Les athlètes et les officiels
Ces
dernières années, la sociétaire de Mifa a signé quelques victoires
retentissantes contre sa grande rivale et nombre d’observateurs ont vu dans ces
succès un signe du passage de témoin au sommet de l’escrime féminine nationale.
Le passage de témoin aura certainement lieu un jour, avec Diakassa Coulibaly ou
une autre joueuse, mais pour le moment, Alima Dembélé reste la reine de
l’escrime malienne et l’a encore prouvé, samedi 18 mai, en remportant la 2è
édition de l’Open épée face à Diakassa Coulibaly, battue 15-10 au terme d’une
finale parfaitement maîtrisée.
La
sociétaire de l’Usfas n’a jamais tremblé dans ce choc avec sa cadette. Elle a
fait la course en tête du début jusqu’à la fin du combat, faisant montre de
concentration et d’agilité surtout de maîtrise technique. «Quand Alima Dembélé
retrouve toutes ses sensations, elle est capable de damer le pion à n’importe
quelle adversaire. Aujourd’hui, il n’y avait rien à faire pour Diakassa», a
commenté un responsable technique de la Fédération malienne d’escrime (FME)
après la confrontation entre les deux escrimeuses. Les deux troisièmes places
du tournoi sont revenues à Mariam Théra de l’Usfas et Aïcha Dembélé de Titans
club.
Sur le
tableau masculin, la finale entre Kalilou Traoré de l’Usfas et Soliou Salia
Djiré du Palais des sports a été pleine de suspense, mais d’un niveau technique
moyen. Cela peut s’expliquer par le fait que les deux escrimeurs disputaient la
première grande finale de leur carrière et ont eu du mal à contenir leurs
émotions. Mais d’un côté comme de l’autre, Kalilou Traoré et Soliou Salia Djiré
sont apparus très entreprenants sur la piste et les deux néophytes ont
également eu le mérite de se battre jusqu’au bout.
Au finish, le sociétaire du Palais des sports l’a emporté 15-13, s’adjugeant
ainsi le premier grand trophée de sa carrière. Kalilou Traoré lui, a manqué le
rendez-vous et quitté la piste en larmes. Les troisièmes places du tournoi,
synonymes de médailles de bronze, ont été remportées par Idriss Ouaro de
l’Usfas et Bily Konaté de Mifa.
Les
finales se sont disputées en présence de plusieurs personnalités, dont le
président de la Fédération malienne d’escrime (FME), Wahabou Zoromé, le
représentant de la direction nationale des sports et de l’éducation physique
(DNSEP), Oumar Diarisso, le premier vice-président de la FME, le
lieutenant-colonel Garibou Sagara.
«Nous sommes en pleine préparation des Championnats d’Afrique d’escrime, prévus
cette année au Congo. Nous préparons également les Jeux Olympiques et ces
compétitions nationales servent de mise en jambes pour nos athlètes», a confié
le président de l’instance dirigeante de l’escrime nationale après la cérémonie
de remise des médailles.
«Nous avons assisté aujourd’hui (samedi
dernier, ndlr) à deux belles finales, mais il faut avouer que le niveau est
encore moyen pour espérer rivaliser avec l’élite continentale et
internationale. Nous avons de grandes ambitions et nous allons continuer à
travailler pour améliorer le niveau de nos athlètes et bien préparer les
échéances qui nous attendent», a promis Wahabou Zoromé qui espère que des
escrimeurs maliens seront présents aux Jeux Olympiques, Paris 2024.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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