Ce montant est destiné à financer des investissements nécessaires à la croissance et au développement économiques
Le Mali veut lever 1.409 milliards de Fcfa dont 50 milliards
de bons infra-annuels sur le marché des titres de l’Union monétaire
ouest-africaine (Umoa) au titre de l’année 2023. Ce montant sera mobilisé à
travers 27 émissions de titres publics dont deux par syndication. Le calendrier
d’émissions de ces titres a été publié récemment, dans un hôtel, lors d’une cérémonie
présidée par le ministre de l’économie et des Finances, Alousséni Sanou.
Il
avait à ses côtés le directeur national du Trésor et de la comptabilité
publique, Boubacar Ben Bouillé, le directeur adjoint de l’Umoa-Titre chargé de
l’intérim, Banassi Ouattara et la présidente de l’Association professionnelle
des banques et établissements financiers du Mali (APBEF-Mali), Sidibé Aïssata
Koné.
Cette mobilisation de fonds vise à financer des
investissements nécessaires à la croissance et au développement économiques. Et
aussi assurer la couverture des besoins ponctuels de trésorerie de l’état
malien. La répartition du montant recherché, est faite par instrument en valeur
nominale : les bons du Trésor s’élèvent à 209 milliards Fcfa et les
obligations du Trésor se chiffrent à 1.200 milliards Fcfa.
En ce qui concerne les orientations budgétaires pour l’année
2023, elles portent, entre autres, sur les allocations de ressources aux
priorités du gouvernement retenues dans le Cadre stratégique pour la relance économique
et le développement durable (Credd 2019-2023). Cela, dans le but de créer les
conditions d’une transformation structurelle de l’économie. S’y ajoutent la
mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires du gouvernement de Transition
(PAPGT) 2022-2024 et la poursuite des investissements publics afin de pallier
le déficit en infrastructures surtout le désenclavement intérieur et extérieur
du pays.
« Grâce à ses efforts, le Trésor a mobilisé sur le marché financier régional près de 786 milliards de Fcfa pour la couverture des besoins de trésorerie et le financement des investissements structurants indispensables à la croissance et au développement économiques du Mali », a souligné le ministre de l’économie et des Finances. Pour ces résultats, Alousséni Sanou a remercié les agents de cette structure pour leur soutien constant aux efforts de développement du pays. Il a rappelé qu’il est important que le Trésor continue de soutenir le financement adéquat des besoins de l’état, pour une croissance soutenue et durable.
MEILLEUR INVESTISSEUR- Le directeur national du Trésor et de
la comptabilité publique, Boubacar Ben Bouillé, a invité tous les partenaires
et investisseurs du Mali, en particulier les banques, les établissements
financiers, les compagnies d’assurance et les organismes de sécurité sociale, à
une participation massive aux émissions des titres publics du Mali en 2023. Une
participation qui ne fera que renforcer davantage la confiance entre le Trésor
public et ses partenaires du marché financier régional.
En effet, Boubacar Ben Bouillé a rappelé que le calendrier
initial d’émissions de titres publics pour 2022, se chiffrait à 1.098 milliards
Fcfa. Mais à cause des sanctions imposées à notre pays par des organisations
sous-régionales, le Trésor n’a pas pu réaliser des émissions de titres publics
durant les sept premiers mois de l’année 2022. Conséquence : le montant
des émissions prévues dans le calendrier initial et non réalisées s’est établi à
705 milliards Fcfa.
Par contre, Boubacar Ben Bouillé s’est réjoui que grâce à
l’accompagnement des investisseurs, l’état du Mali a pu mobiliser des
ressources importantes après la levée des sanctions. Cependant, il a déploré
une participation très timide de certaines banques de la place aux émissions de
titres publics aussi bien en 2022 qu’en ce début de 2023. La présidente de l’APBEF a rassuré que les banques maliennes
vont apporter leur soutien au ministère de l’économie et des Finances dans cet
exercice de 2023.
À la fin de la cérémonie, trois banques de la place ont reçu des prix de meilleur investisseur sur les titres publics de l’année 2022. Il s’agit de la Banque malienne pour le développement (BDM-SA), la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) et la Banque nationale de développement Agricole (BNDA). Rappelons que le Trésor du Mali intervient depuis 2003 sur le marché financier régional avec une croissance régulière, en liaison avec les exigences de la mise en œuvre des politiques de développement et de réduction de la pauvreté.
Fadi CISSE
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