Vie de couple : La coquetterie comme arme de séduction

Beaucoup de femmes oublient cette arme fatale après le mariage. Cette négligence est à la base de plusieurs problèmes dans le couple

Publié vendredi 02 juin 2023 à 06:33
Vie de couple : La coquetterie comme arme de séduction

Le couple doit avoir en mémoire que la séduction, la galanterie ne sont pas commodes uniquement au début des relations

 

 

Dans notre pays, un phénomène  inquiète tout le monde. C’est l’ampleur que prend le divorce. Malgré son taux élevé, il est difficile d’avoir des données fiables sur la rupture du lien matrimonial. En tout cas, plusieurs causes sont citées.  La principale cause de divorce chez nous est l’infidélité. Près de 30% des demandes de divorce font suite à une relation extraconjugale de l’un ou de l’autre conjoint.


Les problèmes de compatibilité de caractère, le manque d’attention qui culmine sur  la routine dans les rapports conjugaux, l’effort d’imagination,  la séduction au quotidien. Les causes sont nombreuses. Les hommes qui sont passés par le divorce évoquent le manque d’hygiène de leur conjointe comme facteur déclencheur de la crise. De nombreuses  femmes mariées négligent leur apparence.

Que les uns et les autres sachent que l’arme fatale de la séduction est la coquetterie. Celle-ci ne doit pas être une affaire de femme. Le couple doit avoir en mémoire que la séduction, la galanterie ne sont pas commodes uniquement au début des relations. Elles doivent être permanentes et  constantes pour nourrir la flamme de l’amour.


Cependant, il revient à la femme d’instaurer une atmosphère  de  plaisir et de bonheur. Elle doit être créative et surprenante pour séduire davantage son « homme». La femme doit avoir le souci constant de plaire à son homme, et vice versa. L’arme fatale pour séduire un homme est la coquetterie. Séduire dans un couple passe par des mots doux. Il faut savoir surprendre agréablement son époux. On ne doit pas négliger l’affection et l’attention.

 

 L’ART DE SÉDUIRE-L’enseignant à la retraite, Issa Kanssaye déclare ne pas comprendre la jeune génération. Il indique qu’avec peu de moyens et de temps, les épouses de la vieille génération savaient comment s’entretenir et entretenir leurs hommes. «Je ne suis jamais rentré à la maison et trouver ma femme dans un état dépravé. Malgré mes faibles moyens, ma femme se faisait coquette », se souvient-il.

Quand c’est comme ça, souligne notre enseignant à la retraite, l’homme a toujours envie de retourner à la maison avant le crépuscule. Une fois à la maison, la femme doit tout faire pour y maintenir son époux le plus longtemps possible. « Nous aimions ressortir, mais savions quand rentrer, car on s’attendait  à une surprise agréable. » dit-il. Le vieil éducateur indique qu’il n’arrête pas aujourd’hui de gronder ses belles filles.  « Je ne peux pas comprendre qu’avec tout ce qu’elles ont qu’elles peinent à s’entretenir. Une femme qui se néglige ne peut pas prendre soin de son homme, encore moins de son cadre de vie», explique notre vieux à la retraite.

 Il nous contera l’histoire qui a failli ruiner le mariage de son premier garçon. Ce  cadre de la banque dit ne plus reconnaitre sa femme. Celle-ci aux dires de son beau père était coquette avant  leur mariage. Une fois mariée, elle s’est complètement délaissée. Et pourtant, elle avait  deux aides ménagères à son service. Le jour fatidique qui allait sonner le glas du couple, son mari est venu à l’improviste à la maison en compagnie d ‘un collègue.  Le comble est que le mari  avait averti son épouse une heure plutôt. « Les deux collègues sont venus trouver le salon sens dessus-dessous. La maitresse de maison était affairée à défaire sa tête.

Très peu accueillante, elle sert à boire à son mari et son collègue la mine effroyable. Gêné, son époux la gronda et éclata devant l’invité.  Cette altercation  a poussé le conjoint à mettre sa femme dehors », narre notre interlocuteur. N’eut été l’intervention de son beau-père, la fille allait grossir le lot des épouses divorcées. Le vieux se souvient de la réponse que sa belle fille lui a donnée quand il lui a demandé pour quelle raison elle se néglige de la sorte.  La belle fille donna cette réponse : « Je ne peux pas penser à moi entre  le stress occasionné par son manque d’attention  et la dépression déclenchée par ses attitudes d’homme mesquin et difficile. Tout cela ne me  permet plus  de penser à lui  à plus forte raison de le séduire».

Cette dame est à l’image de beaucoup de femmes à Bamako. «Pour être coquette, il faut avoir la paix du cœur», lance Aïcha, nouvellement mariée. Notre interlocutrice révèle  qu’elle est noyée par les exigences du mariage. « Je n’arrive pas à m’en sortir. Je n’ai aucun temps pour penser à moi. Vous savez que se faire belle prend du temps », dit-elle.

 À la question de savoir ce qui lui prend du temps pour se négliger de la sorte, elle bafouille sa réponse.  Aicha explique qu’après sept mois de vie commune, son mari avoue ne plus être attiré par elle. «  J’ai l’impression qu’il me fuit. On ne peut plus discuter. Il me demande de changer alors que c’est son comportement vis-à-vis de moi  qui me désoriente. Il me fait oublier l’essentiel c’est-à-dire me faire belle comme il aime bien me voir ».

 

FAIRE DES CONCESSIONS-Après une discussion sérieuse entre le couple, chacun a accepté de faire des concessions. Le résultat est surprenant. Aicha a recommencé à séduire son homme à travers des messages doux qu’elle lui envoyait pour le faire venir à la maison. « Le premier jour, il n’a pas réagi. Je lui ai dit de rentrer que j’ai préparé son plat préféré pour le dîner.  Il n’est pas venu à temps, mais j’ai gardé mon calme. Cependant, ma satisfaction était son regard plein de désir.   En plus, il n’est plus ressorti », se souvient notre interlocutrice. Aicha,  un large sourire sur les lèvres, indique qu’après cette nuit, qu’elle savait que faire pour surprendre son homme, l’attirer dans son filet et entretenir leur amour.

 Mme Boly Ina Diallo,  pense qu’étant en couple, la séduction est possible et normale.  C’est une recommandation voire une exigence. «Non seulement cela pimente la vie de couple, mais c’est aussi bon pour le moral» témoigne-t-elle. Mme Boly n’a pas d’autre choix que de rester coquette et séduisante. «  Mon mari a beaucoup d’amis et il aime les recevoir à la maison.  Je me dois d’être à la hauteur pour ne pas décevoir mon homme. Ces amis doivent me trouver aussi séduisante que le premier jour où nous avons fait connaissance»  dit-elle. Il est nécessaire de prendre le temps de se plaire au sein du couple, mais aussi en dehors.

Pour Mme Sow Awa, tout ce qui est au fond d’une épouse se reflète à l’extérieur. «C’est aux hommes de nous aider à les séduire. Il y a des hommes peu réceptifs. Aucun compliment, on ne sait pas s’ils sont contents où pas»,  explique-t-elle.

Son mari qui assistait à notre entretien lance : « Le vrai problème est la compréhension des femmes par rapport au sujet. Aucune femme  ne se remet en question, toutes accusent le mari et l’atmosphère du mariage. En réalité, c’est le fait que vous vous délaissez, que la plus part des maris aussi commencent à chercher ce qu’ils ont vu en vous avant le mariage. Beaucoup de femmes considèrent le mariage comme un acquis, la fin d’une vie de séduction. Le mariage doit être une permanente séduction entre époux. Mes chères épouses, restez les femmes qu’on a aimées et épousées. Mais ne soyez jamais les épouses qui pensent qu’après le mariage, plus besoin de prendre soin d’elles».

Il est aussi bon que les hommes sachent que la séduction et la coquetterie ne se conjuguent pas au féminin. Nombreux sont les hommes qui pensent qu’ils n’ont pas besoin d’être regardants quant à leur propre hygiène. Cette négligence a des effets négatifs sur le couple, mais demeure un thème tabou. Ceci est un autre sujet. En attendant, mes chéries ne vous lassez pas de séduire vos hommes.  À cet effet la coquetterie est une arme fatale.

Mariam A. TRAORÉ

Lire aussi : Opération Dougoukoloko : Deux positions terroristes frappées à Koulikoro et à Mopti

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, les 24 et 25 octobre 2026, des frappes contre trois points de regroupement d’éléments terroristes dans les régions de Koulikoro et de Mopti. Ces actions, conduites avec l’appui de leurs partenaires dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, on.

Lire aussi : Lutte contre le terrorisme : Les FAMa intensifient leurs opérations sur les théâtres Est et Centre

Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l'opération Dougoukoloko..

Lire aussi : Fonction publique d'État : 1.122 emplois mis en compétition

Les concours directs de recrutement dans la Fonction publique d'Etat au titre de l'année budgétaire 2026 sont ouverts. Le ministère l'a annoncé à travers un communiqué rendu public sur ses plateformes digitales..

Lire aussi : À l'heure du Mali : Kidal ne sera jamais Canossa

L'histoire médiévale nous enseigne qu'en 1077, un empereur germanique, se sentant excommunié par le pape, s'en est allé s'agenouiller devant ce dernier à Canossa, petite ville italienne, s'avouant vaincu et demandant pardon pour que son pouvoir soit sauf. Cela après trois jours d'attente, pied.

Lire aussi : Talhandak, Kidal et Tessalit : Des positions terroristes ciblées et traitées avec précision

Engagées dans l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené ce mercredi 7 octobre 2026 de nouvelles frappes aéroterrestres décisives dans le théâtre Est, ciblant avec succès plusieurs positions stratégiques de groupes armés terro.

Lire aussi : Renforcement de la présence des FAMa à Kidal : Le Gouvernement salue une étape clé pour la souveraineté nationale

Le Gouvernement de la Transition porte à la connaissance de l'opinion que les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires russes, poursuivent le renforcement et la consolidation de leur présence dans la Région de Kidal, dans le cadre de l'opération Dougoukoloko. Ainsi, le 6 .

Les articles de l'auteur

Assainissement du secteur minier : Le gouvernement serre la vis

Annulation de permis inactifs, renforcement des contrôles et lutte contre l’orpaillage clandestin : le gouvernement entend imposer le respect des règles et faire profiter davantage les Maliens de leurs ressources minières.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié vendredi 23 octobre 2026 à 09:22

Financement de l’économie : Les ressorts d’une nouvelle dynamique

Du crédit bancaire au marché financier régional, la BCEAO diversifie les mécanismes de mobilisation des ressources. Pour le Mali, l’enjeu est de transformer ces possibilités en investissements productifs, en entreprises plus solides et en emplois durables.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 21 octobre 2026 à 08:48

Baisse des prix de la viande : Un ouf de soulagement pour les ménages

Selon le nouveau barème communiqué par l’Association des bouchers du Mali, le kilogramme de viande de mouton passe de 5.000 à 4.500 Fcfa, soit une diminution de 500 Fcfa. Celui du bœuf sans os est vendu à 3.750 Fcfa contre 4.000 Fcfa auparavant. La viande de bœuf avec os passe de 3.500 à 3.250 Fcfa le kilogramme.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 21 octobre 2026 à 08:29

Journée du géologue et du minier : Focus sur la souveraineté minérale du Mali

La 7ᵉ édition de la Journée du Géologue et du Minier, célébrée le 17 octobre 2026 au Mémorial Modibo-Keïta, a mis en lumière le rôle des compétences nationales dans la maîtrise des ressources minérales et le développement économique du Mali.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié lundi 19 octobre 2026 à 12:27

Mobile Money : Le plafond passe à 4 millions de fcfa

La Banque centrale des états de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) relève les limites de détention et de rechargement de monnaie électronique pour mieux répondre à l’évolution des usages numériques dans l’espace UMOA. Les utilisateurs de monnaie électronique pourront bientôt conserver davantage d’argent dans leurs portefeuilles numériques..

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 14 octobre 2026 à 08:33

Agriculture : Après le cercle, qui pilote ?

La suppression de la collectivité territoriale de Cercle entraîne une nouvelle répartition des compétences entre Communes, Régions et District de Bamako, avec pour défi de rapprocher davantage la décision agricole des territoires.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié jeudi 08 octobre 2026 à 08:40

Mines : Le Mali renforce ses capacités nationales

Notre pays se dote de nouveaux outils pour renforcer ses capacités à piloter et valoriser ses ressources minières et pour mieux connaître son sous-sol.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 07 octobre 2026 à 08:55

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner