Hier à la tribune de la 5è conférence des Nations unies sur
les Pays les moins avancés (PMA5) à Doha (Qatar), le Premier ministre a livré
le message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.
En effet, Dr
Choguel Kokalla Maïga a été dépêché dans la capitale qatarie par le chef de l’État
pour porter la voix du Mali à cette importante rencontre visant à libérer tout
le potentiel des pays les plus vulnérables et à les mettre sur la voie de la
prospérité. D’où le thème «du potentiel à la prospérité». L’enjeu est de taille pour les 33 pays africains concernés
dont le Mali qui connaît une crise multidimensionnelle depuis 2012.
Certaines
de ses difficultés pourraient trouver leurs réponses dans le Programme d’action
de Doha qui sera validé au terme de cette rencontre. Le Mali participe donc à
cette conférence avec l’espoir que ce Programme ne connaîtra pas le même sort
que ses prédécesseurs. En effet, a fait ressortir Choguel Kokalla Maïga, «de 25
pays en 1971, le nombre de PMA a presque doublé pour atteindre 52 en 1991». Ce
qui en dit long sur l’impact très limité des plans d’action successifs et sur
la nécessité de s’engager résolument vers l’action.
De l’analyse du chef du gouvernement, l’écrasante majorité
des pays dits moins avancés stagnent pour différentes raisons, parmi lesquelles
on peut citer les déséquilibres criards et l’iniquité du système économique
mondial. Ces PMA, a-t-il signalé, n’ont besoin ni de la commisération des plus
grands, ni d’aumône, encore moins d’assistance qui les maintiendrait dans une dépendance
continue. Ils ont plutôt besoin de partenariats robustes et, en particulier, de
justice dans les règles du commerce international et dans la gouvernance économique
mondiale. Dans cette optique, le «nouveau Programme d’action doit bénéficier
d’un soutien franc et d’un financement ambitieux à la hauteur des défis
auxquels les PMA sont confrontés», a-t-il déclamé.
Selon le discours prononcé par le Premier ministre, il faut
impérativement changer de paradigme dans la lutte contre le changement
climatique, à investir davantage dans le capital humain et à mettre en place
des outils robustes de relance économique post-Covid-19. Il a aussi encouragé
les PMA et leurs partenaires à s’attaquer de front aux défis liés à la paix et à
la sécurité qui menacent les fondements des états. Sous ce prisme, le Mali a
affirmé que la lutte contre le terrorisme et la restauration de la paix sont
des défis pressants, qui doivent être au cœur de l’action collective.
Conscient de l’importance de relever ces défis, notre pays a entrepris d’importants efforts visant à enrayer le terrorisme et l’insécurité. Concomitamment, il conduit des réformes structurelles au plan politique, institutionnel et au niveau du cadre macroéconomique en vue de refonder l’état. «C’est dans cet esprit que notre pays a adopté plusieurs documents-cadre de croissance économique et de lutte contre la pauvreté», a souligné Choguel Kokalla Maïga. Le gouvernement est également engagé à organiser des élections crédibles et transparentes, suivant un chronogramme établi, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel.
LE PROGRAMME D’ACTION DE DOHA- À travers ces explications,
Dr Choguel Kokalla Maïga faisait ainsi remarquer que nos besoins nationaux et
nos priorités sont en adéquation avec les axes majeurs du Programme d’action de
Doha. Lesquelles priorités s’avèrent être des chantiers ambitieux destinés à
accélérer notre développement et dont la réalisation requiert un engagement
plus fort au niveau national, régional et international.
«C’est pourquoi, le
Mali fonde beaucoup d’espoirs sur la mise en œuvre du Programme d’action décennal
de Doha», a insisté le chef du gouvernement. Avant d’exhorter, une fois de
plus, à promouvoir une chaîne de solidarité et de justice internationale pour
lever les obstacles et les entraves au développement des PMA.
Le Premier ministre a appelé les uns et les autres à travailler ensemble à l’application rapide du Plan d’action de Doha, de manière à accélérer l’atteinte des ODD et améliorer substantiellement les conditions de vie de nos populations. Car, en définitive, l’amélioration de ces conditions, particulièrement pour les couches les plus défavorisées, est essentielle pour réussir la lutte contre le terrorisme. Elle est aussi la condition sine qua-non pour la paix, la sécurité et la stabilité.
Pour sa part, le Mali ne ménagera aucun effort afin que les
engagements pris collectivement soient suivis d’effet. Aussi, reste-t-il disposé
à coopérer avec l’ensemble des partenaires pour aider à réaliser ensemble les
objectifs convenus dans le nouveau Programme.
Envoyé spécial
Issa DEMBELE
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