La commande publique,
ensemble des contrats, marchés ou achats de biens, de services et de travaux
effectués par les administrations et les entreprises publiques, apparaît
aujourd’hui comme l’un des vecteurs et moteurs des économies modernes. Cela un
peu partout à travers le monde. Au Mali, elle concerne des capitaux très
importants. Et le volume des marchés passés à travers ce mécanisme augmente
d’année en année. En moyenne, il représente plus du quart du budget national de
notre pays.
Au regard de ces
sommes colossales mises en jeu, la formation de l’ensemble des acteurs de la
commande publique s’impose comme une nécessité, voire une priorité absolue.
Elle contribue à une meilleure gestion des ressources et des affaires
publiques. Au Mali, cette noble mission est confiée à l’Autorité de régulation
des marchés publics et des délégations des services (ARMDS).
Créée par la loi
n°08-023 du 23 juillet 2008, elle a pour mission de réguler le système de passation
des marchés publics et des délégations de service public dans le but d’en
accroître la transparence et l’efficacité. Au terme de l’article 2 de cette
loi, l’Autorité est chargée de contribuer à l’information et à la formation de
l’ensemble des acteurs de la commande publique, au développement du cadre
professionnel et à l’évaluation de la performance des acteurs du système de
passation, d’exécution et de contrôle des marchés publics et des délégations de
service public.
C’est dans cette
optique que l’Autorité a initié, lundi dernier, quatre sessions de formation au
profit des acteurs de la commande publique de l’administration, du secteur
privé et des particuliers de Bamako. Les modules concernés sont les procédures
nationales de passation, d’exécution, de contrôle et de la commande publique.
Ces sessions de formation et de perfectionnement (niveau 1) se tiennent à
l’École nationale d’administration (ENA) sis à Kati Sananfara. La cérémonie
d’ouverture a été présidée par le président de l’ARMDS, Alassane Ba.
Au terme
de ces sessions de formation, les acteurs formés seront capables d’expliquer
les termes utilisés dans le lexique des marchés publics. Ils doivent être
également en mesure d’expliquer le cadre juridique et institutionnel des
marchés publics au Mali, élaborer les nouveaux dossiers types, sélectionner des
offres et expliquer les procédures de conclusion des marchés publics. Les
bénéficiaires sauront aussi répondre à un appel d’offres, expliquer la
fiscalité applicable aux marchés publics, énumérer les obligations de
l’entreprise titulaire du marché et expliquer l’éthique et la déontologie dans
les marchés publics...
La maîtrise de ces
outils participe de l’amélioration de la gouvernance au Mali. «Les enjeux de la
bonne gouvernance recommandent aujourd’hui que les différentes composantes de
la société, notamment l’État et ses démembrements, le secteur privé et la
société civile soient mieux imprégnées des dispositions du code des marchés
publics et ses textes d’application», a étayé Alassane Ba, s’exprimant à
l’ouverture des travaux.
La réalisation de cette mission de formation, a-t-il souligné, est une manière pour l’Autorité de contribuer à la bonne gouvernance économique et à l’optimisation des dépenses publiques. Car, a argumenté Alassane Ba, «votre maîtrise des textes et des outils réglementaires en matière de marchés publics constitue un des moyens les plus efficaces pour améliorer la qualité de vos diverses interventions dans les marchés publics».
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