C’est dans ce cadre
que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux,
Mahamadou Kassogué, a présidé, hier dans un hôtel de la place, l’ouverture de
l’atelier de validation nationale des données de l’Annuaire statistique du
secteur de la justice pour la période 2016-2021. C’était en présence du nouveau
représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement au
Mali (Pnud), Maleye Diop, et de nombreuses personnalités.
Cet atelier de validation nationale des données, sur la période
précédemment citée, est l’épilogue d’un long processus d’efforts inlassables et
d’abnégation ayant impliqué tous les acteurs du secteur de la justice.
L’objectif principal de cette dynamique était, non seulement de rendre
disponibles les données des statistiques judiciaires et des indicateurs de
performance du secteur de la justice pour tous. Mais aussi, d’asseoir, au sein
dudit secteur, une véritable culture du management éclairé des services et des
juridictions et de la recevabilité administrative.
Les données statistiques, 2016-2021, produites sur le
secteur, renseignent sur les services judiciaires et pénitentiaires, mais aussi
sur le fonctionnement des autres segments du système judiciaire.
Ainsi, les
annuaires mettent en évidence principalement les informations statistiques tels
que le nombre de dossiers entrés et jugés, par type d’infractions, par
nature et par an ainsi que les stocks de dossiers non jugés à reporter pour
l’année qui suit, le nombre de personnes en détention et les caractéristiques
de genre, d’âge et de nationalité, etc. Ces informations statistiques énumérées
sont agglomérées et ressorties dans l’Annuaire par juridiction, par maison
d’arrêt et de correction, par service, par ordre professionnel, par région
administrative, par ressort de Cour d’appel et au niveau national.
Le ministre Mahamadou Kassogué a convenu qu’il s’agit d’un
document très riche en données et indicateurs pouvant servir à toutes sortes
d’analyses, d’études et de recherches par tous les utilisateurs et
consommateurs des informations statistiques sur la justice. «Il n’est nul
besoin de rappeler ici l’importance des données statistiques pour le secteur de
la justice dans notre pays, dans la mesure où un vaste programme de réforme législative et réglementaire
est engagé afin d’accompagner le mouvement de refondation de l’état», a souligné
le chef du département de la Justice et des Droits de l’Homme.
L’appui du Pnud à cette activité s’inscrit dans le cadre de
son soutien au ministère en charge de la Justice pour la réalisation des
objectifs fixés par la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la
justice, adoptée en 2019.
Il s’accompagne aussi d’un soutien direct aux juridictions et à leurs principaux responsables – présidents, procureur et greffiers en chef- afin qu’ils utilisent ces statistiques pour mieux piloter et mesurer l’efficacité de leurs tribunaux. Maleye Diop a réitéré l’intérêt et la volonté des Nations unies de continuer à appuyer ce processus de mise en place d’un système de récolte et de traitement des données statistiques.
Jessica K. DEMBELE
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