#Mali : Saison des pluies : La ruée vers les imperméables

Ces combinaisons ou manteaux en plastique permettent de se protéger de la pluie. C’est un vrai confort pour ceux qui ne se déplacent pas en véhicule en cette période d’hivernage

Publié mercredi 14 août 2024 à 17:10
#Mali : Saison des pluies : La ruée vers les imperméables

 Grâce à cet équipement de protection, motocyclistes, conducteurs de moto taxi ou de tricycle «Katakatani» arrivent à rouler sous la pluie

 

Vendredi 12 juillet dernier, il est 11 heures, une forte pluie arrose le District de Bamako. Au quartier Daoudabougou en Commune V où nous nous trouvons, le déluge ne semble pas s’arrêter de sitôt. Aux alentours de l’ambassade d’Algérie, des piétons se ruent sur les vendeurs d’imperméables pour se protéger de la pluie. Les clients ont le choix entre le manteau ou la combinaison (chemise et pantalon).

La plupart des motocyclistes qui passent devant nous portent un  imperméable. Ceux qui n’en ont pas s’arrêtent au niveau des revendeurs pour s’en procurer. Les motocyclistes, les conducteurs de moto taxi ou de tricycle «Katakatani» apprécient particulièrement cet équipement de protection car, malgré la pluie, la plupart sont obligés de tourner en ville pour joindre les deux bouts. C’est le cas d’Adama Maïga.

Conducteur de moto taxi depuis maintenant trois ans, il est convaincu des bienfaits du port de cet équipement de protection en cette période.

Une dame s’invite dans le débat et demande à tous les conducteurs de se doter d’un imperméable supplémentaire pour le client. Mais Amadou Coulibaly, un conducteur de moto taxi, botte en touche la question, en disant qu’il n’a pas d’argent pour acheter un imperméable. Son collègue Moussa n’est pas d’accord avec lui. Il le traite d’avare. 

Sous la pluie, le jeune Ousmane Diallo s’active sur la chaussée pour proposer des imperméables à des usagers de la circulation. Lui-même est vêtu d’un imperméable manteau. La marchandise sur la tête, il fait des va-et-vient à la recherche des clients. Ce jour-là, le jeune homme avait déjà vendu deux imperméables à 8.000 Fcfa, soit 4.000 Fcfa l’unité. «Cette année, le marché des imperméables est un peu lent par rapport à la saison dernière. Les gens se plaignent de la cherté de nos articles», explique-t-il.

Moussa Sidibé et Madou Tounkara, deux autres vendeurs d’imperméables que nous approchons, proposent plusieurs modèles de couleurs différentes. D’après eux, les prix varient, selon le modèle et la qualité. «C’est de 2.000 à 6.000 Fcfa», disent-ils. Dans un marché de Daoudabougou, une vendeuse d’imperméables hèle les clients, particulièrement, les ménagères. «Je pense qu’elles ont besoin des imperméables pour faciliter leurs courses», soutient-ellle.

 

DES MALADIES ALLERGIQUES- À Sogoniko en Commune VI du District de Bamako, au bord de la route près de la gare routière, une jeune mère, toute mouillée, essaye de protéger par son corps son nouveau-né qu’elle  était en train d’allaiter sous la pluie. Elle regrette d’avoir laissé son imperméable à la maison. «Ce matin en sortant de mon domicile, il n’y avait pas de nuages, mais quand je suis arrivée au Centre de santé de référence (Csref) de la Commune VI, il a commencé à pleuvoir. En cette période, je conseille à tout le monde de se promener avec un imperméable pour ne pas vivre mon cas», confie-t-elle.

Dr Salif Koné, spécialiste des maladies respiratoires (pneumo-phtisiologue) au Centre hospitalier universitaire (CHU) du Point G, explique que lorsque la pluie trempe des personnes allergiques, elles peuvent contracter des maladies de la peau. Pour le tabacologue, la fraicheur provoquée par la pluie peut être à l’origine de crise d’asthme ou de drépanocytose. Il peut également provoquer d’autres allergies respiratoires. Selon la sage-femme Lala Haïdara, les personnes exposées à la pluie peuvent attraper des maladies infectieuses comme le rhume et la toux qui peuvent provoquer la fièvre, les courbatures ou des maux de tête.

Aminata SOUMAH

Lire aussi : Mopti : Validation du plan de contingence multirisques

La salle de conférence du centre Jean Bosco de Sévaré a abrité le vendredi 24 juillet 2026 dernier, l’atelier régional de validation du plan de contingence multirisques 2026-2027 de la Région de Mopti..

Lire aussi : Bandiagara : «Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous»

À l’instar des autres régions du Mali, celle de Bandiagara a officiellement lancé, samedi 25 juillet, la 32è Campagne nationale de reboisement couplée à la 2è édition des Journées citoyennes autour du reboisement et de la lutte contre la dégradation des terres..

Lire aussi : Diafarébé et Nouh Bozo : Les FAMa au secours des populations

Les Forces armées maliennes (FAMa) poursuivent leurs actions de soutien aux populations vivant dans les zones confrontées à des difficultés d'approvisionnement..

Lire aussi : Politique monétaire de l’UMOA : La Bceao prend langue avec les journalistes économiques

Après deux jours de travaux, le séminaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à l’intention des journalistes économiques de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) s’est achevé sur une note de satisfaction. Les participants ont salué la qualité des éc.

Lire aussi : Réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales : Une session d’information et de sensibilisation à sikasso

La cérémonie d’ouverture de l’atelier régional d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales a été présidée, samedi par le directeur de cabinet du gouverneur de la région, Bernard Coulibaly. C’était en présence.

Lire aussi : Mèches perruques : A la pointe du fashion

Les femmes raffolent de perruques pour des raisons économiques et esthétiques. Les mèches brésiliennes qui ne sont pas forcement accessibles à la bourse de la Malienne moyenne sont les plus prisées.

Les articles de l'auteur

Gestion de crises et catastrophes : L’UNICEF offre des intrants aux populations exposées

Cette action s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre l’Unicef et la DNDS en appui aux efforts de préparation et de réponse aux urgences, notamment dans le contexte de la crise actuelle que traverse le Mali.

Par Aminata SOUMAH


Publié vendredi 08 mai 2026 à 10:24

Promotion du volontariat: Près de 2.000 volontaires déployés dans le pays

Le Centre national de promotion du volontariat au Mali (CNPV) a tenu, hier dans ses locaux, la 14ᵉ session de son conseil d’administration. La cérémonie était présidée par le ministre chargé de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, en présence du directeur général du CNPV, Ousmane Sina Diallo..

Par Aminata SOUMAH


Publié vendredi 17 avril 2026 à 08:15

EPHP Smart School : La première promotion sur le marché de l'emploi

L’École des hautes études pratiques (EPHP Smart School) a célébré, samedi dernier dans un hôtel de la place, la sortie de sa première promotion.

Par Aminata SOUMAH


Publié jeudi 09 avril 2026 à 13:34

Santé de la reproduction et VBG : Garantir l’accès aux services intégrés

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Mali, avec le soutien de l’ Agence coréenne de coopération internationale (Koica), a organisé, mercredi dernier dans un hôtel de la place, sa première session d’apprentissage nationale sur le programme d’appui aux pays fragiles et touchés par un conflit (CFP)..

Par Aminata SOUMAH


Publié lundi 30 mars 2026 à 08:14

«Sunkalo Solidarité»: Des vivres offerts à 20 centres d'accueil pour enfants

Le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a remis, samedi dernier à la Cité des enfants, des dons en vivres et non vivres à 20 centres d’accueil et de placement pour enfants du District de Bamako..

Par Aminata SOUMAH


Publié mardi 17 mars 2026 à 08:57

Accès aux documents administratifs : Le soulagement des femmes et enfants vulnérables

L’éloignement des centres administratifs, la complexité des procédures et parfois le manque d'informations créent une barrière invisible entre l'administration et les administrés vulnérables..

Par Aminata SOUMAH


Publié mardi 10 mars 2026 à 08:51

Autostop : Plus de peur de l’inconnu

Jusqu’à une certaine époque, le phénomène qui relevait simplement d’une générosité des usagers à rendre service aux piétons, était sans grand danger. Dans le contexte actuel, le risque encouru est réel.

Par Aminata SOUMAH


Publié mardi 24 février 2026 à 08:32

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner