Responsables de la Ccim du District de Bamako et opérateurs économiques lors de la présentation des résultats provisoires de l’enquête
Cependant, une constatation importante est que
la majorité des commerçants étrangers (61%) ne sont pas enregistrés au Registre
de commerce. Le taux d’immatriculation le plus élevé est observé au marché de
Médine (69%), tandis que le taux le plus faible est enregistré aux Halles de
Bamako (4%). La majorité des immatriculations sont des sociétés à
responsabilité limitée (Sarl) représentant 79%.
Ces données ont été
présentées lors de l’atelier de validation de l’étude sur la présence des
commerçants étrangers dans les marchés du District de Bamako, qui s’est tenu
vendredi dernier au siège de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali
(Ccim). Les travaux étaient dirigés par le président de la Chambre de commerce
et d’industrie du District de Bamako, Arouna Kanté, en présence du secrétaire
général de la Ccim, Mahamadou Sanogo, du président de l’Assemblée permanente
des chambres des métiers du Mali (Apcmm), Mamadou Minkoro Traoré, ainsi que
plusieurs acteurs du commerce et des services techniques.
La Ccim a initié cette
étude dans le contexte spécifique du District, où la présence de commerçants
étrangers, bien que limitée en nombre, est fortement ressentie en raison de
leur implication prédominante dans divers secteurs du commerce, notamment le commerce
de gros et de détail. Cette influence est d’autant plus perceptible que le
Mali, un pays à faible niveau d’industrialisation, n’est pas producteur de
nombreux biens industriels, rendant l’impact de l’offre étrangère unique en son
genre.
L’objectif principal de
cette étude est de dresser un état des lieux précis de la présence et de
l’impact des commerçants étrangers au Mali. À cette fin, elle cherche à
identifier les zones spécifiques d’activité de ces commerçants sur les marchés
de Bamako, à estimer leur nombre et à évaluer l’impact de leurs activités sur
l’économie nationale. Elle vise également à formuler des recommandations
stratégiques pour une meilleure gestion de cette situation, en tenant compte de
ses implications socio-économiques.
L’étude fournit des
informations détaillées sur la présence des commerçants étrangers, en se
concentrant sur divers aspects tels que la nationalité des commerçants, leur
immatriculation, le type d’immatriculation, l’ancienneté de leurs entreprises,
les articles commercialisés, le chiffre d’affaires, le nombre d’emplois créés,
leur contribution à l’économie nationale, les raisons du choix du Mali, la
collaboration avec les commerçants locaux.
Le président de la Chambre
de commerce et d’industrie du District de Bamako a expliqué que depuis un
certain temps, la question de la présence des commerçants étrangers dans les
marchés de Bamako était soulevée dans notre pays. C’est pourquoi, dira-t-il, la
Ccim a décidé de mener une étude pour diagnostiquer cette problématique et
évaluer son impact réel. «Aujourd’hui, il est évident que les étrangers sont
largement présents dans nos marchés, notamment dans les secteurs du commerce de
gros et de détail, ce qui influence grandement notre économie locale. C’est
pourquoi la Ccim a initié cet atelier afin d’approfondir cette question, compte
tenu de son importance», a déclaré Arouna Kanté.
Pour le secrétaire général
de la Ccim, dans le cadre de l’accompagnement des opérateurs économiques, il
est impératif que sa structure maîtrise son environnement. «Nous avons prévu
dans notre programme d’activités cette année d’examiner la situation des
commerçants étrangers qui opèrent sur les marchés de Bamako afin de comprendre
leur impact sur les activités commerciales», a-t-il souligné, ajoutant que
l’objectif final est d’établir un état des lieux des commerçants étrangers dans
les marchés du District de Bamako, de formuler des recommandations et d’aider
les autorités dans leur prise de décision.
«Parce qu’il s’agit des
préoccupations des opérateurs économiques et en tant que Chambre de commerce,
nous devons comprendre le contexte dans lequel nous évoluons, en identifiant
les ressortissants nationaux et les opérateurs économiques étrangers qui
interagissent avec eux. Nous devons proposer des solutions pour maîtriser et
améliorer cette situation», a-t-il précisé.
Amadou GUEGUERE
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