Le Pruba vise à améliorer l’accès aux services de gestion des déchets urbains
Sa mise en œuvre, dont l’accord de financement a été signé le 12 décembre 2022, intervient dans le cadre de l’amélioration de l’offre de services urbains et l’approfondissement continu de la décentralisation avec des collectivités territoriales aux compétences accrues, mais aussi aux capacités administratives, techniques et financières relativement faibles. Cela à travers la fourniture d’infrastructures et de services urbains prioritaires pour réduire les risques sanitaires, environnementaux et climatiques, l’augmentation de la résilience aux inondations dans les zones cibles vulnérables et l’appui à la capacité de gestion urbaine.
Le Pruba vise à améliorer l’accès aux services de gestion des déchets urbains, l’assainissement et l’approvisionnement en eau, mais aussi à accroître la résilience aux inondations dans certaines zones vulnérables du District de Bamako et des communes voisines ciblées. Il s’agit également de renforcer les capacités de gestion urbaine pour améliorer les conditions de vie des populations de la capitale malienne.
C’est dans cette vision que le Pruba a ténu, hier à la direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat, la 3è session de son comité de pilotage consacré à la validation du projet de Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2025 et du plan de décaissement 2025. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, en présence du coordinateur du Pruba, Babadian Diakité. Rappelons que la mise en œuvre du PTBA 2024 a été en partie marquée par certaines difficultés, qui n’ont pas permis d’atteindre les résultats projetés sur les décaissements.
Parmi celles-ci, on peut noter la signature tardive des conventions des agences en maîtrise d’ouvrage déléguée, les difficultés d’approbation du plan de passation des marchés en début d’année, ainsi que les questions de sauvegarde environnementale et sociales, préalables à la réalisation de certaines activités. Malgré ces difficultés, a affirmé le ministre Touré, le Projet a procédé à la mise en œuvre, dans le District de Bamako, des activités du plan d’actions prioritaire pour l’évacuation de 138.828 m 3 de déchets solides, l’exécution d’un programme de curage de 208,648 km de caniveaux et de 59,070 km de collecteurs, ainsi que la réalisation des études techniques de certaines infrastructures importantes.
Selon le ministre chargé de l’Urbanisme et de l’Habitat, le PTBA 2025, en plus de la poursuite des activités non achevées au titre de 2024 et la prise en compte des besoins exprimés par les services techniques de l’État en lien avec les objectifs du Projet, il prend en compte les activités de mise en œuvre du Contingent emergency response component (CERC) ou intervention d’urgence contingente.
Pour le ministre, le CERC occupera une place prépondérante dans cette nouvelle planification. Imirane Abdoulaye Touré a précisé que le PTBA 2025 ambitionne de porter le taux de décaissement à 34% contre 9% en 2024. Chose qui, a-t-il renchéri, exige un engagement particulier de l’Unité de coordination du projet (UCP) pour la tenue des instances aux échéances prévues dans le document du Projet.
À cette occasion, le président du comité de pilotage a invité les participants à un examen sans complaisance des documents, afin de s’assurer de l’adoption de solutions appropriées aux difficultés rencontrées pour améliorer de façon substantielle le taux de mise en œuvre des activités programmées et atteindre les objectifs du Projet.
Fadi CISSE
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