Six stagiaires en démonstration
En
effet, six jeunes danseurs et six masques de cheval font le tour du cercle, se
jettent à terre, se reprennent, puis sautillent en imitant les humains, bref
une scène qui donne de la joie même aux artistes et diplomates des services
culturels de l’ambassade d’Espagne au Mali. C’était en fait la danse du cheval,
un spectacle de 30 minutes, mise en scène par Amadou Ombotimbé, assisté de Sékou
Koumaré et le tout orchestré par Yacouba Magassouba. C’était la restitution
d’une série de formations que la compagnie de masques et de marionnettes a
donné à 12 jeunes artistes dont 6 garçons et autant de fille.
Ce spectacle a eu lieu jeudi dernier au siège de la Compagnie à Magnambougou en Commune V du District de Bamako. Parmi les aspects abordés au cours de cette formation : la fabrication, le durcissement, la manipulation et la chorégraphie de marionnettes et masques.
Le directeur de la Compagnie Nama Yacouba Magassouba estime qu’il
s’agit des besoins réels que les artistes peuvent éprouvés sur la scène ou en
tout cas des éléments qui leur permettent de travailler correctement sur un
spectacle de masque ou de marionnette. En effet, sa compagnie reçoit
régulièrement des jeunes artistes ou non qui veulent tous acquérir les
différentes technique de l’art du masque et de la marionnette.
Lui et son équipe tentent de satisfaire au cas par cas à cette
sollicitude permanente. C’est ainsi qu’ils improvisent des séances de
formations régulièrement. Ce soutien de la Coopération culturelle
espagnole leur permet de rassembler des artistes de manière formelle et de leur
donner une formation de débutant qui leur permet de créer des spectacles. Les
nouveaux marionnettistes ont prouvé, à travers une série de représentations, ce
qu’ils savent désormais faire. Cet événement vise à renforcer les compétences
artistiques des jeunes artistes maliens et à favoriser les échanges culturels
entre l'Espagne et le Mali.
Les participants ont bénéficié de l'expertise des formateurs de la
compagnie Nama et auront l'opportunité de partager leur propre savoir-faire
artistique. Grâce à ce partenariat, la Coopération culturelle espagnole
contribue au développement artistique et à la promotion du dialogue
interculturel entre les deux pays. Yacouba Magassouba s’est très tôt investi dans la formation dans le
but de partager l’art du masque et de la marionnette. De nombreux jeunes, de 12
à 18 ans, sont accueillis durant les week-end, dans son atelier pour être
initiés à la manipulation des marionnettes. C’est en 1999, son Diplôme d’étude fondamentale (DEF) en poche, que Yacouba arrive à Bamako afin d’effectuer
des études de comptabilité.
Au bout de deux années, il abandonne au profit de l’apprentissage de cette
forme d’art chez son oncle Yaya Coulibaly, célèbre marionnettiste connu à
travers le monde. Soucieux de s’émanciper du cadre familial et d’apporter sa
propre vision à l’art de la marionnette, il a créé en 2010 la Compagnie Nama
qui mêle les arts de la marionnette, la danse et les masques habités au rythme
des chants et des percussions traditionnels. Sa compagnie a remporté la
Médaille de Bronze dans la discipline Marionnettes Géantes lors des 8e Jeux de
la Francophonie en Côte d’Ivoire en juillet 2017.
Depuis 2013, Yacouba est également le président de l’Association Art Marionnette, Musique, Clowns et Danse dans nos Rues. Depuis 2017, il est le directeur du Festival Rendez-Vous Chez Nous à Bamako, le premier festival d’arts de rue au Mali. En 2017, il a suivi une formation avec Terry Alban de l’École supérieure nationale des arts de la marionnette de Charleville-Mézières en France. Cette formation portait sur la direction générale des festivals axés sur les arts de la rue. Auparavant, il avait subi au Centre des marionnettes géantes de Boromo (Burkina Faso) une autre formation.
Youssouf DOUMBIA
Ces œuvres impressionnantes de beauté extraordinaire sont réalisées avec des morceaux de tissus colorés par les soins de l’artiste.
Le Mali est une terre d’histoire, de culture et de traditions ancestrales qui regorge de sites exceptionnels, de paysages authentiques et un riche patrimoine matériel et immatériel. Chaque région porte en elle une part essentielle de l’identité nationale.
La revitalisation du Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ a tenu toutes ses promesses, vendredi dernier à travers une programmation de la la virtuose du Ganadougou, Mamou Sidibé, et son orchestre. Penant une heure d’horloge, l’artiste a interprété au moins sept morceaux, offrant une pr.
Dans le cadre de la politique de revitalisation du Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba (PCAHB), portée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le metteur en scène, Issa Coulibaly, connu sous le pseudonyme de Diawara dans ses nombreuses .
Le quartier de Somonosso de Ségou était particulièrement animé lundi dernier. En effet, femmes, jeunes, adultes et surtout notabilités, chefs de quartier, imams et maîtres coraniques ont rué vers le cœur de ce quartier populaire pour l’inauguration de cette bibliothèque de manuscrits anci.
À travers un sketch théâtral, le Conseil communal des jeunes de Bafoulabé, avec l’appui de Plan International, a sensibilisé la jeunesse aux dangers de l’immigration clandestine et aux opportunités d’entrepreneuriat local..