«Nul n’ignore que la
radio est un outil impressionnant de préservation, de maintien, de
consolidation et même de pérennisation de la paix. Cette paix peut avoir deux
formes : une paix interne qui implique les communautés d’un pays qui
doivent dans la tolérance vivre en parfaite harmonie et une paix extérieure
impliquant les États voisins qui doivent veiller à l’existence d’un monde de
paix, de liberté et de compréhension mutuelle.» Le président de la Maison de la
presse du Mali, Bandiougou Danté s’exprimait ainsi lors de la célébration de la
12è édition de la Journée mondiale de la radio.
C’était hier dans les locaux de
la Maison de la presse. L’événement était organisé par l’Union des radios et télévisions
libres du Mali (Urtel) et Studio Tamani sous le thème : «Radio et paix». La cérémonie s’est déroulée
sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Communication, de
l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alkaïdi Amar
Touré, en présence de la vice-présidente de l’Urtel, Coumba Tangara, du représentant
de la Fondation Hirondelle et directeur général de Studio Tamani, Martin Faye
et du représentant de la Haute autorité de la communication (Hac), Khalifa
Naman Traoré.
Selon le secrétaire général
du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la
Modernisation de l’administration, ce thème choisi par l’Organisation des
Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour cette édition,
concerne particulièrement le Mali qui se trouve dans un contexte de crise
depuis plus d’une décennie. Alkaïdi Amar Touré a ensuite expliqué que le rôle
de la radio est indispensable dans le processus de paix dans lequel est engagé
notre pays à travers la promotion du dialogue entre les différentes parties.
«Le rôle des médias dans la prise en compte de la volonté des hommes, des femmes, même des jeunes et enfants maliens est plus qu’essentiel. Nous sommes aussi conscients que le rôle public des radios et de tous les médias ne peut être joué que si les femmes et les hommes des médias peuvent exercer leur métier en toute sécurité et liberté», a-t-il soutenu. Et d’inviter tous les médias à être proches des populations et de leurs réalités sur l’ensemble du territoire, indépendamment de leur appartenance ethnique, sociale, religieuse et du genre, tout en restant professionnels.
MÉDIAS GRAND PUBLIC-
La vice-présidente de l’Urtel a estimé que le thème de cette édition, cadre
parfaitement avec la réalité de notre pays. «Parmi les médias audiovisuels, la
radio est celui qui touche le plus grand nombre de personnes, ce qui fait
d’elle l’élément clé si l’on veut construire la paix», a fait savoir Coumba
Tangara. À cet effet, elle a expliqué que les radios contribuent de manière
significative à renforcer une culture de dialogue et de tolérance. Aussi,
a-t-elle ajouté, elles fournissent un moment de communication entre les
protagonistes qui peuvent rectifier des perceptions erronées tout en montrant
un aspect plus humain de l’autre et mettre en avant la dimension humaine du
conflit en relatant à l’antenne des histoires vécues.
De son côté, le représentant
de la Hac a salué la pertinence de ce thème. Pour Khalifa Naman Traoré, la
radio pourrait bien jouer un grand rôle dans le dénouement de la crise multidimensionnelle
à laquelle le Mali est confronté depuis quelques années. Mais, a-t-il insisté,
il faudrait que les radios soient utilisées avec professionnalisme, dans les règles
de l’art. Il a précisé que 491 radios sont autorisées au Mali dont 179 commerciales
et 312 non commerciales, y compris deux radios publiques et trois
internationales.
Le représentant de la
Fondation Hirondelle a affirmé que la radio est un outil inoxydable. «On a pensé
qu’avec l’arrivée des nouvelles technologies, elle allait mourir, non, elle ne
meurt pas. Elle est une compagne constante dans la vie et dans les activités de
tous les jours. La radio est au service de l’éducation et c’est un moteur de
changement. Si nous voulons changer la société, il faut agir au niveau des
antennes et par leur contenu», a suggéré Martin Faye pour qui le choix du thème
témoigne que la radio est un outil de paix car, les hommes et les femmes qui
font de la radio sont des acteurs et des artisans de paix.
Au cours de cette cérémonie, dix radios diffusant les émissions de Studio Tamani, cinq fidèles auditeurs de la même radio et certains de ses agents ont reçu des certificats. Son directeur général, Martin Faye, a reçu un Ciwara des mains du président de la Maison de la presse en guise de reconnaissance à ses actions en faveur de la presse malienne.
Fadi CISSE
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