Un malfaiteur est toujours surpris d’être coincé et interpellé par les policiers. Cela ne l’empêche pas de se retrouve entre les quatre murs d’un cachot. Ce sentiment de surprise découle du fait que la plupart des bandits de grand chemin feignent ignorer que les policiers veillent au grin, et qu’ils sont prêts à sauter sur la moindre occasion pour les mettre hors d’état de nuire. Assez souvent, ils estiment avoir une longueur d’avance sur les policiers. à sa grande surprise, le nommé ST vient d’être alpagué par les limiers du commissaire principal, Hamidou Diakité, en charge du commissariat de police de Sénou à la suite d’une traque continue de plusieurs jours.
Selon nos sources, le nommé S.T, la vingtaine, s’était introduit par effraction au domicile d’un citoyen demeurant au quartier Yirimadio-Bakorobabougou, en Commune VI à la périphérie du District de Bamako. Ce jour-là, tout laissait croire que ce garçon avait minutieusement préparé son coup. La preuve ? Il parviendra à faire irruption dans le domicile de sa future victime sans éveiller les soupçons d’aucun habitant de la maisonnée, encore moins le voisinage. Une fois à l’intérieur du domicile, en véritable malfrat professionnel, il y déroba la rondelette somme de 14 millions de Fcfa. Puis, il ressortit sur la pointe des pieds, ni vu, ni connu avant de disparaître dans la nature comme s’il n’était jamais passé par là.
Des jours passèrent. Le jeune homme pensait que le temps avait fait son effet et qu’il allait jouir de son butin en toute tranquillité, sans être inquiété outre mesure. Cependant, il avait oublié que sa victime n’allait pas rester sans rien faire après la perte d’une telle somme d’argent. Contrairement à cette idée, tout portait à croire que cette dernière s’était rendue chez les policiers pour faire la déclaration de vol de son argent, et par la même occasion, déposer une plainte contre X.
Cela n’est un secret pour personne que les policiers misent beaucoup sur le renseignement pour coincer et, éventuellement, interpeller des malfrats de tout acabit. Le dépôt d’une plainte est une étape essentielle de cette stratégie policière qui permet de bien mener leur mission. Dans cette affaire, le « Pion » des limiers avait fait un travail remarquable en apportant à sa « base » des informations qui soufraient de peu de doute sur une possible implication du nommé S. T dans cette histoire. Par la suite, les éléments de la brigade de recherches (BR) se sont mis à l’œuvre pour traquer le suspect.
Au même moment, celui-ci faisait la fête avec l’argent volé. Il dépensait sans se contrôler et avait carrément changé du tout au tout à la surprise générale dans le quartier. Entre temps, les éléments de la BR avaient recueilli des informations concordantes avec le changement radical opéré dans la vie de S.T. Nantis d’informations solides, le 11 mars dernier, les limiers effectuèrent une descente à l’endroit censé être le domicile du suspect n°1 de cette affaire. Celui-ci fut interpellé sans résistance et conduit au commissariat de police pour y être entendu.
Après son audition, les enquêteurs l’ont conduit jusque chez lui à son domicile pour une perquisition. Là, ils ont saisi une voiture (taxi), trois motos-taxis, une moto Djakarta, deux téléphones portables « iPhone 13 Pro », un téléviseur écran plat. à ces saisis s’joutent un peu plus de 4 millions de Fcfa en espèce. Les preuves étaient suffisantes pour placer le jeune homme au fond d’une cellule. Celui-ci avait entre temps reconnu s‘être effectivement introduit par effraction chez sa victime et avait emporté la somme d’argent ci-dessus indiquée. Le nommé S.T dort désormais derrière les barreaux en attendant d’être fixé sur son sort. Une enquête a été ouverte pour mettre la main sur d’éventuels complices.
Tiedié DOUMBIA
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