Le Cinsere-ANR souhaite une attention particulière à des mesures et actions stratégiques qui pourraient être les plus connues du grand public
C’était dans la salle de conférences de son département, en présence du coordinateur général du Cinsere-ANR, Amadou Tiéoulé Diarra et de toute son équipe. Au cours de la rencontre, le coordinateur général a indiqué qu’il a voulu cette session de consultation pour prêter une attention particulière à des mesures et actions stratégiques qui pourraient être les plus connues du grand public.
En ce qui concerne ce département, a ajouté Amadou Tiéoulé Diarra, il s’agit de la simplification et de la digitalisation de toutes les procédures et démarches administratives. Et cela, en lien avec les recommandations des ANR. Selon lui, les premiers âges des travaux avec l’Administration ont parfois fait l’objet de couacs non souhaités. Me Diarra d’affirmer ceci : «Nous sommes à présent à la recherche de la perfection d’une doctrine de l’organisation et des méthodes de nos interactions avec l’administration». Il s’est réjoui que des progrès apparaissent de plus en plus dans les actes de l’Administration.
Pour sa part, le rapporteur général du Cinsere-ANR a expliqué que les citoyens devraient avoir accès à des documents administratifs en ligne comme le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, l’avait bien annoncé lors de sa visite à Sikasso. «L’idée, c’est de vérifier si ces services ont été effectivement digitalisés. Donc, on a eu différentes informations relatives à ce qui est digitalisé au niveau des Impôts, du Trésor, des Douanes…», a souligné Dr Bougouna Sogoba. Pour lui, avec ces éléments, il ne reste que de vérifier sur le terrain, la manière dont les usagers ont accès aux plateformes digitales et aux documents administratifs.
Satisfait de la rencontre avec le ministère chargé de la Refondation, le rapporteur général a fait savoir que l’équipe du Cinsere-ANR a eu différentes informations sur la digitalisation opérationnelle, mais aussi sur le comité technique mis en place par décret présidentiel. À son avis, cette équipe est spécialisée dans le suivi des décisions relatives à la digitalisation des procédures administratives.
Il a reconnu que beaucoup de services restent à digitaliser. «Nous voudrions un calendrier, un plan d’actions qui nous permet de vérifier à chaque pas posé, quelle est l’évolution dans la digitalisation de l’administration», a noté Dr Sogoba. Il est convaincu que cette digitalisation devrait permettre également d’augmenter les revenus du pays. L’argent ne devrait plus passer par les mains, mais devrait être transmis directement à partir des connexions internet ou sur des systèmes de transfert monétaire des sociétés de téléphonie, a-t-il fait remarquer. Bougouna Sogoba a indiqué que cela va lutter contre la corruption et éviter les influences.
Par ailleurs, le conseiller technique du ministre de la Refondation de l’État a cité les services qui sont parvenus à ce jour à matérialiser l’engagement présidentiel. Il s’agit du Trésor, de la direction générale des Impôts, de la direction générale des Douanes, de la direction générale des Domaines et du Cadastre.
À ceux-ci, s’ajoutent la direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, des missions diplomatiques et postes consulaires et l’Agence nationale pour l’emploi. Sory Ousmane Koïta a noté que d’autres solutions sont en voie d’opérationnalisation pour la gestion de l’état civil, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, la gestion des ressources humaines de l’État et des collectivités territoriales.
Namory KOUYATE
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