Cette conférence était co-animée par le
sous-directeur de la nutrition à la direction générale de la santé et de l’hygiène
publique, Dr Mahamadou N’Tji Samaké, et le chef de la nutrition au bureau du
Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Sylvestre Tapsoba. On y notait
aussi la participation de la représentante adjointe de l’Unicef au Mali,
Francine Kimanuka, et de la coordinatrice nationale du Remapsen-Mali, Fanta
Diakité.
La conférence visait à informer, sensibiliser
et encourager les mères à donner exclusivement le lait maternel aux
nourrissons. Tout le monde s’accorde (en tout cas tous les spécialistes) à dire
que le lait maternel est essentiel dans le développement et la protection de
l’enfant. Donner le sein à l’enfant est un geste simple qui est à la portée de
toutes les mères. Et le lait maternel ne comporte que des avantages.
La coordinatrice nationale du Remapsen-Mali a
rappelé que son Réseau a décidé qu’à l’occasion de chaque Journée mondiale dans
le domaine de la santé, d’organiser une conférence de presse. Cet engagement
sera institué sous le nom : «Rendez-vous du Remapsen». à cet effet, les
experts seront invités pour expliquer aux journalistes l’importance, la
situation nationale et les défis auxquels nous renvoie la thématique de la
Journée en question, a indiqué Fanta Diakité.
Le sous-directeur de la nutrition à la
direction générale de la santé et de l’hygiène publique a précisé que le Mali est confronté à deux
problèmes cruciaux. Il s’agit du don de l’eau aux bébés en plus du lait
maternel dans les six premiers mois. Selon Dr Mahamadou N’Tji Samaké, les études
ont montré que le lait maternel contient plus de 90% d’eau qui peut étancher la
soif des nouveau-nés. La seconde préoccupation porte sur la décoction des médicaments
traditionnels. À l’en croire, la multiplication des sensibilisations permettra
d’aplanir ces difficultés.
Le Mali
doit atteindre un niveau d’allaitement maternel exclusif d’au moins 70% d’ici
2030, a-t-il laissé entendre. «Au Mali, selon l’Enquête nutritionnelle
anthropométrique et de mortalité rétrospective (Smart-2022), nous sommes à 50
%.
Cela veut dire qu’il y a du chemin à faire», a souligné Dr Mahamadou N’Tji
Samaké, avant de saluer la collaboration du gouvernement avec les partenaires
pour relever le défi en matière d’allaitement maternel exclusif.
La représentante adjointe de l’Unicef au Mali
a fait savoir que l’allaitement maternel exclusif est une importance capitale
pour la croissance et la survie de l’enfant. Il permet de réduire le taux de la
mortalité infantile, a déclaré Francine Kimanuka.
Pour sa part, le chef de la nutrition au
bureau de l’Unicef a précisé que l’OMS, l’Unicef et les autres partenaires
soutiennent le gouvernement dans l’élaboration des politiques, de la législation,
de la planification et de la mobilisation des ressources. En vue de mettre en
place des programmes et des projets à haut impact en matière de nutrition, dans
l’allaitement maternel, dans l’alimentation complémentaire et dans la
diversification alimentaire.
Les partenaires appuient également l’état dans le système de santé et surtout dans le renforcement des capacités du personnel de santé, a expliqué Sylvestre Tapsoba.
Yaya DIAKITE
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