Opération spéciale d’immatriculation des engins à Sikasso : Faible affluence

L’opération spéciale revient à 12.500 Fcfa contre 30.250 Fcfa en temps normal

Publié jeudi 06 janvier 2022 à 07:29
Opération spéciale d’immatriculation des engins à Sikasso : Faible affluence


 

L’opération spéciale d’immatriculation des motocyclettes, des vélomoteurs et des tricycles a été officiellement lancée le 15 novembre dernier. Ce sont les instructions interministérielles n°001 et n°002 du 12 novembre 2021 qui rendent obligatoire l’immatriculation et l’obtention du permis de conduire des motocyclettes, vélomoteurs et tricycles. L’opération durera 9 mois, elle prendra fin le 15 août 2022.


La Région de Sikasso n’est pas restée en marge de cette opération. C’est dans le but de s’enquérir de l’état d’évolution de ladite opération que notre équipe de reportage a approché les acteurs impliqués.

Mamadou Berthé et Lassina Tangara sont tous conducteurs de motos-taxi dans la ville de Sikasso. Ces deux conducteurs estiment que l’opération est une très bonne initiative, mais ils regrettent la faible communication et sensibilisation autour de cette activité. «On a entendu les rumeurs sur l’opération spéciale mais on ne savait pas qu’elle avait commencé», affirment-ils, ajoutant qu’ils vont attendre le feu vert de leur chef avant de faire immatriculer leurs engins.

Tout comme les précédents interlocuteurs, le conducteur de tricycle «katakatani» Moussa Dembélé assure aussi qu’il n’était pas au courant du démarrage de l’opération spéciale. Il reconnait volontiers qu’il n’est pas un accroc des informations. «C’est ma première nouvelle comme ça. In cha Allah, je ferai immatriculer ma moto et je prendrai le permis avant la fin des neuf mois de l’opération», promet-il.

Le propriétaire de la moto «Djakarta» de couleur rouge, Moussa Diamouténé, abonde, lui aussi, dans le même sens que les précédents interlocuteurs. «Je n’étais pas au courant de cette opération», déclare-t-il. Il ajoute que le gouvernement doit sensibiliser la population cible sur l’importance de l’opération.

Le directeur régional par intérim des transports terrestres et fluviaux de Sikasso (DRTTF), Sidy Mohamed Haïdara, confirme que l’opération a effectivement démarré à la date prévue dans la région. «Elle se poursuit normalement mais de façon timide. Du début de l’opération à nos jours, nous n’avons reçu que 30 personnes pour le permis de conduire et seulement 2 personnes pour l’immatriculation», affirme-t-il. Souvent, la direction peut recevoir 1 à 2 personnes par semaine sinon personne.

 S’exprimant sur la difficulté à laquelle l’opération spéciale d’immatriculation fait face, M. Haïdara souligne  que le blocage se situe au niveau du Certificat de mise à la consommation (CMC) délivré par la douane. à l’en croire, beaucoup de Sikassois possèdent des motos achetées dans une autre région/localité. Pour pouvoir immatriculer ces motos, les propriétaires doivent obligatoirement amener les CMC desdites motos. Or, il se trouve que ces CMC sont délivrés par la douane de la localité d’achat. «C’est l’accès à ce document qui pose le grand problème», indique-t-il.

Se prononçant sur les pièces indispensables pour l’opération d’immatriculation, le directeur régional par intérim de la DRTTF de Sikasso précise le certificat de mise à la consommation délivré par la douane, la vignette ou la facture d’achat antérieur au 15 novembre 2021, le paiement de la redevance de la sécurité routière qui s’élève à 1.000 Fcfa à la DRTTF, un timbre fiscal par cheval vapeur d’un montant de 1.500 Fcfa, le procès verbal de constatation de l’engin délivré gratuitement par la DRTTF et le paiement de la plaque d’immatriculation fixée à 5.000 Fcfa. Ainsi, pour l’opération spéciale, l’usager doit débourser la somme totale de 7.500 Fcfa.

Pour l’obtention du permis de conduire, le directeur régional par intérim souligne que les conditions à remplir pour les usagers sont notamment avoir 16 ans révolus pour la catégorie A1 et 18 ans pour la catégorie A2. Les pièces à fournir pour avoir accès au permis de conduire sont, entre autres, une demande timbrée adressée à la DRTTF (2.000 Fcfa), un acte de naissance ou jugement supplétif ou encore la fiche d’identification nationale, quatre photos, le paiement de la redevance à la DRTTF (2.000 Fcfa) et le paiement de la redevance de la sécurité routière ANASER (1.000 Fcfa). En somme, dans le cadre de l’opération spéciale, la dépense totale du permis de conduire pour les tricycles, les motocyclettes et les vélomoteurs est de 5.000 Fcfa.

Par ailleurs, Sidy Mohamed Haïdara invite les usagers à profiter de cette opportunité qui est limitée par le temps. L’opération permet non seulement aux conducteurs des tricycles, motocyclettes et vélomoteurs de faire immatriculer leurs engins mais aussi d’avoir des permis de conduire à moindre coût. «Les usagers ne doivent pas attendre la dernière minute, ils doivent venir à temps», conseille-t-il.

Une campagne/caravane couplée à des microprogrammes radiophoniques devraient se tenir afin d’informer et de sensibiliser la population sur l’opération spéciale d’immatriculation des motocyclettes, des vélomoteurs et des tricycles. Enfin, il est utile de préciser à l’intention des usagers concernés que cette opération consent une réduction tarifaire sur les documents de transport.


Il s’agit notamment de la carte grise et de la plaque d’immatriculation qui coûtent 7.500 Fcfa actuellement au lieu de 19.500 Fcfa en temps normal, le permis ou l’autorisation de conduire qui coûte 5.000 Fcfa au lieu de 10.750 Fcfa.

Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Sikasso : Les grottes de Missirikoro, entre légende et mystères

La Région de Sikasso regorge de nombreux sites historiques parmi lesquels les grottes de Missirikoro. Un endroit à découvrir à tout prix.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:37

Souleymane Traoré alias Néba Solo : Le balafon, c’est aussi une identité sénoufo

Instrument emblématique, le balafon est depuis très longtemps admiré par les Maliens. Cet instrument de percussion était utilisé par les griots dans un premier temps avant d’être joué par toutes les catégories sociales. Il joue un rôle crucial dans la refondation de notre pays. Dans les lignes qui suivent, l’enfant de Nébadougou dans le Kénédougou, Souleymane Traoré alias Néba Solo, livre sa perception du balafon en milieu senoufo.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 25 février 2026 à 08:30

Nuit du citoyen à Sikasso : 12 citoyens distingués pour leur engagement

La salle de conférence du gouvernorat de Sikasso a abrité, mardi dernier, la 2è édition de la «Nuit du citoyen». La rencontre était présidée par la gouverneure de la région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié lundi 23 février 2026 à 08:38

Sikasso : Le festival international nangnerki, un véritable espace de brassage culturel

Le stade Babemba Traoré de Sikasso vibre depuis le 10 février, et ce durant une semaine, au rythme du festival Nangnerki. Le «Nangnerki» est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon. L’évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 18 février 2026 à 08:38

Sitafa Berthé : «Les semences locales de pomme de terre sont de bonne qualité»

La saison froide est propice pour la culture de la pomme de terre. En cette période de semis ou encore de plantations de semences de la pomme de terre, Sitafa Berthé, président de la Coopérative des producteurs de semence de la pomme de terre (Faso shi) de Sikasso, mais aussi de la Confédération nationale des producteurs de pomme terre du Mali, met en valeur les semences locales.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mardi 13 janvier 2026 à 09:46

Tribunal de grande instance de Sikasso : La chambre criminelle tient sa 1ère session

La 1ère session de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Sikasso qui a démarré, lundi dernier, se poursuivra jusqu’à vendredi prochain. La session jugera cinq dossiers à savoir un cas de meurtre et quatre cas d’atteinte sexuel (viols et pédophilies)..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 17 décembre 2025 à 11:18

Sikasso : Réformes politiques, institutionnelles et électorales au cœur d’une rencontre

-.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mardi 09 décembre 2025 à 09:03

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner