Le bidon de 20 litres d’huile alimentaire doit être vendu à 21.000 Fcfa en gros et 1050 Fcfa le litre
Il n’y aura pas de pénurie de denrées de première nécessité
pendant le mois de Ramadan qui s’annonce. La direction générale du commerce, de
la consommation et de la concurrence (DGCC) en a donné l’assurance, lors de la
deuxième édition de son «Café de presse», tenue hier au Conseil national du
patronat du Mali (CNPM). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le
ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, en présence du directeur général de la DGCC, Boucadary
Doumbia.
Divers points étaient au menu de ce rendez-vous, dont la
situation de l’approvisionnement du pays, l’organisation du circuit de
distribution des produits de première nécessité ainsi que les efforts consentis
dans le cadre de la stabilisation des prix. Occasion également pour la DGCC
d’informer sur son organisation, ses missions et sur les procédures et
l’organisation de l’activité commerciale au Mali. En outre, les journalistes
ont été suffisamment édifiés sur les mécanismes gouvernementaux de maîtrise des
prix et d’incitation de l’approvisionnement du pays en produits.
Il ressort de la présentation faite par le sous-directeur
commerce intérieur et consommation de la DGCC, qu’actuellement aucun programme
d’abandon des droits et taxes au cordon douanier n’est à l’ordre du jour. Cela
s’explique par le niveau d’approvisionnement des marchés, qui suffit pour
couvrir largement les besoins du mois de Ramadan.
«En tout état de cause, le
ministre de l’Industrie et du Commerce n’est pas l’autorité compétente habilitée
pour l’octroi des avantages fiscaux au cordon douanier», a fait savoir Seydou
Kassogué. Et d’indiquer, concernant la stabilisation des prix durant le mois de
Ramadan, que les efforts seront accentués en matière de contrôle des prix du
sucre, de l’huile alimentaire et de la farine boulangère.
Faut-il le rappeler, les prix indicatifs plafonds de ces
produits sont fixés par un arrêté ministériel. Le sac de 50 kg du sucre local
est cédé à 28.000 Fcfa (prix grossiste) et 600 Fcfa (au détail). Celui du sucre
importé est de 30.000 Fcfa pour le sac de 50 kg et 650 Fcfa au détail. Quant au
bidon de 20 litres d’huile alimentaire, il doit être vendu à 21.000 Fcfa en
gros et 1.050 Fcfa (au détail). Pour la farine de blé, le sac de 50 kg (carreau
usine pour boulanger) est à 25.000 Fcfa.
«Aujourd’hui, il n’y a pas de hausse généralisée des prix. Pour certains
produits, les prix ont augmenté depuis la source. Mais on a tendance à penser
que l’augmentation, c’est seulement au niveau de la chaîne de distribution», a
expliqué le directeur général de la
DGCC. Boucadary Doumbia estimera que si les acteurs ne sont pas organisés, les
coûts vont forcement grimper. Il a invité les acteurs à se mettre ensemble et à
respecter les textes encadrant le commerce.
Pour le ministre, à l’amorce du mois de Ramadan, des
fluctuations de prix de la plupart des denrées alimentaires peuvent être observées.
Cette situation, liée à un changement des habitudes de consommation
alimentaire, est tout à fait normale en période de ruée des consommateurs sur des produits peu consommés
en dehors du mois de Ramadan tels que le gingembre, le bissap et le citron.
Mahmoud Ould Mohamed a expliqué que «ces fluctuations de prix n’ont pas que des
effets négatifs, puisqu’elles permettent aussi d’assurer un revenu aux femmes évoluant
dans l’informel et cela participe à la lutte contre la pauvreté ».
«La vie chère est partout et le gouvernement n’est pas resté insensible à la perte du pouvoir d’achat des populations. Bien au contraire. Il y a lieu de reconnaître que pour certains produits, les prix ont connu effectivement des augmentations. Cependant, pour d’autres, les prix sont restés stables voire en baisse grâce notamment aux efforts consentis par le gouvernement et tous les acteurs économiques», a déclaré le ministre.
Babba COULIBALY
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