Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a reçu en audience, le 16 octobre au palais de Koulouba, le nouveau bureau du CNJ, conduit par son président, Sory Ibrahim Cissé. C’était en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. L’audience à l’allure d’une séance de travail, a été mise à profit pour présenter le bureau élu de cette faîtière et les grandes lignes de son plan d’actions.
À la fin de l’audience, le leader de la jeunesse malienne a affirmé à la presse que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la présentation de la nouvelle équipe du CNJ. Sory Ibrahim Cissé a saisi cette opportunité pour partager les grandes lignes du plan d’actions de son équipe et prendre les instructions et orientations du Président de la Transition, afin que les jeunes puissent jouer pleinement leur rôle dans notre pays. «Comme nous sommes en train de le faire sur le terrain, c’est pour venir réaffirmer au Chef de l’État, l'engagement et le soutien de la jeunesse malienne pour la réussite de notre mission», a souligné le président du CNJ.
Selon lui, le combat que mène le Mali en matière de lutte contre le terrorisme est celui de la jeunesse. «Nous sommes en première ligne, parce que nous devons être là pour soutenir nos institutions et les protéger…», a indiqué Sory Ibrahim Cissé, ajoutant qu’il a donné l’instruction dans ce sens à tous les démembrements du CNJ représentés dans les 815 communes et 19 régions du pays plus le District de Bamako. Le premier responsable de la jeunesse malienne est persuadé que le Président Assimi Goïta a déjà tracé la vision. À son avis, il reste à cette couche juvénile de la société d’accomplir son devoir de génération. Par ricochet, Sory Ibrahim Cissé a exhorté les jeunes à travailler avec les institutions et les départements pour rendre opérationnelle cette vision.
«Nous sommes très résilients. Nous allons montrer à l’ennemi que nous sommes prêts et engagés. Nous n’allons pas nous décourager, parce que nous savons que l’avenir de notre pays en dépend», a-t-il renchéri. Le CNJ, par la voix de son leader, se dit prêt à se battre et à se sacrifier pour l’avenir. Sory Ibrahim Cissé a salué les réformes engagées par le ministre chargé de la Jeunesse en vue de redorer le blason de ce secteur.
Dans le cadre de la célébration de l’Année de la culture, le président Cissé a révélé que sa faîtière est mobilisée par le port des tenues traditionnelles lors des différentes cérémonies.
Sory Ibrahim Cissé a, par ailleurs, expliqué le plan d’actions du CNJ qui s’articule, entre autres, autour du renforcement des capacités des jeunes pour relever les défis actuels de lutte contre l’extrémisme violent à travers des campagnes de sensibilisation et d’information ainsi que la mobilisation de la jeunesse aux côtés des institutions de la République. S’y ajoutent les efforts de communication pour stopper la consommation des stupéfiants.
Namory KOUYATE
La rencontre de Bamako va permettre de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens techniques, financiers, juridiques et humains nécessaires à son développement.
À la place des statues des explorateurs et des gouverneurs du Soudan français, se trouvent désormais celles des résistants à la pénétration coloniale et des figures emblématiques de notre Armée.
Il est bien loin ce temps où Radio Mali et L’Essor mobilisaient seuls tous les sens des citoyens maliens et façonnaient l’opinion. Jusqu’en 1983, lorsqu’ils furent rejoints par la télévision nationale. La nouvelle venue ne faisait qu’agrandir la famille des «médias publics»..
Dans un environnement informationnel en constante mutation, démêler le vrai du faux est devenu un enjeu majeur. Et ce combat contre la désinformation nécessite obligatoirement le respect des principes du journalisme..
Les médias traditionnels ou classiques prennent le temps de recouper l’information avant de la diffuser. Tel n’est pas forcément le cas des nouveaux acteurs du métier appelés «vidéoman» qui, à la recherche de buzz et de sensation forte pour se faire plus d’audience, tombent facilement .
Dans les lignes qui suivent, nos deux interlocuteurs se sont prononcés sur les rôles de l’Essor et de l’ORTM dans l’ancrage institutionnel de notre pays, leur adaptation à l’évolution numérique, les défis et la contre-attaque dans le cadre de la guerre informationnelle.