D’emblée, le Général à la retraite a déclaré que dans le domaine de la défense et de la sécurité, tout le monde a sa partition à jouer. Parce que, a indiqué Yamoussa Camara, la sécurité désigne la protection et la préservation de l’ensemble des intérêts vitaux de la nation. Selon lui, cela comporte la défense de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité du territoire, de l’État et des institutions, la protection des personnes et de leurs biens. «Et c’est tout cela qu’on a mis ensemble sous le vocabulaire de sécurité nationale», a expliqué l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, avant de préciser que les mesures d’autodéfense et d’autoprotection sont complémentaires.
«Je voudrais également que les gens comprennent que les militaires ne peuvent pas faire grand-chose si la population civile ne se sent pas concernée», a-t-il dit, ajoutant qu’il faut avoir le réflexe de signaler les menaces pour que les militaires aient le temps nécessaire de se préparer pour venir, a exhorté le Général Yamoussa Camara. Selon lui, pour que les militaires puissent être efficaces, il faut utiliser les renseignements à temps. L’expert déplore que quand il y a problème, les gens disent que c’est l'affaire des militaires.
À propos des plans d’emploi, l’expert de la Commission estime que c’est la planification à froid. «Le jour où il y a une menace qui éclaterait, on voit parmi les plans qu’on a élaborés, quel est le plan qui s’adapte et se rapporte le plus à la situation que nous vivons», a-t-il clarifié. Pour l’ancien ministre chargé de la Défense, c’est différent de la planification de mise en œuvre que la Commission est en train de faire.
Le Général à la retraite Yamoussa Camara
Chaque pays a l’Armée qu’il mérite et dans l’élaboration de la stratégie nationale de sécurité, le Mali n’a retenu que trois fonctions stratégiques, a précisé Yamoussa Camara. Lesquelles sont relatives à la protection, la connaissance et l’anticipation ainsi que l’intervention. Le Général à la retraite conseille aussi le maillage du terrain.
Quant à Dr Marie-Thérèse Dansoko, elle s’est intéressée à l’aspect juridique de la Charte. Dans ce projet, elle dira que les forces vives ont relevé certains dysfonctionnements par rapport à notre justice. «C’est dans ce cadre que nous avons pris les devants pour traiter la justice de façon générale, tant dans sa bonne administration que sa saine distribution», a relevé l’universitaire. Elle a rassuré que les questions relatives à la lutte contre l’impunité ont été traitées.
Mais aussi, la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Dr Dansoko a indiqué qu’on ne peut parler de paix sans justice. Et vice-versa. La conférencière soutient que quand on parle de paix et de réconciliation, «la justice joue un rôle très important». Elle est persuadée que la justice constitue un des piliers pour notre pays en ce qui concerne la paix et la sécurité.
En parlant de prévention et de répression, Dr Marie-Thérèse Dansoko a affirmé que nous avons quelques bonnes pratiques au niveau de la justice à inclure dans la Charte. Parmi celles-ci, il y a la création ou la mise en place des cadres de concertation entre tous les acteurs œuvrant dans la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière. «La réconciliation, c’est un processus pour rassembler tout le monde. Cela n’empêche que, quand il y a des défaillances, des violations de la loi, la justice sévisse», argumente-t-elle.
Abordant la question de la justice transitionnelle, l’experte de la Commission a apprécié le rôle des autorités et légitimités traditionnelles au Mali. D’après Dr Marie-Thérèse Dansoko, il y a des conflits qui peuvent être réglés par nos autorités et légitimités traditionnelles sans que les protagonistes n’aillent devant la justice formelle.
Namory KOUYATE
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