Des milliers de pinasses et pirogues de Mopti et Tombouctou arrivent au quai de Gao
Ces
mesures destinées à réguler le trafic fluvial des pinasses et pirogues et
instituées par l’exécutif régional portent sur l’interdiction des pinasses de
circuler à partir 18 h. Ces embarcations légères peuvent circuler de 6 h du
matin à 18 h. Les mêmes mesures contraignent désormais les conducteurs de pinasses
à se doter de moyens de sauvetage (gilets et chambres à air) pour les passagers
et de disposer à bord d’un extincteur pour faire face à d’éventuel incendie.
Depuis
mercredi dernier, ces mesures sont entrées en vigueur et s’appliquent sans
restriction à l’ensemble des pinasses navigant les eaux du fleuve au niveau de
Gao. Le commandant du théâtre-Est et le commandant du secteur 1 veilleront au
respect strict de ces mesures prises, a fait savoir le gouverneur de la région.
Ces
mesures de sécurité de l’autorité régionale sont bien appréciées du président
de la Coopérative des transporteurs fluviaux de la Région de Gao, Abdoul Karim Abdourahamane Maïga. Mais il
estime que ces décisions sécuritaires ont été appliquées sans avoir donné un
délai butoir. Et de rappeler qu’il sera préférable de donner un temps maximum
pour passer l’information à tous les conducteurs de pinasses de Mopti à Gao.
Parce que, selon lui, il ne gère que les pinasses de la région, estimées à plus
d’une quarantaine au niveau de la coopération.
Alors que
des milliers de pinasses et pirogues de Mopti et Tombouctou arrivent au quai de
Gao et repartent sans avis, ajoute le président de la coopérative. L’autre
difficulté évoquée par Abdoul Karim Abdourahamane Maïga, c’est l’exigence
faites à toutes les pinasses de se doter d’extincteurs.
Pour lui, l’obtention
de ce matériel de lutte contre l’incendie se fait sur commande qu’il faut faire
à partir du Niger (un pays voisin). À le croire, cela peut prendre deux mois
alors que les décideurs exigent de chaque conducteur de pinasse d’être muni de
cet équipement, a souligné le président de la Coopérative des transporteurs
fluviaux de la région.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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