Musée national : Cinq œuvres d’art offertes par le sculpteur Nicolas Stomboli

Une des œuvres expliquée aux visiteurs

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Publié mercredi 05 janvier 2022 à 08:01, mis à jour mercredi 26 janvier 2022 à 12:01
Des navires de l’US Navy, de la marine chilienne, péruvienne, française et canadienne, lors d’un exercice dans l’océan Pacifique, en 2018.

Les locaux du Musée national du Mali ont abrité jeudi dernier la remise de 5 œuvres d’art de sculpture en marbre et en bronze. C’était en présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtellerie et du Tourisme, Yamoussa Fané, du directeur  général du Musée national, Daouda Keita, des professeurs d’art et d’un parterre d’élèves et étudiants.

Cette donation a été faite par l’artiste français, Nicolas Stomboli. Parallèlement à cette remise, il y a eu un vernissage au cours duquel d’autres objets d’arts  ont fait l’objet d’échanges sur des thèmes. Les thèmes abordés à travers cette exposition sont, entre autres, l’entente, le bonheur, le paradis, le conflit, le désordre, l’absurdité. Cette densité thématique rend d’ailleurs les œuvres inclassables.

«L’art n’a pas de frontière». L’acte du sculpteur français est la parfaite illustration de cette formule. C’est dans le souci de donner une dimension variée au Musée national que Nicolas Stomboli lui a offert ces importantes productions de notoriété internationale. «Un geste très fort et très significatif», a souligné le directeur du Musée national du Mali.

 «Un geste d’invitation pour des cas similaires. Et une sorte d’émulation qui va nous enrichir en matière d’objets», a laissé entendre le représentant du ministre. Pour Yamoussa Fané, cet acte doit être un exemple pour toutes les personnes qui ont des trésors cachés. Le Musée, a-t-il poursuivi, est le lieu privilégié pour conserver et exposer les œuvres d’art.

Le donateur du jour a précisé qu’il a un grand amour pour le Mali. Même si l’influence de l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba a considérablement nourri cette admiration pour notre pays, Nicolas Stomboli a fait savoir que les œuvres d’art se décrivent elles-mêmes. «L’auteur peut, par souci de situer les autres, essayer de donner un titre ou des notes explicatives. Mais cela ne fait pas de l’œuvre sa propriété, elle appartient au public et au temps », a-t-il fait comprendre.


«C’est aussi d’ordre écologique. L’art a besoin d’une certaine mutation. Il faut reprendre du passé et ajouter du nouveau», a ajouté l’artiste français. En plus du plastique, les objets de Nicolas Stomboli sont faits à partir du marbre. Il a justifié cet usage par la disponibilité de cette matière en Europe. 

 Entre l’art et la philosophie, les signatures du sculpteur Stomboli s’installent et donnent le libre choix à l’admirateur. Elles sont le résultat d’une combinaison de plusieurs matières, mais le plastique est dominant. Après le vernissage, une conférence-débat a conclu les activités lors desquelles, les participants ont su déchiffrer l’énigme des œuvres présentées.

Chaka KEÏTA

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La troupe wassamba a animé la soirée.