Des efforts de sensibilisation sont accomplis pour mettre le holà à la pratique
C’était avec le soutien financier de World Vision Mali et ses partenaires.
Il est bon de préciser que le 12 juin de chaque année est consacré Journée mondiale contre le travail des enfants. Mais pour des contraintes d’agenda compte tenu de la charge du calendrier, elle a été différé au 11 juillet 2024.
La rencontre était présidée par la directrice de la Cité des enfants, Mme Koumaré Amina Cissé, en présence de la présidente de Besic, Mme Traoré Mariétou Sénou, du représentant de World Vision Mali, André Pascal Coulibaly. Y étaient également présents le directeur de l’Académie d’enseignement de Kalabancoro, Alpha Mahamane, et d’autres invités.
L’objectif principal de cette journée vise à susciter la mobilisation des acteurs et actrices, notamment des femmes leaders, des élus, des enfants et autres acteurs de la société civile pour mettre fin au travail des enfants. Mais aussi en vue de garantir un avenir meilleur pour tous. Selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT), 160 millions d’enfants, soit près d’un enfant sur dix dans le monde, sont encore soumis au travail des enfants. Au Mali en 2020, sur 7 millions d’enfants de 5 à 17 ans, 2,5 millions, soit 35%, exercent une activité économique. Parmi eux, 80,7% sont astreints au travail des enfants à abolir.
Parmi les enfants travailleurs, 75% sont âgés de 5 à 14ans et 25% de mômes de 15 à 17ans.
Le représentant de World Vision a expliqué que le thème de cette journée de sensibilisation cadre bien avec le thème international intitulé : «Respectons nos engagements : mettons fins au travail des enfants». Et de rappeler que ces thèmes interpellent les acteurs et actrices de défense des droits enfants à redoubler d’effort, particulièrement les femmes auxquelles les enfants sont directement liés, pour mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes.
Pour lui, en ce qui concerne les filles à Bamako, on estime qu’il y a plus de 100.000 aide-ménagères originaires des zones rurales. Vivant sous le poids des conditions socioéconomiques difficiles de leurs localités d’origine, les jeunes filles de ces zones migrent vers les grandes villes à la recherche de conditions meilleures ou cherchent à combler le temps de la saison morte pour aider financièrement leurs parents à chercher les trousseaux de mariage.
Pour lui, à cela s’ajoute, l’insécurité au Nord occasionnant la fermeture des écoles et les déplacements massifs des enfants qui sont exposés aux pires formes de travail. Il a aussi rappelé que des efforts ont été fournis, mais il reste encore beaucoup faire pour l’atteinte les objectifs. Quant à la présidente de Besic, les femmes sont les piliers essentiels de la société, et ont un rôle crucial à jouer dans la protection et la défense des droits des enfants. Et d’ajouter que force est de reconnaitre que les pires formes de travail des enfants persistent dans les nombreuses régions du pays, privant ces enfants de leur enfance, d’éducation et de leur avenir. Elle a aussi souligné que les femmes, par leur force, détermination et leur compassion, sont des actrices incontournables dans cette lutte. Pour elle, leurs voix, leadership et actions peuvent véritablement transformer positivement la vie de ces enfants vulnérables et leur offrir de nouvelles perspectives. De son côté, la directrice de la Cité des enfants a témoigné de son engagement en faveur de la protection de l’enfant.
Ajoutant que l’occasion est un devoir de mémoire et de responsabilité pour les décideurs et autres acteurs qui oeuvrent dans le domaine de la protection de l’enfant. Elle a aussi souligné que les femmes ont un rôle naturel de protection des enfants. Mais sans l’accompagnement des hommes, rappellera Mme Koumaré Amina Cissé, il serait difficile d’éradiquer le phénomène.
Enfin, le directeur de l’Académie d’enseignement de Kalabancoro a surtout insisté sur le respect strict de la Convention sur l’élimination des travaux des enfants.
Amsatou Oumou TRAORE
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