Abdoulaye Konaté (2è à gauche) et ses collègues artistes
Le célèbre plasticien Abdoulaye Konaté participe, depuis la semaine
dernière, à une importante exposition à Rabat au Maroc avec sa consœur
marocaine Amina Benbouchta. Notre compatriote met en lumière quatre jeunes
artistes de différents pays africains, notamment Maroc, Cameroun et Zimbabwe. À
travers leurs œuvres, chacun d’entre eux, dans sa singularité, met aussi en
avant l’Afrique, sa richesse et sa diversité. Tous expriment, à travers leurs
travaux, les défis, espoirs et aspirations de notre continent.
Bien plus qu’une exposition d’art contemporain, c’est tout un
programme de mentorat et de recherche qui vise à inscrire différentes petites
histoires dans la grande Histoire de l’art africain et dans la postérité. Ce
partenariat entre la Fondation BMCI et la Galerie 38 du Maroc s’inscrit en
droite ligne dans la politique de mécénat, menée par la BMCI depuis près de 20
ans.
Un engagement fort matérialisé par la poursuite d’une politique de mécénat
active en faveur de la culture et des arts, sous toutes les formes. Pleinement
investie pour la valorisation, l’enrichissement et la transmission de notre
patrimoine culturel, la Fondation BMCI, contribue à préserver le patrimoine
culturel africain, défend l’accessibilité de la culture à tous les Marocains et
assure la promotion des arts comme vecteur de développement social.
La presse marocaine ne tarit pas d’éloges sur Abdoulaye Konaté, qui
selon le quotidien : «Le Matin» fait parfois penser à un grand artiste
italien, Benvenuto Cellini. La posture de l’artiste est aujourd’hui galvaudée.
Il semble qu’il soit sur le point d’oublier la chose essentielle dont est faite
toute la prétention artistique. L’artisan, par sa posture, nous rappelle cette
humilité lumineuse, ce talent qui ne s’autoproclame pas, mais apparaît dans
toute sa nature à travers l’œuvre.
Pour dire ou écrire toutes les possibilités qui caractérisent notre
humanité : il existe uniquement deux auxiliaires : être et avoir. L’être serait
existentiel et l’avoir matériel. Toutefois, il existe un univers où l’invisible
qui forme notre essence et le visible qui marque notre capital, se confondent
et fusionnent. Le textile en nous formant, par le vêtement, cette première
prérogative de notre humanité forme autant une extension à notre identité qu’un
indicateur quant au capital et donc au pouvoir en notre possession.
Et c’est cette complétude formelle et conceptuelle qui offre aux
œuvres du maître Abdoulaye Konaté, une richesse, des possibilités illimitées et
inépuisables. Ses tentures majestueuses, inclassables et immédiatement reconnaissables
forment la réconciliation complexe de tous les contraires. Le langage endogène
propre aux bandelettes traditionnelles du bogolan marié à la modernité colorée
du basin que tout le Mali s’est approprié. L’abstraction et la figuration.
Le visible et l’invisible. L’essence et l’existence. Ou encore en peu de mots :
l’être et l’avoir. «À travers leurs œuvres, chacun d’entre eux, dans sa
singularité, met en avant l’Afrique, sa richesse et sa diversité. Tous
expriment, à travers leurs travaux, les défis, les espoirs et les aspirations
de notre continent», indique la fondation BMCI. Bien plus qu’une exposition
d’art contemporain, la même source, note qu’il s’agit d’un programme de
mentorat et de recherche qui vise à inscrire différentes petites histoires dans
la grande Histoire de l’art africain et dans la postérité. «Ce partenariat
s’inscrit dans la politique de mécénat active en faveur de la culture et des
arts, sous toutes leurs formes.
Reflet d’une époque mais également vecteur de transmission inter culturelle et inter générationnelle, l’art a toujours représenté, sous toutes ses formes et à travers l’histoire, le canal privilégié d’expression d’une conscience collective et d’un savoir précieux.
L’exposition vogue nous le démontre en mettant en avant l’Afrique, sa
richesse et sa diversité à travers le travail de jeunes artistes venus d’ici et
d’ailleurs. Chacun d’entre eux, dans sa singularité, a contribué à briser les
frontières et à exprimer ce qui nous rassemble en tant qu’Africains.
Tous nous font ressentir, à travers leurs œuvres, les défis, espoirs
et aspirations de l’Afrique, avec l’accompagnement et le mentorat de deux
figures importantes de l’art contemporain africain, Amina Benbouchta et
Abdoulaye Konaté. Bien plus qu’une exposition d’art contemporain, c’est tout un
programme de mentorat et de recherche qui vise à inscrire différentes petites
histoires dans la grande Histoire de l’art africain et dans la postérité.
Un
projet et une démarche que la BMCI, à travers sa Fondation, est fière de soutenir.
Et d’accompagner différents projets artistiques qui, en plus de contribuer à
préserver notre patrimoine, défendent l’accessibilité de la culture à tous les
Marocains et la promotion des arts comme vecteur de développement social. Des
actions qui viennent matérialiser les engagements forts pris par la BMCI en
tant que banque citoyenne et ce, depuis les années 90.
Youssouf DOUMBIA
L’humoriste Souleymane Keïta, plus connu du grand public sous le nom de « Kanté », a été élevé ce vendredi 13 mars 2026 au grade de chevalier du Mérite des Arts et de la Culture..
La 9è édition du Festival Ali Farka Touré se tiendra du 23 au 29 mars prochain à Lafiabougou, en Commune IV du District de Bamako sous le thème : «Ali, 20 ans d’héritage». L’information a été donnée, samedi dernier, lors d’une conférence de presse animée par le président de la Fo.
Désigné parrain des activités culturelles du mois de mars dans le cadre de l’Année de l’éducation et de la culture, Magma Gabriel Konaté, président de la Commission éducation et communication du CNT, en était le principal conférencier.
Dans plusieurs villages du site des Falaises de Bandiagara, les efforts de reconstruction commencent à porter fruits. À ce jour, 170 maisons ont été reconstruites, 9 Togunas réhabilités, 90 greniers mâles et 82 greniers femelles rebâtis, auxquels s’ajoutent 3 maisons destinées aux femmes.
Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a créé le Comité préparatoire de l'Année de l'Éducation et de la Culture 2026-2027. Le décret annonçant la création de cet organe d'une vingtaine de membres a été rendu public ce mercredi 4 mars 2026..
Le «Niôgo» est un ensemble instrumental traditionnel de musique de la communauté Minianka. C’est une forme de percussion qui accompagne toutes les cérémonies au village, notamment les mariages, retrouvailles de jeunes, fêtes traditionnelles et rencontres communautaires et culturelles..