Renforcement du contingent tchadien : Geste d’amitié et de solidarité

L’annonce a été faite sur la chaîne nationale du Tchad, lundi dernier, par le général Mahamat Idriss Déby Itno : «Avec l’accord des autorités maliennes et de la Minusma, nous allons renforcer nos effectifs qui sont sous l’autorité de la Minusma».

Publié mercredi 23 février 2022 à 07:08
Renforcement du contingent tchadien : Geste d’amitié et de solidarité

Le président du Conseil militaire de transition n’a pas précisé le nombre d’éléments qu’il entendait ajouter aux quelque 1.200 soldats tchadiens déjà engagés au sein de la Mission onusienne, mais le porte-parole de l’armée a parlé d’un millier d’hommes.

Le déploiement d’effectifs supplémentaires au Mali est un geste d’amitié et de solidarité dans l’épreuve. Le contexte sécuritaire au Mali et la tension diplomatique qui l’oppose à la France donne une dimension toute particulière à cette décision du Tchad. En effet, la situation sécuritaire demeure volatile et le pays, au moment où il a justement besoin de ses amis, s’est vu «abandonner en plein vol» par son principal allié.

Le retrait de la force française Barkhane et de Takuba a été décidé unilatéralement par la France dont les dirigeants ont manifestement entretenu la tension pour se tirer du bourbier. Répondant aux questions des journalistes tchadiens, qui avaient demandé si le Tchad allait retirer ses soldats du Mali à l’unisson de la France, le général Mahamat Déby a déclaré : «Certainement pas (…). Ce n’est pas le moment de quitter le Mali, tant que le terrorisme persiste, nous allons rester pour aider nos frères maliens».

Fin janvier 2013, le président d’alors du Tchad avait engagé, sans calcul et sans conditions, plus de 2.000 soldats de la vaillante armée tchadienne pour libérer le Mali de l’emprise des terroristes. Les Forces armées tchadiennes d’intervention au Mali (FATIM) ont ainsi été les premières troupes étrangères à venir appuyer l’opération Serval. Elles étaient commandées par le général Oumar Bikimo, dont l’adjoint était l’actuel chef de l’état du Tchad.

Partis de N’Djaména, fin janvier 2013, le général Bikimo et ses hommes ont vite récupéré Andéramboukane, ensuite Ménaka. Ils ont alors continué leur progression jusqu’à Kidal, qu’ils ont libéré. De là, le contingent tchadien, fort de 2.400 hommes, s’était divisé en deux colonnes. L’une a mis le cap sur Aguel’hoc, puis sur Tessalit.

Alors que l’autre, après avoir libéré Kidal, a poursuivi sa marche jusqu’au cœur de l’Adrar des Ifoghas. C’est là, que les deux colonnes des FATIM se rejoignirent. Le 22 février 2013, sur cette chaîne de montagnes où les terroristes s’étaient retranchés, les Tchadiens ont livré une bataille mémorable. Bilan: 26 soldats tchadiens tués, contre une soixantaine d’islamistes mis hors de combat, dont des chefs.

Sans doute, l’engagement et le sacrifice de soldats tchadiens ont été déterminants pendant la guerre dite de libération du Mali. Le 12 mai 2013 à Massakory, localité située à 150 kilomètres de N’Djamena, le président de la République par intérim Dioncounda Traoré avait rendu un vibrant hommage aux soldats tchadiens : «Merci en mon nom propre et du fond du cœur, en tant que Malien et en tant que président d’un pays qui a été profondément ébranlé mais qui, revient à la normalité grâce à la chaîne de fraternité, dont le Tchad, son président Idriss Deby Itno et son armée sont un maillon essentiel…

Ceux devant lesquels nous nous inclinons aujourd’hui sont des héros, tombés sur notre sol…Nous attestons ici de la bravoure de ces soldats qui ont donné leurs vies pour que le Mali soit libre». À l’occasion, il avait décoré le général Mahamat Deby Itno de la médaille de la Croix de la valeur militaire à titre étranger.

Issa DEMBELE

Lire aussi : Foires de fin d’année : Madiou Simpara satisfait de l’organisation

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara a visité, jeudi dernier, les foires d’exposition de fin d’année. Premier site visité: l’esplanade du Stade du 26 Mars où se déroule la Foire de fin d’année (FIAMA), une initiative de l’Union des a.

Lire aussi : Opération Nuit sans accident : L’Anaser respecte la tradition

Chaque année, à la veille de la fête du réveillon, l’Agence nationale de la sécurité routière et ses partenaires (gendarmerie nationale et la Protection civile) vont sur le terrain pour informer et sensibiliser les usagers de la route..

Lire aussi : Festival Dibi : Une Nuit dédiée à l'identité et aux savoir-faire du Nord

La 11ᵉ édition du Festival Dibi a, une fois de plus, été, vendredi dernier, une opportunité de célébration de la richesse culturelle du Mali à travers une soirée d’exception dénommée : «La Nuit du Nord»..

Lire aussi : Langues nationales : L’exigence de leur apprentissage

Certains souhaitent que les autorités imposent les langues nationales à l’université. Les pédagogues expliquent que par principe, l’enfant apprend vite et mieux dans les langues maternelles. D’autres poussent l’analyse plus loin pour dire que la promotion de celles-ci peut être un levie.

Lire aussi : Vocation d’enseigner : À l’épreuve des défis

Pour transmettre le goût d’enseigner, il est nécessaire de s’appesantir sur la formation rigoureuse des pédagogues et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Mais la reprise en main par l’État de la souveraineté éducative est aussi une exigence.

Lire aussi : Processus de refondation de l’État : Le Cinsere-FNR partage son rapport avec la société civile

Selon les résultats de l’évaluation du Comité indépendant de suivi des recommandations des Assises nationales de la refondation (Cinsere-FNR), au 31 décembre 2024, sur les 517 recommandations, 72 actions ont été réalisées, 315 sont en cours de réalisation et les 130 autres n'ont pas enco.

Les articles de l'auteur

Croissance économique : Le FMI salue la solidité de la trajectoire du Mali

Pour 2026, il est attendu une croissance de 5,5% en rapport avec une reprise de la production aurifère et une amélioration progressive des conditions de sécurité. L’inflation, elle, devrait fléchir à 2,5%, largement conforme à la norme communautaire de 3%.

Par Issa DEMBELE


Publié vendredi 28 novembre 2025 à 08:43

«Un salon pour toutes les populations de l’AES», dixit la ministre Oumou Sall Seck

Notre souhait est que ce Salon soit un salon pour tous, Maliens et populations de l’AES. Nous voulons donner, dans cet espace de notre Confédération, l’opportunité à l’écosystème entrepreneurial, aux acteurs qui l’animent, d’avoir une rencontre à eux, ne se reste qu’annuelle..

Par Issa DEMBELE


Publié vendredi 07 novembre 2025 à 14:05

Approvisionnement en carburant : Le Mali ne connaît pas de pénurie

«Le Mali ne connaît pas de pénurie de carburant. La capitale et toutes les grandes villes sont correctement approvisionnées». Ces propos sont du chef par intérim du département statistiques et administration de l’Office malien des produits pétroliers (OMAP), que nous avons approché hier.

Par Issa DEMBELE


Publié jeudi 25 septembre 2025 à 06:01

Développement économique : Gros plan sur le modèle Indien

Du 10 au 18 juin dernier, une vingtaine de journalistes d’Afrique du Nord, de l’Ouest et de l’Est était en Inde pour une visite de familiarisation. À New Delhi et Bangalore, ils ont eu droit à un panorama du «dynamisme indien», porté par des structures et des instituts de formation.

Par Issa DEMBELE


Publié mardi 01 juillet 2025 à 08:08

Visite du Premier ministre à Dioïla : Le Banico accueille le «messager du libérateur Assimi Goïta» dans la ferveur

Après avoir passé deux jours dans la Région de Ségou, le Premier ministre est allé hier au contact de la population de Dioïla. Un honneur pour le Banico, où la dernière visite d’un Chef de gouvernement remonte à 2005..

Par Issa DEMBELE


Publié lundi 17 février 2025 à 07:29

Ségou : Le stade Amary Daou affiche un nouveau visage

Avec une capacité de 15.000 places, ce stade peut accueillir à nouveau les compétitions nationales et internationales.

Par Issa DEMBELE


Publié lundi 17 février 2025 à 07:26

Cité des Balanzans : Bientôt un cadre approprié pour les légitimités traditionnelles et coutumières

«Nous sommes contents parce que nous rêvions de ce vestibule, depuis des années. Nous avons même jeûné pour l’avoir». Ces mots de Oumar Togora, prononcés au nom des légitimités de la Région de Ségou, en dit long sur le besoin d’un cadre dédié aux activités des garants des valeurs traditionnelles dans la cité des Balanzans..

Par Issa DEMBELE


Publié lundi 17 février 2025 à 07:24

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner