Photo de famille des membres du gouvernement et diplomates accrédités au Mali
Le ministère des Affaires étrangères et de la
Coopération internationale a abrité, vendredi dernier, la rencontre entre le
gouvernement et les ambassadeurs, les représentants des organisations
internationales ainsi que les membres du corps consulaire accrédités au Mali.
Elle était présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale, Abdoulaye Diop. C’était en présence du ministre d’État,
ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel
Abdoulaye Maïga, du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le
colonel Sadio Camara et son collègue de la Communication, de l’Économie numérique
et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène.
L’objectif de ces échanges est d’informer sur les défis, le processus de retrait de la Minusma conformément à la résolution 2690 et de décliner l’appréciation des autorités de la Transition de ses évolutions. Mais aussi permettre aux diplomates de disposer des informations de première main.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale a indiqué que ce retrait doit être ordonné, sécurisé et coordonné.
En ce sens que tout doit être fait en étroite collaboration et coordination
avec les autorités maliennes pour la réussite de ce processus, a précisé
Abdoulaye Diop, affirmant que l’essentiel pour le Mali est de recouvrer sa
souveraineté et l’exercer sur l’ensemble de son territoire.
Ainsi, a-t-il fait savoir, cela passe par le
déploiement des Forces de défense et de sécurité maliennes sur tout le
territoire. «Elles doivent réoccuper
toutes les emprises, en particulier les camps libérés par la Minusma», a insisté
le ministre en charge des Affaires étrangères. Il a relevé que ce retrait a
suscité beaucoup d’appétit de certains groupes signataires et des groupes terroristes.
Selon le chef de la diplomatie malienne, cela a engendré l’intensification des
attaques terroristes contre les installations des Forces de défense et de sécurité,
leurs convois voire les populations civiles. «Ces attaques ne font que
renforcer la détermination des autorités à lutter contre le terrorisme et l’insécurité»,
a assuré Abdoulaye Diop.
MANQUE DE COMMUNICATION- S’agissant du
processus de retrait, le ministre Diop a
rappelé la mise en place d’un comité conjoint entre la Minusma et le gouvernement.
Ce comité a deux composantes essentielles; à savoir le niveau ministériel et le
niveau technique. C’est dans ce cadre que la première phase du processus a été
réalisée. Le ministre a insisté sur l’importance que le gouvernement attache au
respect du délai du 31 décembre 2023. À ce propos, le chef de la diplomatie
malienne est on ne peut plus clair : «Le gouvernement n’envisage pas
l’extension de ce délai.»
Il a soulevé des observations ayant trait à
l’autorisation donnée à certains convois de contingents de Gao vers Kidal en
appui au désengagement de la Mission, aux autorisations de vol en appui au
retrait, la question de l’importation des produits dangereux, la destruction
des munitions obsolètes et l’évacuation des milliers de conteneurs. Ce sont des
questions, a noté Abdoulaye Diop, sur lesquelles l’État est en train de trouver
des solutions.
Sur la situation spécifique de Kidal, l’orateur a poursuivi que la Minusma avait saisi le gouvernement à propos d’un plan de retrait qui devait s’achever dans la période du 15 au 30 novembre prochains. À l’issue de cela, nos autorités ont demandé un délai de 72 heures pour réorganiser et réadapter les dispositifs sécuritaires au plan de retrait de certains postes avancés de la Minusma à Kidal. Dans l’attente de la réponse de cette sollicitation, «le gouvernement a été mis devant le fait accompli par rapport à l’occupation du camp du Bataillon des Formées armées reconstituées (Batfar) à Kidal», a souligné le ministre tout en «déplorant l’abandon des unités maliennes» et l’encerclement du camp par la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) sans aucune réaction de la Minusma.
Auparavant, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait exprimé, au nom du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, la compassion de la nation malienne aux peuples frères du Maroc, de la Lybie et de la Türkiye suite aux catastrophes survenues dans ces pays. Il a également tenu à manifester la solidarité du gouvernement à la Palestine suite au conflit qui l’oppose à Israël. «Nous souhaitons que la communauté internationale puisse sortir de sa torpeur pour comprendre la gravité de ce qui se joue en Palestine», a dit le chef de la diplomatie malienne. Selon lui, il est temps de se ressaisir pour réengager un processus politique qui puisse conduire à l’établissement de deux États : la Palestine et Israël, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.
Pour sa part, en sa qualité du doyen du corps
diplomatique, l’ambassadeur
extraordinaire et plénipotentiaire de la Palestine au Mali a salué le
gouvernement d’avoir initié une telle rencontre. Hadi Shebli a dit que le temps
est arrivé de voir le changement du monde où les pays pourront exercer
pleinement leur souveraineté. Le diplomate palestinien a présenté ses condoléances
aux victimes civiles et militaires. Il a aussi évoqué la mise en œuvre de
l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Hadi
Shebli reste convaincu que la Mission respectera les clauses de la résolution
des Nations unies.
À la fin de la rencontre, l’ambassadeur de la République du Tchad au Mali a confié à la presse que le corps diplomatique a eu droit à toutes les explications. Et au retour, a expliqué Mme Kalzeube Neldikingar, les diplomates ont eu des réponses à toutes leurs préoccupations. Selon la doyenne des ambassadeurs africains, cet exercice permettra à chacun de rendre compte sur la situation réelle du Mali à son gouvernement.
Namory KOUYATE
La 3è édition du Colloque international sur le thème «Décentralisation et le développement durable en Afrique» s'est ouverte, hier à la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP). Organisé par l'Université Kurukanfuga de Bamako (UKB) à travers son Centre d’excellence de.
Dans le but de promouvoir le mérite, célébrer l’excellence scolaire et encourager les élèves à redoubler d’efforts, les autorités de Sikasso ont rendu un hommage bien mérité aux trois premiers du DEF et du baccalauréat de l’académie d’enseignement de Sikasso. C’était le mercred.
«Une battante humaniste». C’est le titre du livre autobiographique du médecin Général de brigade Kani Diabaté Coulibaly. L’ouvrage a été présenté au grand public, mercredi dernier à la Maison de la presse. C’était à la faveur d’une conférence de presse animée par l’auteure, .
À une époque où la mondialisation tend à uniformiser les cultures, la littérature africaine demeure un puissant levier de préservation et de valorisation de l’identité du continent. Les écrivains africains, par leurs mots et leurs œuvres, s’efforcent de redonner à la langue, à la mém.
La région de San a enregistré d'importantes précipitations entre le 15 juillet à 6 heures et le 16 juillet 2026 à 6 heures, selon les données communiquées par le Directeur régional de l'Agriculture de San, Justin Diallo..
Les Forces armées maliennes (FAMa) poursuivent leurs opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national. Dans ce cadre, elles ont mené, avec l'appui de leurs partenaires, plusieurs frappes ciblées contre des groupes armés terroristes dans les localités de Diaba.