Carte nationale d’identité biométrique sécurisée : Démarrage timide à Sikasso

Sur les six machines mises à la disposition du commissariat du 1er arrondissement de police et des deux brigades de la gendarmerie, trois sont en panne. Et il faut se lever très tôt pour espérer être dans le quota du jour

Publié mercredi 01 mars 2023 à 06:16
Carte nationale d’identité biométrique sécurisée : Démarrage timide à Sikasso

En une semaine, il y eu seulement la mise à jour des données biométriques de 173 personnes

 

Les autorités maliennes ont enclenché le processus de production de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Le gouvernement a, à cet effet, lancé une grande campagne d’authentification et de mise à jour des données biométriques allant du 9 janvier au 31 mars 2023. À Sikasso, ces activités ont démarré le vendredi dernier dans les deux arrondissements de police et les deux brigades de la gendarmerie. C’est dans l’optique d’en savoir davantage sur le déroulement des activités que notre équipe de reportage a sillonné certains de ces centres.

Au 1er arrondissement de police, l’affluence est au rendez-vous. Dans la cour, des policiers demandent aux motocyclistes de veiller à la bonne disposition des motos afin d’éviter de créer le désordre au sein du commissariat. Au fond à droite, sous les arbres, un attroupement de gens attire l’attention. Hommes et femmes y sont débout.

D’autres assis. À quelques mètres de là se trouve l’équipe d’authentification et de mise à jour des données biométriques. Habillés en uniforme de la police nationale, le chef de la section carte d’identité au 1er arrondissement, l’adjudant-chef Alassane Coulibaly et son équipe, sont au four et au moulin. Ils valident les données biométriques de la population. En actualisant leurs empreintes digitales, photos et en notant les réclamations portant sur les changements de nom de famille, de profession et d’adresse. Les documents de réclamation sont joints à la fiche de réclamation et l’ensemble est envoyé à Bamako.

«Les changements concernant l’âge sont opérés au niveau du Centre de traitement des donnés d’état-civil (CTDEC) à Bamako (Korofina)», précise l’adjudant-chef. Alassane Coulibaly ajoute que du début des opérations au mercredi 22 février, son équipe a enregistré les donnés biométriques de 200 personnes. «Chaque jour, la liste est établie à partir de 6 heures du matin. Nous prenons un quota de 50 personnes tout en privilégiant les personnes âgées», indique-t-il, précisant que l’enregistrement des données biométriques se fait du lundi au samedi. 

Le centre du 1er arrondissement de police est confronté à un problème de machine, selon l’équipe. Depuis le début des activités, l’une des deux machines de mise à jour des données est en panne. Ils l’ont amené à Bamako pour réparation et jusqu’à présent la machine est toujours là-bas. L’équipe estime qu’avec les deux machines, ils allaient pourvoir enrôler 100 personnes au lieu de 50 personnes par jour.

L’adjudant-chef Alassane Coulibaly saisira l’opportunité pour inviter la population de la Cité verte du Kénédougou à sortir massivement pour valider leurs données biométriques pour pouvoir accéder à leurs cartes nationales d’identité biométrique sécurisée.

Fatoumata Diarra et Oumar Diamouténé sont venus actualiser leurs données biométriques au commissariat du 1er arrondissement. Ils s’y sont rendus dès 7 heures du matin pour s’inscrire afin de pouvoir faire partie du quota du mercredi. Se réjouissant de la tenue de la présente opération, ils saluent cette initiative des autorités de la Transition. 



Les deux brigades de gendarmerie ont eu l’initiative de collaborer afin de faire de cette mission une réussite. Pour ce faire, elles se sont regroupées au sein de la brigade de Médine. Au passage de notre équipe de reportage, l’affluence était grande. Les dispositions sanitaires contre la Covid-19 étaient prises (les kits sanitaires et l’usage des gels). «En une semaine d’opération, nous avons fait la mise à jour des données biométriques de 173 personnes», explique l’adjudant-chef Cheicknè Coulibaly.

Ce nombre, selon lui, est insuffisant comme travail abattu par les deux brigades de la gendarmerie mais à l’impossible nul n’est tenu. «Normalement notre centre devrait bénéficier de quatre machines. Malheureusement, nous travaillons avec deux machines car les deux autres sont tombées en panne et on les a amenées à Bamako pour réparation», détaille-t-il. Par ailleurs, les agents des deux brigades déplorent l’insuffisance de temps de formation nécessaire pour maîtriser la machine de mise à jour.

 Amap-Sikasso


Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso

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