Au total, quatre panels ont été animés par des experts internationaux et locaux dont le président de l’APDP, Pr Mamoudou Samassékou (d)
C’est en ces termes que le président de l’Autorité de protection des données à caractère personnel du Mali (APDP), Pr Mamoudou Samassékou, a planté le décor à l’ouverture des panels des dix ans de l’APDP. Organisés, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), ces panels marquent le point d’orgue de la célébration du 10è anniversaire de l’Autorité.
L’événement était placé sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Boureïma Kansaye. Il avait à ses côtés le président de l’Autorité de protection des données à caractère personnel du Niger, également président du Réseau africain des autorités de protection des données à caractère personnel (RAPDP), Adamou Iro.
Au total, quatre panels ont été animés par des experts internationaux et locaux. Le premier, dont le thème était : «La protection des données personnelles en Afrique : états des lieux et perspectives», a été animé par les présidents des Autorités de protection des données à caractère personnel du Niger et du Mali. Pour le Pr Mamoudou Samassékou, même si les contextes diffèrent, les enjeux restent les mêmes. «Au Mali, les progrès sont indéniables. L’APDP a su, en dix années, s’imposer comme une institution de référence au service de la transparence, de la confiance numérique et de la protection des droits fondamentaux. Mais il reste encore beaucoup à faire», a-t-il déclaré.
«La digitalisation des services publics, qui pose de nouveaux défis : cyber-sécurité, conservation des données, accès des citoyens à leurs droits numériques» était le thème du deuxième panel. Alors que le troisième portait sur les relations entre les Autorités de protection et les géants du numérique. Sur ce thème, le président de l’APDP du Mali a estimé qu’un équilibre est à trouver entre innovation, libre circulation des données et respect de la législation. «C’est un enjeu global qui exige une réponse collective et coordonnée», a-t-il insisté. Le quatrième panel a abordé la «protection de la vie privée des militaires sur les réseaux sociaux». Un sujet jugé délicat et qui rappelle, selon Pr Mamoudou Samassékou, que la donnée personnelle n’est pas une abstraction, mais une réalité concrète qui touche à la sécurité de nos États, à l’éthique, et à la responsabilité individuelle et collective.
GOUVERNANCE DES DONNÉES- Ces panels marquent le point d’orgue d’une célébration qui se veut utile. C’est dans cet esprit que d’éminents spécialistes, représentants d’institutions publiques, d’organisations internationales et surtout d’autorités sœurs ont été réunis pour échanger, confronter les expériences et explorer les voies d’une coopération renforcée autour d’un bien commun : la donnée personnelle. «La protection des données à caractère personnel est le pendant direct du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication et de leur application dans les différents secteurs socio-économiques», a confié le président de l’APDP du Niger, interrogé après la cérémonie d’ouverture.
Pour Adamou Iro, c’est une nécessité régalienne pour les pouvoirs publics de mettre des cadres juridiques qui siéent et des institutions en vue de protéger des données à caractère personnel des citoyens. Des explications du président du RAPDP, c’est tout l’enjeu de la gouvernance de la protection des données à caractère personnel.
Intervenant pour la circonstance, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Boureïma Kansaye, a indiqué que l’organisation de ces panels s’inscrit dans le prolongement des débats scientifiques réalisés à la Faculté des sciences administratives et politiques de l’Université de Kurukanfuga de Bamako sur la même thématique. Il a salué cette initiative qui permet une meilleure compréhension de la gouvernance des données en Afrique.
«La gouvernance des données est un ensemble de processus politiques et d’outils mis en place pour gérer, protéger et utiliser de manière efficace et conforme aux besoins stratégiques de l’État. Elle garantit la qualité, la sécurité et l’accessibilité des données dans le strict respect des règlementations en vigueur», a développé le ministre Boureïma Kansaye qui représentait le Premier ministre.
L’éclat de la célébration du 10è anniversaire de l’APDP a été rehaussé par la présence des présidents des Autorités de protection des données personnelles du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, de Madagascar, du Maroc et du Sénégal.
Babba COULIBALY
Les rideaux sont tombés, ce jeudi 22 octobre 2026 au Centre international de conférences de Bamako, sur les travaux du colloque international de la Cour constitutionnelle..
La 9ᵉ édition de la Semaine de la microfinance du Mali a été officiellement lancée mardi au Centre international de conférences de Bamako (CICB). La cérémonie était présidée par Abdoulaye Traoré, secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, représentant le mini.
D’une valeur de 2 milliards de Fcfa, ces équipements visent à améliorer la collecte des déchets et lutter contre les dépôts anarchiques dans la capitale.
Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population a organisé, ce jeudi 22 octobre 2026, dans les locaux de la Direction nationale de l’Urbanisme, une journée de concertation et d’exposition de stands avec les acteurs et partenai.
Dans le cadre du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA), les travaux de réhabilitation et d’extension de 13 lycées publics du District de Bamako ont été lancés ce jeudi 22 octobre 2026 au lycée Fily Dabo Sissoko de Bamako..
Le procès Adama Sangaré et ses coaccusés a amorcé aujourd'hui jeudi son avant-dernière ligne droite avec le requisitoire du ministère public. Dans ses réquisitions, le parquet a demandé 15 ans de réclusion contre les principaux accusés dont Adama Sangaré, ancien maire du District de Bamak.