les valider», a insisté Salif Sanogo. Les hommes de médias doivent garder leurs distances vis-à-vis des apparences, des émotions des autres et de leurs propres émotions.
Aussi, le travail d’un journaliste nécessite-t-il une excellente culture générale, la curiosité et l’esprit critique. Tout comme une excellente expression écrite et orale, une mentalité proactive doublée d’une conscience professionnelle, ont conseillé les formateurs. Selon eux, les deux parties essentielles dans un article sont l’attaque et la chute. Ils ont aussi demandé de soigner le titre de l’article qui attire l’attention et suscite l’intérêt chez les lecteurs.
Au cours de la formation, les participants ont été formés en journalisme de solutions qui consiste à trouver des solutions qui peuvent être dupliquées à une problématique donnée. «On ne présente pas une personne ou une organisation, mais une réponse à un problème et la cause de celui-ci», a précisé Alexis Kalambry, soulignant que le journalisme de solution est plus social.
Les temps forts de cette session de formation ont été les cas pratiques que les formateurs ont partagés avec les participants.
Bembablin DOUMBIA
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