C’est à travers ces deux corridors que les opérateurs économiques de la Région de Gao ravitaillent les populations en produits de première nécessité (riz, farine, sucre, huile) et en hydrocarbures dont une quantité importante est acheminée vers Bamako.
À cause de l’insécurité, les compagnies de transports passent par Niamey au Niger pour rallier Gao. La fermeture des frontières est donc un coup dur pour les populations de Gao.
«Tout allait bien sur l’axe Gao-Niamey. Mais avec la fermeture des frontières, il faut craindre le pire. Nous souhaitons qu’une solution soit vite trouvée», exprme le chef d’agence de la compagnie Rimbo internationale, Abou Sofiane.
Albakaye est commerçant au grand marché de Gao. Il vend uniquement des produits importés de l’Algérie. Selon lui, ce pays voisin peut ravitailler les régions du nord en vivres et produits pétroliers en cette période difficile. «L’Algérie peut accorder de facilités pour transporter les denrées alimentaires afin de soulager les consommateurs», espère-t-il.
À l’établissement Gaakoye et frères, nous avons rencontré le gérant, Abdoul Kader Maiga. Il craint que les 50 camions chargés des produits de première nécessité au port de Lomé (Togo) en destination de Gao soient bloqués à cause de la fermeture des frontières. «Les stocks de céréales qui se trouvent dans nos magasins, peuvent tenir quelques mois», assure Abdoul Kader Maïga, ajoutant que la tonne du riz coûte 390.000 Fcfa dans son magasin.
À la direction régionale de la Douane de Gao, on apprend que les camions qui se trouvent dans la cour sont ceux de ravitaillement de la Minusma et de la Force Barkhane. Ils ont transité par le Niger.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
Les participants au Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu du 3 au 6 juin à Bamako sous le thème « Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d'Afrique », ont adopté le samedi 6 juin 2026 l'« Appel de Bamako », un document stratégique plaidant pour une souveraineté narr.
Dans le cadre des travaux de la quatrième journée du Forum panafricain des médias (FOPAME), un panel consacré au thème « Médias et leadership féminin » a réuni, ce samedi 6 juin 2026, les professionnels des médias..
Les acteurs des médias et de la publicité africains ont appelé à une transformation profonde du modèle économique de la presse afin de faire face aux mutations technologiques, à la baisse des revenus publicitaires et aux difficultés structurelles du secteur..
Le développement de nouveaux formats audiovisuels, l’adoption de narratifs centrés sur les réalités africaines et le renforcement des capacités de vérification de l’information constituent des leviers essentiels pour construire une souveraineté informationnelle africaine, a déclaré jeud.
La formation des journalistes africains doit être renforcée et adaptée aux nouveaux défis de la guerre informationnelle afin de permettre au continent de produire ses propres récits et de réduire sa dépendance aux narratifs extérieurs, a déclaré jeudi Dr Fatoumata Fofana, Maître de confé.
Le journaliste Martin Faye, a appelé mercredi dans sa leçon inaugurale du FOPAME au CICB de Bamako à une transformation profonde du modèle économique et éditorial des médias africains, insistant sur la nécessité de renforcer leur souveraineté numérique..