Un paysan laboure son champ
À la date du 30 juillet dernier, plus de 14.810 hectares (ha) ont été cultivés dans l’ensemble de la région, précise le technicien de l’agriculture. Il s’agit de 1.760 ha de riz irrigués, de 6.000 ha de riz cultivés dans les zones de submersion libre, de 5.000 ha de mil, de 1.500 ha de sorgho et de 550 ha nièbé. Les prévisions sont de 83.840 hectares pour une production attendue estimée à 110.140 tonnes. L’année dernière, 67.387 tonnes (toutes spéculations confondues), ont été produites sur une superficie de 20.300 hectares cultivés sur les 47.870 prévus. Les besoins céréaliers de la région sont estimés à 160.194,9 tonnes.
Ces superficies labourées sont jugées inférieures à celles de l’année dernière à la même période. Cette situation s’expliquerait, selon les paysans, par le problème de ravitaillement en carburant, le manque de semence, le démarrage tardif de la campagne à cause des quantités insuffisantes de pluie enregistrées... Les premières pluies ont été enregistrées durant la deuxième décade du mois de juin alors que l’an dernier c’était vers la troisième décade du mois de mai.
En effet, les quantités de pluies tombées dans les trois cercles de Gao sont inférieures à celles de l’année passée à la même période. À la date du 26 juillet dernier, le Cercle de Gao a enregistré 60 mm de pluies en sept jours contre 102 mm en neuf jours l’année dernière. S’agissant du Cercle de Bourem, il a reçu 31 mm de pluies en deux jours contre 71 mm en cinq jours, il y a un an. Le Cercle d’Ansongo a enregistré 62 mm de pluies en huit jours, l’année passée, contre 37 mm cette année.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
Adoptée en 2006 pour donner un nouveau souffle au développement agricole du Mali, cette loi a consacré plusieurs principes majeurs, notamment l’accès équitable aux ressources foncières et la prise en compte des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables dans l’accès aux terres agricol.
Elles sont des millions à cultiver, transformer et commercialiser les produits qui arrivent chaque jour sur les marchés. Pourtant, celles qui portent une grande partie de la production alimentaire restent confrontées à un défi majeur : l’accès à des terres sécurisées.
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Au marché « Bougouni Place », l’arachide domine largement les étals et les transactions. Malgré un approvisionnement plus important cette semaine, les prix ont fortement augmenté. Le sac de 100 kg se négocie entre 27.000 et 28.000 Fcfa, tandis que celui de 50 kg coûte entre 13.500 et 14.00.