Foire des coopératives: Un espace de promotion des produits locaux

La Foire d’exposition des femmes et des jeunes artisans et des coopératives de transformation ou «Ben ni yiriwa kene» s’est tenue, hier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous le thème : «Investir dans l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes pour prévenir l’extrémisme violent et le terrorisme».

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Publié vendredi 29 juillet 2022 à 07:41, mis à jour dimanche 07 août 2022 à 15:33
Foire des coopératives: Un espace de promotion des produits locaux

L’évènement s’inscrivait dans la continuité d’un processus de formation

La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence  du chef de cabinet du ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Deme Seck. C’était en présence du coordinateur  du Projet de consolidation de la paix (PCP) du Think Peace, du représentant du  Fonds d’appui aux moteurs du changement (Fomoc) et des bénéficiaires venus de Bamako et de l’intérieure du pays.

 La foire était financée par le PCP et le Famoc à travers son programme de renforcement des capacités et la restauration de la paix entre les communautés. Il est bon de rappeler que la crise multidimensionnelle  a favorisé  l’insécurité  et fragilisé la cohésion sociale entre les communautés. En vue d’apporter une solution à cette problématique, l’ONG Think Peace a  lancé  un programme de formation et de renforcement des capacités des jeunes et des femmes, regroupés en coopérative dans le District de Bamako et à l’intérieur du pays dans les secteurs de l’artisanat, de l’embouche bovine, du maraîchage, des transformations agro-alimentaires et de la savonnerie. Cette exposition  est la suite logique de la formation et du renforcement de capacités des  bénéficiaires.


L’objectif de cette foire est de mettre en valeur les groupements des jeunes et des femmes   à travers un processus de promotion marketing et communicationnel. Deme Seck a exprimé l’engagement de son département à œuvrer pour la lutte contre l’extrémiste violent à travers l’élaboration d’un document sur la politique de lutte contre l’extrémiste violente.


«Cet événement vient à point nommé, notamment à un moment où, le Mali a besoin de l’ensemble de ses filles et fils pour contribuer à la paix et à l’unité», a-t-il souligné, avant de témoigner de sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers. Le chef de cabinet a aussi salué les bénéficiaires pour leur engagement en faveur de la paix et de la cohésion sociale.

Les représentants de Think Peace et  Fomoc ont tous deux salué l’accompagnement des plus hautes autorités et du département des Affaires religieuses. Le coordinateur de Think Peace, Abdoul Kassim Fomba, a expliqué que l’idée est de mettre en place le plan d’autonomisation   des  femmes et des jeunes, en leur offrant un espace de travail sans pression. Et de rappeler que cette autonomisation est le meilleur moyen de lutter contre l’extrémisme violent.

‘’Notre ambition est de mettre en place une synergie entre les secteurs privé et public, a-t-il souligné le directeur de PCP, Jean Louis Karl a exprimé sa satisfaction de voir réaliser ce projet de formation. Avec l’appui de l’USAID, nous avons organisé des sessions de formation et créé des plateformes de communication  pour la promotion des produits. Le projet vise à soutenir les jeunes et les femmes dans les différentes localités pour apporter une contribution aux efforts de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.

Le PCP a formé plus de 515 bénéficiaires de Bamako, Mopti, Badiangara, Macina, Tombouctou, Banamba et Gao. Plusieurs entreprises ont été identifiées pour les former les membres des coopératives. Les bénéficiaires ont fait des témoignages pour expliquer l’importance et l’impact de cette formation sur l’autonomisation des femmes et des jeunes. Mme Keïta Oumou Dicko de l’Association Nyeleni, visiblement satisfaite, a salué l’initiative du projet. «La formation en savonnerie a été un facteur de cohésion et d’autonomisation», a-t-elle déclaré.

Il faut noter que le PCP  est un projet financier par l’USAID pour une durée de 5 ans depuis 2018.  Il intervient dans 43 communes et dans les Régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Kidal, Taoudéni et Ménaca.  Un autre temps fort a été la remise des kits de fonio et la visite guidée des stands.

Raïssa Marie Louise TRAORÉ

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