Semaine artistique, culturelle et économique de Kourémalé : Le «grand merci» des initiateurs

Au terme de la première édition de la Semaine artistique, culturelle et économique de Kourémalé, tenue du 21 au 28 septembre dernier, à la frontière entre le Mali et la Guinée, les initiateurs de l’événement ont tenu à exprimer leur gratitude à tous. La Semaine en question est désormais instituée sous le nom : «Festival international de Kourémalé pour l’unité africaine» et sa 2è édition est prévue en octobre 2023.

Publié mercredi 23 novembre 2022 à 07:07
Semaine artistique, culturelle et économique de Kourémalé : Le «grand merci» des initiateurs

Salif Keïta (c) remercie les autorités des deux pays pour les efforts accomplis pour la réussite

 

 

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse animée, le week-end dernier à Kalaban-Coro par le maître d’œuvre de l’événement, le chanteur Salif Keïta, et le conseiller technique au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Arouna Barry.

Le conférencier principal Salif Keïta a témoigné de sa reconnaissance aux autorités des deux pays pour les efforts accomplis pour la réussite de cette première édition. «Je tiens à remercier encore la Guinée. Sans elle, on n’aurait pas eu le courage de continuer et de pérenniser l’événement», a-t-il souligné. Et le conférencier de rendre aussi hommage à tous ceux qui ont apporté une contribution et au ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, celui en charge de l’Artisanat.


Il a associé aux remerciements le Secrétariat à la Sécurité alimentaire, Barou Coulibaly dit «Barouni Gambi» et la présidente du Mouvement An-biko, Mme Fatoumata Batouly Niane. Comme pour couper court à d’éventuelles interprétations malsaines, le conférencier a aussi précisé que ce rendez-vous culturel n’avait aucune une connotation politique. Arouna Barry a donné quelques informations sur le déroulement  du désormais «Festival international pour l’unité africaine de Kourémalé». Il a expliqué qu’à l’origine, le président du comité d’organisation et initiateur, Salif Keïta a souhaité remercier le peuple de Guinée pour son soutien au Mali pendant les «sanctions inhumaines et injustifiées» qui avaient été imposées à notre pays par la Communauté des économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

 Il voulait dire merci au peuple guinéen pour son soutien et à ce pays ami pour avoir refusé malgré les pressions de fermer ses frontières au Mali. Il voulait aussi rappeler la vision de l’ancien président de la Guinée, feu Ahmed Touré qui disait  que nos deux pays constituent les deux poumons d’un même corps. Et de dire que nos deux pays appartenaient au Manding classique. Pour lui, Salif Keïta voulait aussi dire que notre pays et la Guinée ont appartenu aussi à l’Afrique occidentale française (AOF). Et que c’est justement à cause des tracés des frontières qu’ils ont été séparés. Il voulait briser les barrières de la séparation pour favoriser l’unité, l’intégration économique et sociale de nos deux peuples, a dit le conseiller technique.

Sinè TRAORE

Lire aussi : Productions artistiques et culturelles : Quand l’art devient une force pour se relever

Dans les salles de spectacle, les quartiers, les festivals ou les écoles, les artistes transforment les épreuves du quotidien en messages d’espoir. Face aux crises, la culture s’impose comme un espace de résistance, de dialogue et de reconstruction collective.

Lire aussi : Centre Kandioura Coulibaly : La continuité d’une vision

Parfois, le destin freine l’ambition des hommes. C’est le cas de Kandioura Coulibaly, artiste-compositeur et créateur de mode, qui nourrissait l’ambition de construire l’un des plus grands musées d’Afrique consacrés, à l’accoutrement et aux parures..

Lire aussi : Entrepreneuriat culturel : Secteur économique à part entière

De la scène aux ateliers de création, une nouvelle génération de Maliens transforme son savoir-faire artistique en activité économique. Malgré les difficultés, la culture s’impose comme une source d’emplois et un secteur d’avenir.

Lire aussi : Théâtre : « WARI » revient sur scène le 19 septembre

Le 19 septembre, le Palais de la culture a rendez-vous avec l’histoire du théâtre malien. Sur scène, « Wari », œuvre d’Ousmane Sow, retrouvera son public après plusieurs années d’absence. Une reprise qui s’annonce comme un moment fort pour les amoureux du théâtre, mais aussi comme .

Lire aussi : Trophées panafricains Sémbé :Youssouf Doumbia de L’Essor honoré

La 3ᵉ édition des Trophées panafricains Sémbé a récompensé, vendredi dernier, une vingtaine d’hommes et de femmes qui se sont illustrés dans les domaines de la culture, du sport et du développement au Mali. Parmi eux, figure notre collègue, Youssouf Doumbia du quotidien national L’Es.

Lire aussi : «Sabalibougou Toulafin» : Une belle initiative culturelle

Ce rendez-vous qui entend mettre la culture au service de la cohésion sociale à Sabalibougou est prévu du 25 au 30 septembre.

Les articles de l'auteur

Vente de poissons à la place de Sélingué : Un heritage, plutot qu’une vocation

Affairées autour de leur commerce, des braves dames attirent la clientèle qui passe à motos, dans des véhicules ou à pied en leur proposant leurs produits; à savoir du poisson local frais toutes espèces confondues et tout format. Ce commerce, depuis belle lurette, est florissant et occupe une grande majorité de citoyens composés d’adolescents, d’adultes et de personnes âgées tant bien les hommes que les femmes..

Par Sinè TRAORE


Publié jeudi 10 septembre 2026 à 09:02

32 ans du PMU-Mali : La fête en toute beauté

Le Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali) a célébré, mardi 1er septembre 2026, le 32è anniversaire de sa création en 1994. La cérémonie, organisée dans les locaux de l’entreprise, a été marquée par la traditionnelle coupure du gâteau par le directeur général, Fassery Doumbia, en présence de ses plus proches collaborateurs, des représentants syndicaux ainsi que de l’ensemble du personnel, permanent et intérimaire..

Par Sinè TRAORE


Publié jeudi 03 septembre 2026 à 09:10

Maladie à virus Ebola : Maintenir toujours la garde haute

Face aux menaces sanitaires, il faut une réponse nationale coordonnée. Mais aussi s’inscrire dans l’approche intégrée, «Une seule santé» pour mieux impliquer tous les acteurs de la lutte contre les épidémies.

Par Sinè TRAORE


Publié jeudi 27 août 2026 à 08:59

Tissage artisanal : Un héritage en péril

Face à la modernité et la contrefaçon, les tisserands lancent un cri de détresse aux autorités afin qu’elles s’impliquent pour sauver leur métier du naufrage collectif et préserver du coup un patrimoine manufacturier traditionnel inestimable.

Par Sinè TRAORE


Publié lundi 24 août 2026 à 08:25

ORTM : Vers une nouvelle ère de performance

Alhamdou Ag Ilyène a appelé à renforcer la crédibilité, l’efficacité et la qualité du service public audiovisuel.

Par Sinè TRAORE


Publié vendredi 21 août 2026 à 09:18

Coiffure à Bamako : Un métier lucratif

Le secteur de la coiffure se développe à une vitesse vertigineuse dans le District de Bamako. Des salons de coiffure, des boutiques de haut standing, des kiosques pullulent dans la grande ville..

Par Sinè TRAORE


Publié mercredi 19 août 2026 à 08:39

L’Église évangélique protestante de Bamako-Coura : Le parcours palpitant de l’évangélisation

Malgré les péripéties qui ont jalonné leur installation les précurseurs n’ont jamais renoncé à leurs missions de semer les graines de l’évangile et de promouvoir la foi protestante dans notre pays.

Par Sinè TRAORE


Publié vendredi 07 août 2026 à 17:24

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner