C’est à travers ces deux corridors que les opérateurs économiques de la Région de Gao ravitaillent les populations en produits de première nécessité (riz, farine, sucre, huile) et en hydrocarbures dont une quantité importante est acheminée vers Bamako.
À cause de l’insécurité, les compagnies de transports passent par Niamey au Niger pour rallier Gao. La fermeture des frontières est donc un coup dur pour les populations de Gao.
«Tout allait bien sur l’axe Gao-Niamey. Mais avec la fermeture des frontières, il faut craindre le pire. Nous souhaitons qu’une solution soit vite trouvée», exprme le chef d’agence de la compagnie Rimbo internationale, Abou Sofiane.
Albakaye est commerçant au grand marché de Gao. Il vend uniquement des produits importés de l’Algérie. Selon lui, ce pays voisin peut ravitailler les régions du nord en vivres et produits pétroliers en cette période difficile. «L’Algérie peut accorder de facilités pour transporter les denrées alimentaires afin de soulager les consommateurs», espère-t-il.
À l’établissement Gaakoye et frères, nous avons rencontré le gérant, Abdoul Kader Maiga. Il craint que les 50 camions chargés des produits de première nécessité au port de Lomé (Togo) en destination de Gao soient bloqués à cause de la fermeture des frontières. «Les stocks de céréales qui se trouvent dans nos magasins, peuvent tenir quelques mois», assure Abdoul Kader Maïga, ajoutant que la tonne du riz coûte 390.000 Fcfa dans son magasin.
À la direction régionale de la Douane de Gao, on apprend que les camions qui se trouvent dans la cour sont ceux de ravitaillement de la Minusma et de la Force Barkhane. Ils ont transité par le Niger.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
La ville de Kayes a été ravitaillée par une importante quantité de farine acheminée sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa), un ouf de soulagement pour les boulangers et pâtissiers confrontés à une baisse inquiétante des stocks depuis plusieurs jours..
Bani Touré, représentant de la grande famille Touré de Bamako, explique que Bamako était, à l’origine, une bourgade où vivaient à peine 500 âmes. « Bamako est devenue une grande ville, grâce aux bénédictions faites par les sept familles maraboutiques qui sont : Koromakan, Kallé, Haïd.
Communément appelé «Jumah missiri ba», l’édifice religieux peut accueillir jusqu’à 20.000 fidèles. Depuis son inauguration officielle, le 30 juillet 1976, il a connu quatre imams de la famille Kallé. Mais sa proximité avec le Grand marché l’a rendu très vulnérable au fil des année.
Trois forages ont été inaugurés hier à N’tabacoro. Au grand bonheur des habitants de ce quartier où l’eau est une denrée rare. Ces forages ont été officiellement mis en service par le conseiller spécial du Président de la Transition, Aguibou Dembélé, en présence du sous-préfet de B.
Le professionnalisme et l’engagement de notre collègue Makan Sissoko, dans le traitement des questions environnementales viennent d’être récompensés. Le journaliste de L’Essor a remporté le trophée de la première édition du Prix Éco-Champion du Mali 2026 dans la catégorie Presse écr.
«Avant, nous buvions l’eau du fleuve. Aujourd’hui, celui qui en boit finit à l’hôpital. » Dans la salle de conférence de l’Agence du Bassin du fleuve Niger (ABFN), ce témoignage de Kôkê Siminta résonne comme un avertissement. Derrière ces mots se dessine une réalité inquiétante .