Son utilisation a fait
l’objet d’une formation mardi dernier à l’Institut national de santé publique
(INSP). La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le
vice-président de la COSCLCCP, Ahmed Sékou Diallo, en présence des
représentants du Conseil national de Transition (CNT), Souleymane Dembélé, du
Pnud, Filippo Di Carpegna.
Les
participants venus de 19 régions et du District de Bamako sont formés également
sur le monitoring et la documentation des cas de corruption. Cette formation de
deux jours entre dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet
d’appui à la mobilisation de la société civile malienne pour les dénonciations
de la corruption (PAMOSCD) au Mali. Il est financé par le Programme des Nations
unies pour le développement (Pnud) et ses partenaires à hauteur d’environ 160 millions
de Fcfa pour une durée de 12 mois.
Ahmed
Sékou Diallo a expliqué que la COSCLCCP œuvre pour la reconnaissance du mérite
et la confiance dans le cadre de la mobilisation sociale pour la lutte contre
la corruption et la consolidation de la paix partout dans notre pays. À travers
cette formation, la COSCLCCP fédérera les organisations de jeunes, de femmes et
les leaders communautaires autour de la problématique de lutte contre la
corruption en la dénonçant sur la plateforme mobile «Kenekanko». Mais aussi,
affirmera le vice-président, les participants vont se familiariser avec la
fiche de signalement et celle d’activités quotidiennes.
Les
travaux sur la lutte contre la corruption que les points focaux vont mener dans
les prochains mois se feront en lien avec d’autres initiatives menées
actuellement par le Pnud, a expliqué son représentant. Filippo Di Carpegna a
affirmé que la lutte contre la corruption est une priorité des autorités de la
Transition. Il dira que l’adoption de la Stratégie nationale de lutte contre ce
phénomène témoigne de cette volonté. «Donc, on a un cadre formel dans lequel
vont s’insérer l’ensemble des activités en lien avec cette lutte, y compris
celles de la société civile.
Nous
sommes conscients des difficultés dans lesquelles travaillent les points focaux
qui sont à l’intérieur du pays. Ils font des travaux importants dans des
conditions d’insécurité», a félicité le diplomate onusien. Selon lui, ce projet
ne vise pas seulement la dénonciation. «C’est aussi constructif vis-à-vis des politiques
pour qu’ils puissent échanger et confronter avec les organes de contrôle
administratif (les inspections des différents ministères) pour leur présenter
la situation et les pousser à prendre des mesures. Le représentant du CNT dira
que la corruption demeure un problème spécifique au Mali.
Quand on parvient à
vaincre cela, a assuré Souleymane Dembélé, le Mali-Kura sera au rendez-vous. Il
a fait savoir que notre gouvernement est engagé pour vaincre le fléau.
Mariam N’DIAYE
Rédaction Lessor
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