Les participants lors de la rencontre
«Les
entreprises agricoles au Mali : cadre légal, centre d’intérêt et mode d’emploi
?», c’est le thème du petit-déjeuner professionnel organisé hier par le Conseil
national du patronat du Mali (CNPM), dans ses locaux. Le ministre de
l’Agriculture, lassine Dembélé était l’invité du jour. Le président du CNPM,
Mossadeck Bally, et plusieurs acteurs du développement rural ont pris part à
cette rencontre professionnelle.
Lassine
Dembélé a expliqué que l’écosystème agricole est composé d’un organe
d’orientation qui est le Conseil supérieur de l’agriculture, de deux organes de
suivi et de deux organes d’élaboration et de mise en œuvre des Politiques
nationales de développement agricole. Le Conseil supérieur de l’agriculture est
un organe de concertation sur des politiques nationales de développement
agricole.
Sa mission principale consiste à veiller à l’application de la Loi
d’orientation agricole (LOA). Et il est chargé, à cet effet, de délibérer sur
toutes les questions d’intérêt agricole qui lui sont soumises par les acteurs
du secteur, de suivre l’évolution des grandes orientations de développement de
la politique agricole et d’adopter avant le 31 mars de chaque année le rapport
annuel sur les mesures prises pour l’exécution de la LOA.
S’agissant
du Comité exécutif national de l’agriculture (Cenat), le ministre expliquera
que cet organe a pour mission de faire le suivi de la mise en œuvre des
décisions et recommandations issues du Conseil supérieur de l’agriculture. À
cet effet, il assure notamment la coordination des instruments de mise en œuvre
de la LOA en rapport avec les départements ministériels concernés,
l’information de tous les acteurs sur l’application de cette loi. Il s’occupe
également du suivi des résultats d’évaluations de la Politique du développement
agricole et assure le secrétariat du Conseil supérieur de l’agriculture.
Quant
au Comité exécutif régional, il est chargés du suivi de la mise en œuvre de la
LOA au niveau régional et émet ses avis et des propositions sur les questions
de développement agricole. En outre, Lassine Dembélé précisera que le cadre
règlementaire concerne les lois portant sur l’orientation agricole, le contrôle
de la qualité d’engrais, le Fonds national d’appui à l’agriculture, le statut
des exploitants agricoles et le foncier agricole.
Parlant
de la fiscalité agricole, le chef chargé du département de l’Agriculture dira
que l’impôt sur les bénéfices agricoles est prévu dans le Code général des
impôts à l’article 99. Donc, toutes les entreprises agricoles qui produisent
des bénéfices, doivent être soumises au prélèvement d’impôt conformément à la
disposition de cet article.
«Notre vision est de mener des actions dans le domaine de l’écosystème institutionnel de l’agriculture qui vise à faire du Mali une puissance agricole sous régionale où le secteur agricole sera un moteur de l’économie nationale, en générant des emplois et des revenus significatifs dans une logique de développement durable respectueux de l’environnement. Et de rendre nos produits plus compétitifs dans les marchés de la sous région», a-t-il déclaré.
Pour
sa part, Mossadeck Bally a rappelé qu’il y a de plus en plus d’entreprises
agricoles qui se créent dans notre pays.
C’est pour cela que le CNPM a pensé à
organiser cette rencontre d’échanges sur le «cadre légal, le centre d’intérêt
et le mode d’emploi des entreprises agricoles au Mali». La Politique de
développement agricole a pour but de promouvoir une agriculture durable,
moderne et compétitive, reposant sur les exploitations agricoles reconnues et
sécurisées à travers la valorisation maximale du potentielle agro écologique et
du savoir faire agricole du pays, a dit le président du CNPM.
Selon
lui, ce secteur primaire a connu une hausse ces dernières années et constitue
40% du Produit intérieur brut (PIB) du Mali. La contribution du secteur
agricole à la stabilité économique et sociale du pays est capitale par son rôle
central dans l’économie nationale, dans la création d’emplois et d’activités
génératrices de revenus.
Il a aussi révélé que notre pays a un potentiel en
terre agricole estimé environ à 43 millions d’hectares utilisables pour
l’agriculture et l’élevage. Seulement 7 millions d’hectares, soit 4,5% sont
cultivés, a-t-il regretté. Et de dire que face aux opportunités liées au
secteur et à la croissance des entreprises agricoles, il est nécessaire que les
textes qui régissent le secteur soient connus par les entreprises qui ont déjà
investi et celles qui compte investir.
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