Souleymane Cissé a été récompensé au plan mondial notamment à Hollywood et au Festival de Cannes. Il a été celui qui a amené le langage de cinéma africain à l’échelle mondiale. Ce qui m’a marqué l’esprit, c’est son humidité et sa simplicité.
Malgré son statut, quand on le voyait parler ou s’amuser avec un enfant de 10 ou 16 ans, il descendait de son piédestal pour s’accorder avec cette personne et c’était du «Solo» tout craché. J’étais en admiration de sa personne. On a vécu plus de 40 ans ensemble sans la moindre anicroche encore moins se fâcher l’un contre l’autre. Il savait se retenir face à toute situation.
Penda Diakité, comédienne : «Il était notre influenceur»
Souleymane Cissé est un baobab dans le domaine du cinéma. Il est le premier qui a fait le long métrage et qui a reçu deux Étalons du Yennenga. Il a fait la promotion de son pays sur plusieurs scènes internationales.
Il a aussi suscité un éveil de conscience à travers ses films dont les thèmes restent toujours d’actualité. C’était un visionnaire qui nous a influencés. Sa présence parmi nous faisait que les gens nous écoutaient.
Idrissa Diabaté, cinéaste burkinabè : «Une bibliothèque a disparu»
J’ai fait 27 ans à Bamako et j’ai beaucoup travaillé avec Souleymane Cissé. Je prie pour que le Tout puissant lui réserve le paradis parce qu’il a beaucoup fait pour l’humanité.
C’est un père pour nous. Il aimait souvent amuser la galerie. Son mot fétiche que j’aime reprendre à mon compte était un passage du saint Coran. Il le disait pour apprécier un travail bien fait. C’est une bibliothèque qui a disparu.
Siaka Kané alias Nianakoro, acteur de cinéma : «Il s’est battu pour ce pays»
J’ai connu Souleymane Cissé en 1984. Le 7è art m’a permis de parcourir les cinq continents du monde à ses côtés. Il s’est battu jusqu’à son dernier souffle de vie pour ce pays. Il n’a jamais cessé de nous inviter à bâtir l’Afrique.
C’est pour cela que j’ai décidé de m’installer en Afrique pour contribuer à la promotion du cinéma au Mali et dans notre continent. Il a laissé un bel héritage. Souleymane Cissé m’a beaucoup aidé pendant les moments difficiles. Je souhaite le repos éternel pour son âme.
Andrey S. Diarra, réalisateur malien : «C’est un héritage culturel qui doit nous servir de boussole»
«Boua» Cissé est un guide, une référence pour tous les jeunes qui ont décidé d’embrasser ce métier. C’était quelqu’un qui nous guidait dans ce que nous devons faire. J’ai eu la chance de le côtoyer
professionnellement. Il était d’une sagesse et nous enseignait les manières de faire. Il a fédéré les jeunes à travers un collectif qui a réalisé un court métrage et ce film a été projeté au Festival de Niamina.
Ça permis de pouvoir déceler des talents qui font aujourd’hui l’unanimité au Mali voire à l’échelle internationale. C’est un héritage culturel qui doit nous servir de boussole. Il avait une dimension humaine qu’il essayait d’exploiter dans ses œuvres. Personnellement, j’ai été marqué par sa volonté de valoriser la culture malienne sur la scène internationale.
Propos recueillis par
Tiedié DOUMBIA
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