Il triture allègrement
le verbe avec la richesse qu’offre la langue de Molière et exprime avec les
mots, la tristesse, la mélancolie et la
douleur de voir des êtres chers
passés de vie à trépas, mais fait aussi une mise en garde contre les graves dérives,
les tares de notre société, les complots contre notre pays et appelle à bâtir
une conscience nationale.
Le recueil de poème «Merci
ATT», est un hymne post-mortem à l’ancien président de la République, Amadou
Toumani Touré, dont il a été pendant très longtemps un collaborateur. Dans cet
ouvrage d’une soixantaine de pages, l’auteur résiste à grand-peine à la
tristesse, au chagrin, avant de craquer avec le putsch perpétré contre le “soldat
bâtisseur”, parti pour le grand voyage sans retour, dont les œuvres survivront,
à n’en pas douter, aux philippiques des prophètes de malheur.
Tout simplement,
le bilan de ce patriote est physique avec des réalisations comme les
infrastructures routières, de santé, les logements sociaux voire la grande
avancée que représente l’Assurance maladie obligatoire (Amo) en matière de
politique de protection sociale. Dans un entretien qu’il nous accordé, Harouna
Barry explique qu’ATT a été simplement un incompris. «Chaque fois qu’il pose un
acte, il oublie aussitôt et donne l’impression de n’avoir rien fait». Cet homme
avait le patriotisme chevillé au corps.
«Les larmes de mon cœur» est un recueil de poèmes élégiaques pour sa défunte épouse, Assetou Kanté, précocement rappelée à Dieu. Une épouse exemplaire qui incarnait les valeurs de notre société et les vertus d’une bonne mère de famille et dont les circonstances de la mort sont encore gravées dans le cerveau de l’écrivain qui n’arrive pas à faire le deuil de cet être cher. Harouna Barry couche dans ce recueil de poèmes la passion infinie qu’il gardera pour sa défunte épouse. Il fait aussi état d’une mélancolie indicible et d’une profonde affliction et rappelle l’impuissance de toute une famille face à la mort impitoyable.
GLORIEUX PASSÉ- Le recueil de
poèmes intitulé : «Un ange est mort» parle de la perte d’un jeune
enfant de l’écrivain d’à peine 3 ans (précisément 2 ans et 11 mois). Dans cet
ouvrage, le cœur de l’auteur éploré ne trouve que les mots comme parade contre
les impénétrables voies du seigneur, la douleur de voir une promesse d’avenir
s’efface par la faute d’un chauffard devant le jardin d’enfants de Boubacar
Niafo. L’auteur rappelle avec les mots qui conviennent dans cette élégie aussi
la nécessité de protéger la vie des enfants, ces êtres en devenir, surtout sur
le chemin de l’école. Il résume admirablement son chagrin : «je t’ai
envoyé apprendre et tu en es mort».
Dans «Mort où est donc ta victoire», l’écrivain se révolte contre les assassinats politiques, mais aussi de ceux qui se sont battus pour plus de justice, d’équité, de liberté et de démocratie. Il dénonce les répressions et rend doublement hommage aux victimes de ces barbaries, «aux martyrs qui ont souffert le martyre pour débarrasser le pays de Modibo Keïta de la dictature de Moussa Traoré» et à ses camarades de promotion ou compagnons de lutte dans le mouvement estudiantin au sein de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (Uneem) et de l’Association des scolaires maliens de Dakar (ASMD) qui se sont battus avec les seules armes à leur disposition (la conviction de voir la vérité triompher et la détermination de résister à l’injustice et à la honte) dans la quête de bien-être du peuple. Et aussi à des anonymes dont le combat fut aussi la quête de justice, de liberté, d’égalité, mais aussi de plus de fraternité et de solidarité.
«Je suis le Mali».
Ce recueil
de poème est une piqûre de rappel à la nécessité d’asseoir une conscience
nationale, mais aussi comme pour dire à nos compatriotes qu’il est bon de se référer
à notre glorieux passé, mais qu’il est aussi bon de se préoccuper de notre
devenir et de travailler à mettre en place une conscience nationale parce que
le Mali est éternel et le restera. C’est aussi un coup de gueule contre les
tares de notre société, contre les complots qui se trament contre notre pays,
contre les apatrides. L’auteur a une philosophie toute faite : «On ne peut
pas aimer un pays qu’on ne connaît pas, on ne peut pas aussi défendre un pays
qu’on n’aime pas». Pour lui, l’amour de la patrie repose sur un
triptyque : connaître son pays, l’aimer et le défendre.
Enfin, dans le dernier poème intitulé : «Diatribes et impossibles confessions», il brocarde avec une violente douceur (un oxymore) la volonté d’asservissement de notre peuple et de notre pays par le colonisateur. Les textes sont tellement bien travaillés, tellement châtiés qu’ils passent comme lettre à la poste sans que l’on se rende compte de la rage de l’écrivain contre l’irresponsabilité, contre les apatrides. Ce recueil se veut aussi «un coup de cœur pour le Mali libéré de la tutelle française». Les textes de Harouna Barry ne s’évaporent pas de l’esprit à la lecture. Ils sont tellement bien travaillés qu’ils restent gravés comme dans du marbre, celui de la constante réflexion sur le devenir de notre pays, de la nécessité de consolider une nation historiquement constituée.
Philosophe de formation à l’école normale supérieure (ENSup), Harouna Barry est un enseignant chercheur. Il fera aussi des études de sociologie en France, avant de poser ses valises à Dakar pour des études de communication. Ce communicant, comme les grands écrivains, sait dompter les mots et leur faire dire ce qu’il veut. Ses ouvrages sont des tranches de délice à déguster. Alors lecteurs, n’attendez plus de vous en procurer !
Brehima DOUMBIA
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