Après avoir reçu le projet de Constitution, le président de
la Transition, le colonel Assimi Goita, a aussitôt instruit le gouvernement de
le vulgariser sur toute l’étendue du
territoire national pour une meilleure réussite du référendum prévu pour le 18
juin prochain. Au regard de sa mission constitutionnelle qui est de donner un
avis motivé sur toute politique de développement local et régional, le Haut
conseil des collectivités (HCC), qui est l’une des institutions de la République
du Mali, s’est proposé d’organiser lors de sa session de mai 2023 un atelier
sur la thématique : « l’appropriation du projet de Constitution par
les élus des collectivités territoriales».
La rencontre, tenue hier au siège du HCC, s’est déroulée en présence du président de l’institution, Mamadou Satigui Diakité, du ministre de la Refondation de l’état, chargé des Relation avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga et d’autres personnalités.
L’objectif de la session était d’amener les élus des
collectivités territoriales à s’approprier le projet de Constitution afin de le
relayer aux populations à la base pour une meilleure réussite du scrutin référendaire.
Mamadou Satigui Diakité a signalé que depuis la décision du
chef de l’État de vulgariser le projet de Constitution, le HCC s’est imprégné
de cette tâche pour la mener au mieux. Dans cette dynamique, l’institution n’a
ménagé aucun effort pour vulgariser et soutenir le projet de Constitution à
l’intérieur et en dehors du pays, notamment en République démocratique du Congo
et au Congo Brazzaville.
« Le Haut conseil des collectivités compte faire
des missions avec les autres entités et conseillers nationaux pour battre
campagne dans le cadre du référendum», a annoncé Mamadou Satigui Diakité.
Pour ce faire, a-t-il expliqué, ils solliciteront des ressources humaines,
financières et matérielles, tout en invitant les uns et les autres à plus de détermination
pour mieux comprendre le projet de Loi fondamentale.
Dans son intervention, le ministre en charge de la
Refondation de l’État a affirmé que l’étape charnière qu’ils traversent est une saine appropriation de la vision et
du contenu du projet de Constitution par chaque citoyen et groupe de forces
vives de notre pays. «C’est à cet exercice que vous aidez le gouvernement, qui
a été mis en mission par le président de la Transition, d’aller à cette
vulgarisation tous azimuts», a apprécié Ibrahim Ikassa Maïga.
Selon lui, cette
instruction a abouti à l’élaboration d’une stratégie nationale gouvernementale,
de vulgarisation et qui, aujourd’hui, est allègrement mise en œuvre en face des
forces vives à Bamako, dans les 19 régions et dans la plupart des pays où les
Maliens sont établis. Et cet exercice continuera jusqu’au 30 mai prochain.
Il a ensuite exhorté les participants de l’atelier à s’approprier le contenu du projet de Loi fondamentale pour une meilleure vulgarisation dans les familles, au niveau des organisations, corporations et dans les lieux de travail. Et le ministre Maïga de rappeler que ce texte consacre une valorisation du HCC à travers la création d’une seconde chambre au sein du Parlement. Il s’agit du Sénat qui aura, en principe, plus de pouvoirs en matière législative.
Jessica K. DEMBELE
Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, effectuera le lundi 24 août 2026 une visite de travail en Algérie, à l’invitation de son homologue Sifi Ghrieb. Selon la Primature, cette visite vise à renforcer le dialogue et la coopération entre les deux pays..
L'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali près la République fédérale de Somalie, Dr Madou Diallo, avec résidence à Addis-Abeba, a présenté, le mercredi 19 août 2026, ses lettres de créance au Président de la République fédérale de Somalie, Hassan Shei.
18 août 2020-18 août 2026. Six années se sont écoulées depuis le changement de régime intervenu le 18 août 2020. Une période marquée par de profonds changements institutionnels, diplomatiques, économiques et sécuritaires. Dans un entretien accordé à l’Essor, Dr Ahmadou Touré, directe.
En tournée dans la sous région, l’émissaire du secrétaire général des Nations unies, Mme Sahle-Work Zewde, a été reçue, hier au Palais de Koulouba, en audience par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta..
Montesquieu qualifiait le droit de grâce de « plus bel attribut de la souveraineté » (De l’esprit des lois, p. 153). Dans l’affaire Vézilier, cet attribut devient aussi un levier: celui qui permet de faire dialoguer justice pénale, souveraineté et diplomatie..
L’AES apparaît comme l’expression d’un panafricanisme sous-régional renouvelé, dans lequel l’affirmation de la souveraineté et la recherche d’autonomie stratégique se conjuguent avec des impératifs immédiats de sécurité, de défense collective et de repositionnement géopolitique.