Amo : La suspension n’aura pas lieu

C’est avec un ouf de soulagement que les assurés ont accueilli la levée du mot d’ordre de suspension des prestations liées à l’Assurance maladie obligatoire (Amo).

Publié mercredi 01 mars 2023 à 06:18
Amo : La suspension n’aura pas lieu

Le Syndicat des pharmaciens d’officine privée (Synappo) et le Syndicat national des pharmaciens du Mali (Synapharm) avaient annoncé, le 14 février dernier, leur intention d’arrêter les prestations de ce régime à compter du 1er mars dans les officines et laboratoires d’analyses biomédicales privées. La mesure concernait l’étendue du territoire national et jusqu’à nouvel ordre si leur revendication n’était pas satisfaite.

Finalement, ils n’ont pas mis à exécution la menace du fait de l’engagement de la ministre de la Santé et du Développement social et du niveau de remboursement globalement satisfaisant des factures Amo. Ils demandent aux officines et laboratoires d’analyses conventionnées d’assurer les prestations Amo jusqu’à nouvel ordre et assurent que les factures en instance de paiement feront l’objet d’un suivi particulier. Les deux syndicats réclamaient le paiement intégral de toutes les factures échues, estimées à environ 6 milliards de Fcfa.

Selon le représentant du Synapharm, Dr Brahima Diarra, les pharmacies étaient dans l’incapacité de rendre disponibles certains produits nécessaires à la prise en charge des malades. Le syndicaliste exige le paiement des arriérés de 2022. Selon lui, le retard dans le paiement remonte à la mi-octobre pour certaines officines.

Or, la convention qui les lié à la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) stipule en ses articles 40 et 42 que les délais de paiement sont de 15 jours pour les pharmacies et 30 jours pour les laboratoires d’analyses biomédicales à partir du dépôt de la facture. Et d’ajouter que les officines préfinançaient l’Amo contrairement à la lettre et l’esprit des textes.

Fatoumata NAPHO

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