L’initiative a été mise en œuvre avec un slogan évocateur : «Je suis
un être humain, je vis avec un handicap et alors ? ». C’était
sous la présidence du chargé de mission au ministère de la Santé et du
Développement social, Modibo Coulibaly, en présence de la présidente de
l’ACAPH-HINESO, Mme Kadidiatou Coulibaly, du coordonnateur chargé des questions
de santé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mufuta Gabriel, et
de la marraine et directrice exécutive de l’Association femmes leadership et
développement durable (AFLED), Mme Mariam Diallo Dramé. La présidente de
l’ACAPH-HINESO a rappelé que selon une étude de l’Organisation mondiale de la
santé (OMS), plus d’un milliard de personnes, soit 15% de la population
mondiale, vivent avec un handicap. «Ce que nous cherchons aujourd’hui, c’est de
faire entendre une voix. Une voix qui nous rappelle que toute personne, peu
importe son état de santé ou son genre, mérite dignité, respect et protection»,
a-t-elle dit.
Mme
Kadidiatou Coulibaly a aussi souligné que les personnes en situation de handicap
font face à des obstacles quotidiens pour s’intégrer pleinement dans la société
et accéder à une vie professionnelle épanouie. Pour elle, lorsqu’il s’agit des
femmes handicapées, les défis sont multiples. «Elles subissent une double
discrimination liée au genre et à leur handicap», a-t-elle déclaré, avant
de remercier la CICR pour son soutien financier et logistique.
Pour
Mufuta Gabriel, le conflit a accru dans notre pays la vulnérabilité des
personnes en situation de handicap (estimée, selon l’OMS, à plus de 3,3
millions de personnes et 111.977 auraient besoin d’appareillage orthopédique),
particulièrement au nord et au centre du pays et dont l’accès aux Centres de
réadaptation physique est difficile. Le coordonnateur chargé des questions de
santé du CICR a fait remarquer qu’il existe huit centres d’appareillage
orthopédique au Mali dont cinq sont fonctionnels grâce au soutien de son
organisation humanitaire. Il s’agit du Centre national d’appareillage
orthopédique du Mali (CNAOM), du Centre Père Bernard Verspieren (CPBV) et des
Centres régionaux d’appareillage orthopédique et de rééducation fonctionnelle
(CRAORF) de Gao, Tombouctou et Mopti.
Modibo Coulibaly a remercié les responsables de l’ACAPH-HINESO pour l’initiative qui, selon lui, constitue une opportunité pour la vulgarisation de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée le 13 décembre 2006 par les Nations unies et ratifiée par notre pays. Mais aussi des textes législatifs nationaux, notamment la loi n° 2018-27 de 12 juin 2018 relative au droit des personnes handicapées. Le chargé de mission a ajouté que le Mali a inscrit dans ses préoccupations la mise en œuvre de cette convention dont l’objet est de promouvoir, protéger, assurer la jouissance de tous les droits et libertés fondamentales des personnes vivant avec le handicap et promouvoir le respect de leur dignité universelle. Modibo Coulibaly a indiqué que les personnes handicapées sont prises en compte aussi dans la nouvelle Constitution.
Sinè TRAORE
Dans les lignes qui suivent, la 5è vice-présidente du Conseil national de Transition (CNT) évoque le rôle des femmes parlementaires dans le processus de refondation en cours dans notre pays. Mme Diarra Racky Talla revient également sur l’application de la loi 052 depuis le début du processus.
La diplomatie proactive adoptée par les autorités de la Transition se fait avec une pleine implication des femmes. Le poste stratégique du Conseiller diplomatique du Chef de l’État est aujourd’hui occupé par une femme et quatre autres dames sont à des postes d'ambassadeur à l'étranger. S.
Il s’agit notamment des progrès dans l’application de la loi 052 relative à la promotion du genre dans les fonctions nominatives et électives, et de la promulgation du Code de procédure pénale dont l’application correcte pourrait contribuer à réduire certaines injustices.
A l’instar des autres pays à travers le monde, le Mali célèbre la Journée internationale de la femme, le dimanche prochain. C’est dans cette mouvance de célébration du 8 mars que la présidente de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo), Mme Kouyaté Goundo Sissok.
Dans la mise en œuvre de la vision refondatrice du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, les femmes se présentent comme des modèles incontournables. Elles incarnent la mémoire vivante du pays et la résilience du foyer face aux changements socio-politiques..
Dans cette interview, l’écrivaine Fatoumata Keïta évoque les grandes avancées du processus de refondation, déclenché par les autorités du pays. La figure emblématique de la littérature malienne met en lumière, le rôle crucial des femmes et dénonce les obstacles qui freinent leur .