Le Padem vise à promouvoir les droits des filles et garçons à une éducation fondamentale de qualité sûre et inclusive
Le Padem est un programme initié par le ministère de l’Éducation nationale sur financement de l’Union européenne (UE) pour une enveloppe globale de 13 milliards de Fcfa. Il sera mis en œuvre, durant trois ans dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et le District de Bamako, par le consortium Save The Children international Mali, le Conseil et appui pour l’éducation à la base (CAEB), l’Association malienne pour la survie au Sahel (AMSS) et l’ONG Cordaid. L’initiative vise à assurer une éducation inclusive aux jeunes filles et garçons.
Selon Olivier Lefay, le Padem vise à promouvoir les droits des filles et garçons à une éducation fondamentale de qualité sûre et inclusive, dans un environnement protecteur. Ainsi, de janvier 2025 à décembre 2028, le projet propose une réponse holistique et intégrée aux défis du secteur éducatif malien en abordant des questions d’accès, de qualité, de gouvernance et de la santé scolaire. «Le programme cible 120.000 enfants dont 50% filles du fondamental de la tranche d’âge de 6 à 15 ans», a-t-il précisé.
Le directeur pays de Save the Children a expliqué que le Padem est un renouvellement d’engagement de son institution pour aider les enfants à exploiter leur potentiel en leur permettant de grandir en bonne santé, de recevoir une éducation de qualité et de rester en sécurité. Pour lui, le projet répond de manière pertinente à la situation éducative du Mali en s’attaquant aux principaux défis de l’heure.
Malgré l’augmentation du nombre d’enfants inscrits à l’école au cours des dernières décennies, Siaka Ouattara a indiqué que des problèmes liés à l’accès, à la qualité de l’enseignement et à la gouvernance demeurent, surtout dans les zones rurales et enclavées. Conscient de l’ampleur des défis et des expertises nécessaires, a-t-il ajouté, des innovations seront entreprises pour atteindre les objectifs du projet. Parmi elles, il a cité la mise en place des écoles sûres qui renforceront la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble, préalable à tout développement. Et le directeur pays de remercier l’UE pour son appui sans précédent.
Le représentant du ministre de l’Éducation nationale a souligné que cette initiative indique clairement la voie à suivre pour former le Malien nouveau compte tenu de son importance. Issoufi Arbert Bédari Touré a remercié les partenaires qui ont obtenu la confiance des évaluateurs et qui leur ont attribué la mise en œuvre de ce projet important pour le Mali, en l’occurrence le consortium. Et d’expliquer que le programme établira des plateformes de coordination, notamment le comité de pilotage, les panels de haut niveau et les visites conjointes de terrain. Tout ceci permettra d’apporter ensemble les corrections et orientations nécessaires pour la bonne marche du projet.
Il est utile de préciser que l’UE a déjà financé deux projets similaires, notamment le Projet d'appui à l'enseignement fondamental (Prof) et le Programme d’appui à l'inclusion scolaire (Pais). Le Padem est donc la suite logique de ces deux projets. Selon les initiateurs, il permettra non seulement de renforcer les acquis, mais également d’adresser les nouveaux défis et les fragilités auxquels le système éducatif fait aujourd’hui face.
Aminata SOUMAH
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