À
l’instar de la communauté internationale, notre pays a commémoré, vendredi
dernier au Centre internationale de conférences de Bamako (CICB), la Journée
internationale de la fille, célébrée le 11 octobre de chaque année sous le
thème national : «L’accompagnement des filles dans les filières scientifiques :
la refondation à travers l’éducation». Le thème international est intitulé :
«La vision des filles pour l’avenir».
La cérémonie était présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, en présence des membres du gouvernement dont la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga et le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savane.
Il
ressort de certaines informations que les filles représentent la moitié de la
couche juvénile, mais surtout qu’aucun développement ou aucune politique de
développement ne pourra réussir sans la prise en compte de leurs préoccupations.
Aujourd’hui, apporter un soutien à cette couche dans le domaine de l’éducation,
notamment dans la science et la technologie est un impératif.
La Journée dédiée à la fille se veut donc une invite des autorités et des communautés à porter une attention particulière à la situation des filles afin de promouvoir davantage leurs droits. Et aussi d’identifier et de corriger les obstacles qui affectent leur plein épanouissement.
Le
chef du gouvernement a rappelé la symbolique du 11 octobre, un jour mémorable
non seulement pour les filles, mais aussi pour les parents.
Dr Choguel Kokalla
Maïga a également réaffirmé l’engagement du Mali à protéger tous les enfants,
particulièrement les filles sous le leadership du président de la Transition,
le colonel Assimi Goïta. Pour lui, cela est une conviction. «L’un des objectifs
du Cadre stratégique de refondation de l’État est de contribuer à la
rééducation, à la refondation de l’éducation à travers l’accompagnement soutenu
des filles dans les filières scientifiques», a déclaré le Premier ministre.
La
ministre chargée de la Promotion de la Femme a remercié les autorités de la
Transition pour leur engagement à prioriser les droits des filles, mais aussi
promouvoir leur évolution dans les filières scientifiques. Ce qui, selon elle,
a valu la création d’un Centre d’intelligence artificiel et de robotique.
Pour
Mme Coulibaly Mariam Maïga, le thème national est très important dans une
dynamique de réforme dans la quête du Mali Kura. Et de poursuivre que ce Mali
Kura s’obtient avec l’engagement de tout le monde, mais aussi avec la prise en
compte des secteurs émergents comme ceux de la science et de la technologie. La
ministre Maïga a témoigné de sa joie pour toutes les prouesses, les exploits
que notre pays a réalisés ces deux dernières années à travers les filles dans
le domaine de la science et de la technologie.
«Aujourd’hui,
avec leurs résultats à l’examen du diplôme d’études fondamentales (DEF) et au
baccalauréat, on peut dire que les filles sont en train de démontrer qu’elles
ont du potentiel», a-t-elle expliqué. Elle a également lancé un appel à toute
la société et aux acteurs impliqués dans l’éducation et la refondation en
faveur du soutien des filles afin que celles-ci puissent avoir leurs places
dans ces filières et contribuer au développement économique du pays.
Pour
sa part, le directeur-pays du Plan International Mali, Jackson Acha Atam, a
rappelé que nous devons faire en sorte que les filles ne soient pas retirées de
l’école et données en mariage précocement par manque de moyens financiers de
leurs parents. Il soulignera également que l’accompagnement des communautés,
principalement des parents dans des projets économiques durables, peut avoir un
impact considérable sur la qualité de l’éducation et le maintien des filles à
l’école.
De
son côté, le président du Parlement des enfants, Imarrane Ag Mohamed, a relevé
que soutenir les filles dans l’éducation, c’est leur offrir un avenir de
dignité et d’indépendance. C’est aussi leur donner les moyens de participer
activement au développement de la Nation. Selon lui, en permettant aux filles
d’aimer les filières scientifiques, nous les préparons à relever les défis de
demain et à contribuer pleinement aux progrès de notre société.
La première nationale au DEF de cette année avec une moyenne de 18,57/20, Sira Traoré de l’école “Les Cimes” de Djélibougou et celle au bac avec une moyenne de 17,50/20, Bintou Flamousso Diallo du lycée privé Djunésira Coulibaly de Kalabancoro, ont reçu des présents pour leurs prouesses.
Amsatou Oumou TRAORE
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