Les autorités
soutiennent les initiatives permettant de renforcer le parc industriel de notre
pays
Dans 28 mois, l’usine «Ciment
Sahel Mali SA» devrait voir le jour dans la Commune rurale de Béma, dans le
Cercle de Diéma (Région de Nioro du Sahel). La première pierre de cette unité
de production de ciment a été posée, jeudi dernier, par le ministre de
l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed.
C’était en présence de son
collègue des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré et du
ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social
chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés,
Oumarou Diarra.
«Ciment Sahel Mali SA» est
une initiative d’El Hadj Mohamed Sacko, président directeur général du Groupe
Sacko Holding SA. L’infrastructure sera réalisée pour un coût estimé à 488
milliards de Fcfa.
L’usine aura une capacité
installée de 4,5 millions tonnes par an, extensible à 6 millions. Dès le démarrage
des travaux, le projet généra 2.600 emplois, dont 600 permanents. Pour le
recrutement des ouvriers et autres, la priorité sera accordée aux riverains de
la nouvelle unité industrielle.
Les autorités ont toujours
soutenu les initiatives qui permettent de renforcer le parc industriel de notre
pays. Elles encouragent, particulièrement, la création de nouvelles unités de
transformation des minerais et du calcaire. Ainsi, le ministre de l’Industrie
et du Commerce ne pouvait que se réjouir du lancement de ce projet du Groupe
Sacko Holding.
«Cette cérémonie de pose de la première pierre témoigne de la
volonté des autorités de notre pays de mettre en œuvre la Politique de développement
industriel adoptée en mars 2010», selon Mahmoud Ould Mohamed. Il a salué la création
de cette usine de ciments de type Portland dont le promoteur, El Hadj Mohamed
Sacko, évolue dans les secteurs des mines et de l’électricité.
Une fois en activité, la
nouvelle cimenterie contribuera à l’accroissement de la production de ciment
dans notre pays, voire dans la sous-région. Ce qui réduira «considérablement le
niveau de dépendance du pays aux importations», a assuré le patron du département
en charge de l’Industrie. Aussi, l’unité industrielle apportera-t-elle une
valeur ajoutée et contribuera à minimiser la fuite des capitaux.
Pour sa part, le ministre des
Mines, de l’Énergie et de l’Eau a exprimé toute la gratitude de l’État et son
accompagnement à ce projet. «Nous nous réjouissons de voir que nous allons
produire du ciment et que cette production va se faire à travers l’extraction de
matière première qui se fait sur place», a salué Lamine Seydou Traoré. Il a
expliqué que la société va extraire le calcaire qui sera ensuite transformé en
clinker pour produire le ciment. D’habitude, a-t-il fait remarquer, les
promoteurs des usines de ciment importent le clinker.
Le Pdg du Groupe Sacko
Holding SA a souligné que la valeur ajoutée de l’usine est uniquement pour le
Mali. «Les emplois directs et indirects pour la première et la deuxième année
commencent par 1.000. Pour la troisième année, le nombre d’emplois passera de
5.000 à 10.000 à travers l’élargissement de la cimenterie. Le Ciment Sahel du
Mali va satisfaire le besoin total de notre pays», a promis El Hadj Mohamed
Sacko.
Envoyé spécial
Makan SISSOKO
Makan SISSOKO
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