Meeting des partis politiques au Palais de la culture : Rendez-vous manqué

Craignant un affrontement entre deux camps adverses, les forces de maintien d’ordre ont verrouillé l’accès au Palais de la culture où plusieurs partis politiques s’étaient donnés rendez-vous pour exprimer leur position sur des sujets concernant la vie de la nation

Publié lundi 05 mai 2025 à 07:10
Meeting des partis politiques au Palais de la culture : Rendez-vous manqué

Des manifestants vident les lieux

 

Une centaine de partis politiques avaient prévu d’organiser un meeting d’information sur la relecture de la Charte des partis politiques, samedi dernier, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba. Mais l’accès des lieux a été interdit par les forces de maintien d’ordre qui craignaient des affrontements entre les militants de ces formations politiques et un groupe de personnes de la société civile qui avaient investi le palais dans l’intention d’empêcher le meeting. 

Samedi entre 14h et 15h, au moment où les deux camps étaient sur le point d’en découdre, les forces de l’ordre sous la conduite du directeur régional adjoint de la police, le contrôleur principal Daouda Diarra, ont demandé à tout le monde de vider les lieux. Les organisateurs du meeting et leurs militants ont tout de même passé un bon moment devant le Palais de la Culture pour manifester leur mécontentement et faire passer des messages devant de nombreux journalistes qui avaient fait le déplacement.


«Le respect de la Constitution, le retour à l’ordre constitutionnel, l’organisation des élections», étaient, entre autres messages véhiculés par les manifestants.     Pour essayer de comprendre cette pagaille, nous avons approché le directeur général par intérim du Palais de la Culture. «Il y a un meeting qui a été prévu dans la grande salle Bazouma Cissoko, mais depuis vendredi soir des mouvements ont été observés. Des jeunes se sont déclarés opposés à l’activité. Ce samedi, les organisateurs du rassemblement ont fait face à une opposition farouche de ces jeunes de la société civile.

 C’est la raison pour laquelle, les forces de l’ordre ont décidé de faire évacuer les lieux en commun accord avec la direction du palais de la Culture et les initiateurs du meeting», a expliqué Moussa Diallo. «Cette évacuation a été faite dans le souci de protéger l’édifice et les Maliens. Il fallait à tout prix éviter un bain de sang», a-t-il dit. Quand les deux parties se font face, il y a une forte probabilité d’affrontement, a-t-il fait savoir.

Pour le directeur régional adjoint de la police, à chaque fois qu’il y a un évènement, les forces de sécurité prennent des dispositions afin que l’ordre soit maintenu. «C’est le cas le samedi dernier. Il y a eu un déploiement dans le but de sécuriser le meeting au Palais de la Culture.

 Nous nous sommes rendus compte que les tensions montaient et nous avons jugulé les premières tentatives depuis les portails. La rentrée était conditionnée à des fouilles systématiques de tous ceux qui voudraient y intégrer. Ce qui a été fait par nos hommes avec professionnalisme», a expliqué le contrôleur principal Daouda Diarra.  
L’officier supérieur a assuré que la police, dans le souci de préserver l’ordre public et la quiétude, a fait en sorte que des individus qui étaient dans l’enceinte du palais de la Culture soient invités à sortir. «C’est ce qui a été fait», a précisé le contrôleur principal de police. Pour qui chacun dans les activités quotidiennes des organisations politiques doivent respecter le règne de l’ordre.


Il s’est dit convaincu qu’il n’est pas bon de faillir à l’ordre public. Et de rappeler la mission régalienne des forces de l’ordre qui est de protéger les personnes et leurs biens. «À chaque fois que l’ordre public est menacé, notre devoir est de veiller», a insisté le contrôleur principal Daouda Diarra, soutenant que pour cette quiétude, il n’y a pas de partie prise. 
Un opérateur économique croisé sur le lieu estime que ce meeting n’a pas lieu de se tenir. «Notre pays n’a pas besoin de ça, parce qu’il est en crise par une guerre qui a nous été imposée», a-t-il rappelé. Par contre, un militant d’un parti politique pense qu’il est temps que les autorités organisent les élections pour que notre pays puisse sortir de cette phase de Transition pour entamer son développement avec la participation de tous ses fils.   

Namory KOUYATE

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Processus de paix et de réconciliation : La CAFO lance sa campagne d’information et de sensibilisation

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo) a placé l’évènement sous le thème : «femmes et réconciliation : actrices de paix et de cohésion nationale»..

Par Namory KOUYATE


Publié mardi 17 mars 2026 à 08:27

Kouyaté Goundo Sissoko, présidente de la Cafo : « Les femmes sont des actrices et forces de proposition »

A l’instar des autres pays à travers le monde, le Mali célèbre la Journée internationale de la femme, le dimanche prochain. C’est dans cette mouvance de célébration du 8 mars que la présidente de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo), Mme Kouyaté Goundo Sissoko, nous a accordé une interview dans laquelle, la spécialiste des questions de genre, de changement climatique et de résilience.

Par Namory KOUYATE


Publié vendredi 06 mars 2026 à 08:44

Dr Fodié Tandjigora à propos de l’Année de l’éducation et de la culture : «Nos programmes d’enseignement peuvent être bien nourris par nos contenus culturels»

L’enseignant-chercheur, sociologue de son état à l’université Yambo Ouologuem de Bamako nous livre son analyse, dans cette interview qu’il nous a accordée, en se focalisant sur les valeurs endogènes pour bâtir le Mali Kura. Dr Fodié Tandjigora, en sa qualité de spécialiste des questions de changement social, opte également pour le non-rejet systématique de la culture d’autrui.

Par Namory KOUYATE


Publié jeudi 05 mars 2026 à 08:49

Remise de vivres : Le CDM au chevet des nécessiteux

Le Collectif pour la défense des militaires (Cdm) a procédé, hier à la mosquée de Fadjiguila en Commune I du District de Bamako, à la remise de kits alimentaires aux fidèles musulmans. La cérémonie présidée par le secrétaire général du Cdm, Younouss Soumaré, avait pour parrain Fassalouma Keïta dit Bemba national..

Par Namory KOUYATE


Publié lundi 02 mars 2026 à 09:10

Enseignement supérieur au Mali : À l’aune de la Refondation de l’État

Le maître de conférences à l’Université Yambo Ouologuem de Bamako (UYOB) diagnostique l’enseignement supérieur au Mali, en évoquant les contraintes liées à la création de l’Université, au passage du système Licence-master-doctorat (LMD) et à son adaptation au contexte de renouveau. Dr Moriké Dembélé propose ses recettes pour relever ce secteur.

Par Namory KOUYATE


Publié mercredi 25 février 2026 à 08:55

Concertations sur les conditions de création des partis politiques : Un appel à l’apaisement et à l’inclusion

Dans son discours de nouvel an, le 31 décembre 2025, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a déclaré que l’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution du 22 juillet 2023..

Par Namory KOUYATE


Publié mardi 24 février 2026 à 08:44

SIGRH : Au-delà du délai de grâce

Le processus de l’enrôlement des agents au Système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités (SIGRH) s’est étendu de mai 2022 à septembre 2024. En 2026, il se poursuit encore en vue de réduire considérablement les contestations à propos des 36.151 travailleurs «fictifs». Tel est l’un des challenges du nouveau ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Yaya Gologo.

Par Namory KOUYATE


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:40

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner