Art et culture : La troupe don fête ses 35 ans

La troupe wassamba a animé la soirée

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Publié mardi 04 janvier 2022 à 08:01, mis à jour mardi 25 janvier 2022 à 10:01
Des navires de l’US Navy, de la marine chilienne, péruvienne, française et canadienne, lors d’un exercice dans l’océan Pacifique, en 2018.

1987–2021, cela fait 35 ans que deux jeunes sortants de l’Institut national des arts (INA) de Bamako ont eu la formidable idée de créer une troupe de danse et de théâtre dénommée en bambara : «Don» ou danse». Il s’agit de Mamadou Sidibé et Karim Togola. Après avoir créé et mis en scène de nombreuses œuvres, les deux jeunes talents ont également réussi à construire le Centre culturel Togola de Sabalibougou.

Le résultat est au-delà de toutes les espérances puisque des centaines de jeunes et artistes de ce quartier en particulier et de notre pays en général profitent de cette infrastructure et de l’expertise des deux créateurs de la troupe Don.


Pour célébrer ce 35è anniversaire, le duo avait décidé d’organiser un festival du 28 au 31 décembre dernier. La cérémonie d’ouverture de cette manifestation culturelle était présidée, mercredi dernier, par le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Bréhima Kamena, en présence notamment du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme et des troupes des 7 villages de la Commune de Koumantou dans la Région de Sikasso.

Le ministre Kamena insistera sur l’ancrage de la troupe Don et du Centre culturel Togola dans ce quartier, car ses promoteurs ont prouvé que la culture est un moyen de développement. Il rappellera que le gouvernement de Transition est pleinement engagé dans la promotion de notre patrimoine culturel.


Quant à Boubacar Hama Diaby, conseiller technique à la Primature et ancien coordinateur du Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées (PSIC), il a expliqué que le Centre culturel Togola est l’un des rares projets qui tient la route, depuis tant d’années.


À l’époque, le PSIC avait sélectionné ce projet sur la base de trois critères extrêmement intéressants. Il s’agit de sa capacité à valoriser le patrimoine culturel, de la proximité du projet avec les populations de Sabalibougou qui était dépourvu de lieu culturel. Enfin, il s’agit de savoir si le Centre culturel Togola allait être un lieu de formation des danseurs et des comédiens.

 Pour l’ancien coordinateur du PSIC, depuis 35 ans, le projet s’est révélé plus utile au quartier et en général à l’art et à la culture dans notre pays. La cérémonie a été marquée par des prestations de nombreuses troupes comme celle du Wassamba de Niamala. En effet, celle-ci joue deux types d’instruments que sont le wassamba ou le sistre de calebasse et la flûte. Elle donne une musique mélancolique qui est jouée lors de l’arrivée de nouveaux circoncis dans le village au petit matin.


Une musique qui réveille de douloureux souvenirs. Karim Togola expliquera que cette flûte n’est pas un instrument de réjouissance et donc ne peut être jouée par tout le monde. Ce sont les sages qui décident de la confier à des adultes qui ont fait montre de certaines qualités, notamment l’honnêteté et la discrétion.

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Une des œuvres expliquée aux visiteurs.