C'est le bon moment pour réaliser les travaux de curage avant que l'hivernage ne s'installe
Il est 12 h sur la voie principale qui mène du rond-point de l’Obélisque «Bougie Ba» à celui de «Kwame Nkrumah» dans la zone ACI 2000 en Commune IV du District de Bamako. Tout au long du boulevard, les cureurs font d’office : Habillés de gilets rouges, armés de pelles, ils nettoient les caniveaux. De gros tas d’immondices (des déchets solides mélangés à la boue), se forment dans leur sillage. «Nous sommes déployés par groupe. C’est un travail acharné qu’on fait avec beaucoup d’engagement», explique Nouhoun Traoré.
Cureur de son état, ce jeune de taille moyenne, teint un peu clair, est un saisonnier qui vient travailler en ville pendant la saison sèche. Pour lui et nombre de saisonniers, cette opération d’envergure de curage est du pain bénit. Ils comptent en tirer les derniers profits de leur séjour dans la capitale, avant de regagner leurs villages respectifs pour les travaux champêtres. «Après ce travail, beaucoup d’entre nous vont rentrer, car l’hivernage a pratiquement commencé», confie-t-il.
Sur la même voie, près de la Banque nationale de développement agricole (BNDA), la machine chargeuse pelleteuse est en train de rassembler les déchets sortis. Garba ne se plaint pas de difficultés majeures qui pourraient les empêcher de travailler. Chef de chantier à ce lieu, il fait remarquer que quand les équipes de curage passent, eux ils rassemblent les déchets pour faciliter le ramassage et l’évacuation des lieux. Le petit souci qu’il signale est de la part des usagers.
«Nous demandons à la population de respecter les consignes données, qui ne sont autres que les panneaux de signalisation pour déviation. La machine ne peut pas travailler étant donné que les usagers passent à ses proximités», se plaint-il. Et d’avouer que certains motocyclistes ont même l’audace de soulever le piquet avec la corde qui barre la route pour rentrer dans le périmètre de travail des pelleteuses. « Il faut qu’ils comprennent qu’on fait ce travail pour eux», sensibilise Garba.
AVANT L’HIVERNAGE-Dramane Ballo estime que c’est le bon moment de curer les caniveaux. La vraie prévention, c’est de faire les travaux avant que l’hivernage ne s’installe, dit-il. Ce riverain invite aussi les autorités à évacuer les déblais le plus vite possible «avant que la pluie ne vienne gâcher cette bonne action». Selon lui, le problème d’inondation de l’ACI 2000 est pire que dans certains quartiers populaires de Bamako. Il demande à la population de faire preuve de civisme en évitant certains comportements désagréables. À ces dits, les gens jettent à longueur de la journée des sachets, des bitons d’eau vide, des peaux de banane et orange, ou d’autres objets inutiles dans la circulation en conduisant. Parmi eux, il y en a qui doivent être des exemples à suivre dans la bonne conduite, mais ils ignorent leur responsabilité.
En plus des cureurs, les braves hommes et femmes de la Direction des services urbains de voirie et d’assainissement (Dsuva) étaient à l’œuvre dans la zone. Ces agents, qui travaillent d’arrache pieds tous les jours, sont déterminés à nettoyer les coins et recoins de notre capitale. Sous un soleil de plomb, habillés de gilets jaunes, des balais longs et des brouettes en main, ils étaient éparpillés sur les grandes artères à l’ACI 2000. Un camion ben venait enlever les déchets ramassés.
Dramane Ballo apprécie cette action de la Dsuva qui «réalise un travail exceptionnel en ce moment dans l’assainissement de la ville de Bamako ». Seulement, ce service manque un peu de moyens et de ressources humaines. «Je suis persuadé que ça ira dans le temps. J’appelle les autorités et tous ceux qui ont de bonne volonté à aider la Dsuva à renforcer sa capacité. Car personne ne viendra construire ce pays à notre place», lance-t-il.
Le chef d’équipe sur place, resté sous l’anonymat, demande à la population de comprendre leur travail qu’est la propreté de la ville.
L’Homme de service regrette que certains usagers soient incompréhensibles dans la circulation, et qui n’hésitent pas à lancer des propos déconnés à leur endroit. Aussi, ajoutera l’agent de la Dsuva, les collègues sont souvent exposés à des accidents de la part des imprudents. Mais le plus gros défi est que le Malien n’a pas encore compris ce qu’est la salubrité. «Rares sont ceux qui ne jettent pas des sachets ou d’autres emballages dans les rues et sur les goudrons. Il y a même des gens qui viennent déposer leurs ordures de concession au bord de la route», dénonce-t-il.
N'Famoro KEITA
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