La ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, échange avec les responsables des services rattachés à son département
L’objectif était de faire la revue des
projets et programmes dans le domaine de l’énergie et de l’eau. Et de voir les
possibilités de fusionner certains projets pour un développement harmonieux et
durable du secteur. Il y a au moins 70 projets et programmes au sein
de ce département ministériel. La ministre Bintou Camara a insisté auprès des
structures concernées, de regrouper tous les projets similaires afin d’avoir
des grands projets qui puissent profiter à la population.
Fusion d’autant plus
nécessaire qu’avec cette multitude de projets, des financements sont souvent
obtenus et bloqués alors que ce sont des projets qui sont en état et en cours
d’exécution. «Ce blocage est souvent dû au fait que le partenaire n’a pas fait
de décaissement ou c’est l’unité de gestion même qui n’arrive pas à faire le décaissement
parce que les procédures du partenaire financier ne sont pas souvent respectées»,
a-t-elle fait savoir.
Elle a aussi révélé qu’il y a des petits
projets qui s’arrêtent au bout de cinq ou six ans, tant qu’ils n’intègrent pas
les autres projets. Parmi ces projets, figure celui de l’Énergie solaire pour
le développement rural au Mali (PESDR) de l’Agence malienne pour le développement
de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (Amader) pour un coût
d’un peu plus de 11,9 milliards de Fcfa.
Un document remis à la presse indique
que le taux d’exécution physique de ce projet est de 0%, le taux de décaissement
est de 10,16% et le délai consommé est à 93%. Comme difficultés, la note cite
notamment l’approbation des marchés centraux solaires liés à l’origine de
l’attributaire provisoire à savoir le groupement Sagemcom energy telecom «France»
et Sagemcom Mali «Mali».
Sans oublier la prise en charge de la demande
d’actualisation des coûts des marchés de réalisation des réseaux électriques.
Selon le document, cette demande induit une augmentation de 53,7% par rapport
aux marchés initiaux. Y compris une restructuration du projet envisagé par la
Banque islamique de développement (Bid).
Quant au projet de renforcement du réseau de l’Énergie du Mali (EDM-SA), son coût total se chiffre à 9,17 milliards de Fcfa dont 8,5 milliards de Fcfa (prêt Banque ouest-africaine de développement BOAD) et 678 millions de Fcfa en contribution de EDM-SA. Le rapport révèle que le projet s’étend à un taux physique de 0% et 18,85% comme taux de décaissement. Et d’indiquer que ce projet prévu pour 18 mois a connu un retard d’environ un an à cause des effets des sanctions Cedeao/Uemoa.
Fadi CISSE
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