La conférence était animée par
le président de l’Association, Lamissa Bamba dit Kadiolo Naby, en présence
d’autres invités. Le titre de ce nouvel album est : «Toguo kadi beye»
(lire : tôgô kadi bèyé), prosaïquement tout le monde aime avoir une réputation.
Cet opus est le 3è album de l’artiste. Il est composé de huit titres en sénoufo
et en bamanankan.
Le titre générique renvoie à la quête d’une bonne réputation
qui est au cœur de toutes les bonnes actions et de tous les actes. L’œuvre
traduit l’engagement d’un artiste pour son terroir, son attachement à la
musique et à la promotion de la culture malienne.
C’est pourquoi, malgré un
contexte commercial marqué par la piraterie, il n’a pas hésité à entrer en
studio pour offrir aux mélomanes des compositions de sa fertile inspiration.
Les huit titres de l’œuvre parlent de reconnaissance, de
discrimination sociale, de la solidarité, de l’impuissance de l’Homme face au
pouvoir divin, de la méfiance, de l’amour du terroir où, il souhaite être
enterré quand il ne sera plus de ce monde des vivants.
Nos valeurs
fondamentales et la tourmente dans laquelle se trouve le pays y sont aussi évoquées.
«Ce qui nous survit généralement, c’est surtout le nom tiré de nos bonnes
actions.
La réputation ne s’achète pas. Elle se mérite par le travail, le
courage, la bravoure, la générosité et l’humanisme», explique le conférencier.
Selon lui, il y a une grande différence entre cet opus et les deux précédents
albums. «Une différence se situe au niveau des mélodies, des rythmes.
Au-delà
de la promotion de la musique du terroir, cet album est un creuset de conseils
et de sagesse pour l’éveil des consciences», développe clairement le conférencier.
L’artiste lui-même souhaite être un exemple pour tous les mélomanes,
en termes de solidarité, d’entraide, de soutien et de patriotisme. Et de déclarer
que ce nouvel album lui a coûté plus de 2,2 millions de Fcfa. Il est
actuellement en promotion sur Bamada city et sera en vente à partir du 6 février
prochain.
Lamissa Bamba est un artiste-musicien et
multi-instrumentiste (nbolon, dun-dun…) qui réside à Sikasso. Il est aussi opérateur
culturel et passionné de l’agriculture. C’est ainsi qu’il a créé en 2015
l’Association culturelle yérèdon avec laquelle, il a réalisé beaucoup de
projets dans la Région de Sikasso.
Djénèba KASSOGUÉ
Rédaction Lessor
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