C’est dans cet esprit que les initiateurs de ce rendez-vous
d’affaires ont dédié la deuxième journée de l’évènement, hier, à notre pays qui
expose tout un pan important de son potentiel industriel pour inciter
d’éventuels investisseurs à s’intéresser à ce qu’il peut proposer en termes
d’opportunités de création d’entreprises industrielles, mais aussi de facilités.
A cet effet, une vidéo promotionnelle pour mieux vendre le Mali a été
largement diffusée et vue par un plus grand nombre de participants au Salon de
l’industrie de Guinée. à travers d’autres projections, des exemples de réussite
d’entreprises dans notre pays comme éléphant vert, Doucouré et Partenaires
(DPA), une entreprise qui intervient dans la production et distribution
d’engrais ont été montrés pour susciter de l’intérêt pour notre pays, autrement
dit faire le pari de ce pays, chargé d’histoire et de symboles.
L’Agence pour la promotion des investissements au Mali (Api-Mali) a
réalisé un travail remarquable en termes de communication sur les opportunités
d’investissements dans notre pays avec une équipe dynamique. Le directeur
adjoint de ce service, Alassane Diallo, a expliqué que des études plus poussées
ont été menées pour faciliter le choix des investisseurs.
Notre pays multiplie
aussi, selon lui, les initiatives et les actions pour raccourcir les délais de
création d’entreprises ou de société. Le Code malien des investissements est
également en relecture pour le rendre davantage plus attractif.
L‘Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex-Mali) n’est
pas restée en marge de cette offensive de charme de notre pays envers les
éventuels investisseurs pour leur expliquer que le Mali demeure une destination
sûre au-delà des clichés et des procès d’intention qu’on pourrait nous faire.
Les offres exportables ont été détaillées, notamment le coton, l’or, le
cheptel, la mangue, le karité, entre autres.
Une vidéo
intitulée : «Maliba» illustre que notre pays a résolument pris le
tournant d’un développement industriel un peu plus que dans les intentions dans
un contexte d’intégration et de libre-échange des marchandises et des services.
Les autorités actuelles sont disposées à accueillir tout industriel africain,
voire d’ailleurs qui serait prêt à créer une entreprise industrielle.
C’est ce
qui transparait dans les intentions, initiatives et actes du ministre de
l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. Le Centre malien de promotion
de la propriété industrielle (Cemapi) a une plaidoirie toute faite et elle est
irréfutable : la propriété intellectuelle est un outil au service du
développement industriel. Il est bon de rappeler que la participation malienne
à ce Salon offre aussi une opportunité aux ambassadeurs de la cause nationale
de convaincre les investisseurs, en enlevant de leur esprit les incertitudes
qui pourraient y subsister.
777.000 tonnes. Il s’agit aussi d’apporter des éléments de réponse à
toutes les questions de compréhension et aux appréhensions. Certes, un
investisseur c’est le goût du risque, mais aussi une question de confiance aux
engagements d’un pays et opportunités qu’il offre et auxquels il y trouve un
espoir apparent de générer des profits. Il faut que le Code des investissements
du pays soit attrayant pour inciter ceux qui portent des projets à proposer une
idée et des chiffres, c’est-à-dire des arguments qui permettent aussi à l’État
d’apprécier les conditions.
Le potentiel malien ne serait pas complet sans la Compagnie malienne
pour le développement des textiles (CMDT), le géant du coton, qui a une
production record de plus 777.000 tonnes de coton graine. Cette entreprise est
engagée dans un vaste chantier de construction des infrastructures mais aussi
de mise à niveau des équipements.
Au cours de la journée du Mali, il a été rappelé à travers une
projection que les relations entre nos deux pays remontent à leur accession à
la souveraineté nationale. Et ces liens de coopération, d’amitié et de
fraternité ont été davantage raffermis ces dernières années par une signature
de conventions intervenue récemment avec la visite d’une importante délégation
ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de
la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.
Le choix du Mali comme invité
d’honneur se justifie aussi par une reconnaissance de la solidarité exprimée
par notre pays à l’endroit de la Guinée, chaque fois que ce pays a connu des
difficultés comme la crise sanitaire Ebola et les sanctions économiques
imposées à nos pays par les organisations sous-régionales, notamment la Cedeao
et l’Uemoa. Et le Mali a refusé de fermer ses frontières aux Guinéens.
Le vice-président la Chambre d’agriculture du Mali, Mamadou Baba Sylla,
a expliqué que les secteurs dans lesquels nous comptons valoriser nos liens de
coopération sont riches et variés. Nos deux chefs d’État s’emploient à
accroître les capacités de nos pays. Pour lui, il faut bâtir le partenariat
entre nos deux pays sur un socle fort pour faire face aux défis de la
Zlecaf.
Comme le Mali, un regard a été aussi porté sur le Maroc, l’autre pays
invité d’honneur. Un expert a développé le potentiel industriel du Royaume
chérifien qui boxe dans la catégorie des grands dans bien de secteurs,
notamment l’industrie aéronautique où les experts expliquent que ce pays est
mis en contribution dans la fabrication des avions à l’échelle planétaire. Le
Maroc est aussi un modèle de réussite dans le partenariat public-privé.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed a remis un présent à son homologue guinéen avant de visiter les différents stands. Son homologue du Commerce, de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises de Guinée, Louopou Lamah, a témoigné de son espoir de voir nos pays aller vers un marché unique. Mais, pour elle, les gouvernements doivent mettre en place les politiques et les secteurs doivent s’engager plus.
Brehima DOUMBIA
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